Iota Ursae Majoris (ι UMa / ι Ursae Majoris), également nommée Talitha, est une étoile multiple de la constellation de la Grande Ourse. Elle est située à de la Terre.
Nomenclature, histoire et mythologie vignette|gauche|La figure de la série desالظباء قفزات Qafzāt al-Ẓibā’, « les Sauts de Gazelles », dans le ciel arabe traditionnel, tel que la décrit ᶜAbd al-Raḥmān al-Ṣūfī, 964. ι Ursae Majoris, latinisé , est la désignation de Bayer de l'étoile. Elle porte également la désignation de Flamsteed de .
Talitha est aujourd’hui le nom approuvé pour par l’Union astronomique internationale (UAI). C’est l’arabe ثانية Ṯāliṯa, littéralement « Troisième », troncation du nom الثانية القفزة al-Qafzat al- Ṯāliṯa, « le Troisième Saut », qui en peut se comprendre que si l’on se réfère à la série cène des الظباء قفزات Qafzāt al-Ẓibā’, « les Sauts de Gazelles », dans le ciel arabe traditionnel, tel qu’il est décrit par ᶜAbd al-Raḥmān al-Ṣūfī (964). On nomme ainsi, selon lui, les six étoiles situées sur les trois pieds de l’Ourse touchant le sol : ν et forment al-Ūla, soit « le Premier [Saut] », λ et al-Ṯāniyya, « le Second », et ι et « le Troisième », ce qui nous mène à . Chaque « Saut » ressemble à la trace du pied fendu des gazelles, et, toujours al-Ṣūfī donne à ce propos ce dicton arabe (ar/fr) Hans Karl Frederik Christian Schjellerup, Description des étoiles fixes composée au milieu du X siècle de notre ère par l'astronome persan Abd-al-Rahman Al-Sûfi. Traduction littérale de deux manuscrits arabes de la Bibliothèque royale de Copenhague et de la Bibliothèque impériale de Saint-Pétersbourg…, Saint-Pétersbourg : Eggers et Cie, 1874, repr. Fuat Sezgin, Islamic mathematics and Astronomy, vol. XXVI, Frankfurt am Main : Institut für Geschichte der arabisch-islamischen Wissenschaft an der Johann Wolfgang Goethe-Universität, 1997, pp. 58-59 (fr.), p. 60 (ar.). :
Le nom Talita est relevé pour par Richard Hinckley Allen. La série entière peut aussi s’appeler الغزلان قفزات Qafzāt al-Ġizlān’, un autre mot pour « Gazelles » Paul Kunitzsch, Untersuchungen zur Sternnomenklatur der Araber, Wiesbaden : O. Harrassowitz, 1961, pp. 90-91.Roland Laffitte, Le ciel des Arabes. Apport de l’uranographie arabe, Paris : Geuthner, 2012, pp. 112-113.. est donc nommée Talitha Borealis par rapport à , nommée Talitha Australis.
Alphikra [Borealis] est une autre nom attribué à . Par interversion des syllabes, قفزة Qafza’, « Saut », devient فقرة Fiqra, « Vertèbre », dans des catalogues tardifs comme dans les زيجِ سلطانی Zīğ-i Sulṭānī ou « Tables sultaniennes » d’Uluġ Bēg (1437)Roland Laffitte, Le ciel des Arabes…, op. cit., pp. 112-113., ce qui est à l’origine de noms de certaines étoiles de cette série, notamment Alphikra () ou El Phekrah. (λ et ).
a également été nommée Dnoces (« second » à l'envers) par Edward H. White II, un astronaute d'Apollo 1. Le nom fut inventé par son camarade astronaute Gus Grissom en tant que plaisanterie utileApollo 15 Lunar Surface Journal, Post-landing Activities, commentary at 105:11:33.
Caractéristiques principales Le système de Iota Ursae Majoris est composé de deux étoiles binaires. Les deux systèmes binaires orbitent l'un autour de l'autre selon une période calculée de et une excentricité élevée de 0,90. La séparation apparente entre les deux systèmes décroît rapidement à mesure qu'ils parcourent leurs orbites. En 1841, quand la composante B fut découverte, leur séparation était de , soit au moins . En 1971, leur séparation s'était réduite à , soit au moins . Le système a une forte probabilité d'être dynamiquement instable et pourrait être perturbé sur une échelle de temps d'un ordre de grandeur de .
La composante la plus brillante, désignée , est une étoile jaune-blanc de type spectral F0-, ce qui indique que son spectre montre des traits intermédiaires entre une étoile sur la séquence principale et une sous-géante plus évoluée. Sa magnitude apparente est de +3,14. C'est une binaire spectroscopique dont les composantes ont une période orbitale de () et une excentricité d'approximativement 0,6. Le compagnon n'a pas été directement observé, mais on pense qu'il pourrait s'agir d'une naine blanche d'une masse de .
L'autre binaire est composée des étoiles de et . Elles orbitent l'une autour de l'autre sur une période d'approximativement , et sont séparées par , soit au moins . Cette paire pourrait être la source de l'émission de rayons X détectés en provenance du système.
Notes et références
Liens externes
NightSky Friday: Rotanev, Derf, Navi, and other Backward Star Names – article de Space.com Alcyone ephemeris
Catégorie:Constellation de la Grande Ourse Catégorie:Système quadruple Catégorie:Binaire spectroscopique Catégorie:Étoile de type spectral FIV Catégorie:Étoile de type spectral FV Catégorie:Étoile de type spectral MV Ursae Majoris, Iota Ursae Majoris, 09 Catégorie:Objet du Bonner Durchmusterung 0331 076644 044127 3569 620/1 2083/4 12347/8