Le Football Club de Lyon, ou le Football Club Régates Lyonnaises entre 1899 et 1901, communément appelé le FC Lyon ou le FCL, est un club omnisports français fondé en 1893 par des élèves du lycée Ampère de Lyon. Ses couleurs sont traditionnellement le rouge et blanc.. Il fut le principal club sportif de l'agglomération au moins jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Avant celle-ci, il obtient ses principaux résultats avec son équipe de rugby à XV, championne de France en 1910, et avec son équipe masculine de football, qui atteint la finale de la Coupe de France 1918.
Après-guerre, son équipe féminine de basket-ball remporte une Coupe de France, son équipe masculine de hockey sur gazon remporte dix championnats de France consécutivement et son équipe féminine de football est quatre fois championne de France. L'histoire du FCL est enfin indissociable de la figure du « mousquetaire » Henri Cochet qui fut l'un des piliers du club et en particulier de sa section tennis.
Histoire vignette|gauche|Vue du lycée Ampère en 2009.|alt=Vue du lycée Ampère en 2009.
Le lycée Ampère crée son association sportive, l'Union Sportive du Lycée Ampère, en 1892.. Une épreuve nommée « lendit » est également créée et se déroule annuellement, au mois de mai, au Parc de la Tête d'Or. Elle consiste essentiellement en des épreuves d'athlétisme. C'est à la fin de l'édition 1893 du « lendit » que huit élèves du lycée décident de créer un club sportif non-affilié au lycée : il s'agit d'Auguste Audibert, Philippe Bertaud, Léo Carrière, Jules Chouvy, Victor DarniatVictor Darniat fut le premier président du club ainsi qu'international français de rugby à XV., Fournier, L. Pierroux et Charles Pinet..
vignette|upright|Vue de la rue du Bât-d'Argent, en novembre 2009.|alt=Vue de la rue du Bât-d'Argent.
Des activités s'organisent rapidement, et une douzaine de sportifs commence à pratiquer l'athlétisme et le football à Vassieux, un quartier de Caluire-et-Cuire. En raison de sa position excentrée, Vassieux est rapidement abandonné au profit du Parc de la Tête d'Or.. Le , les statuts du club sont déposés et le premier bureau est composé de Victor Darniat (premier président), Auguste Audibert (vice-président) et Jules Chouvy (trésorier). La première opposition sportive (connue) du club est le match de rugby qui l'oppose au Club pédestre de Lyon, le Le match de rugby du 25 mars 1894, remporté par le FCL sur le score de 14 à 0, a fait l'objet d'un article du journal suisse de L'Union Sportive de Genève.. Toutefois, les deux seules sections créées dès 1893 sont la section athlétisme et la section rugby à XV, et la section football n'est fondée qu'en 1896.. Le FC Lyon doit de nouveau changer de lieu d'exercice en 1894, car le Parc de la Tête d'Or accueille une exposition universelle, internationale et coloniale cette année-là. Le club s'établit alors quartier Saint-Clair, à proximité de la gare.
vignette|gauche|Environs de la gare Saint-Clair en 2007, où le FCL s'entraîna quelque temps en 1894.|alt=Les environs de la gare Saint-Clair en 2007.
Dès le , un second bureau est élu : Victor Romac à la présidence, Jean Burnichon à la vice-présidence, Victor Darniat devient secrétaire et Jules Chouvy est trésorier. Le , la section rugby à XV joue son premier match officiel face aux élèves du lycée Ampère, dans le cadre du championnat du Sud-EstLe match du 2 décembre 1894 se termine sur un score nul.. À la fin de l'année, le club omnisports compte quarante-quatre adhérents.. Jean Burnichon devient le président du club en 1895. C'est à son initiative. que la structure sportive du lycée Ampère et le FC Lyon adhèrent par la suite à l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques et sont conjointement à l'origine de la création du comité régional de cette organisation.. Sous l'égide de l'USFSA, le FC Lyon est le principal organisateur du premier championnat régional de vélocypédie. Le premier exemplaire du Bulletin mensuel du Football-Club de Lyon paraît le .. Ce bulletin disparaît en 1898., lorsque Jean Burnichon fonde un journal sportif régional, Lyon-Sport, qui traite toute l'actualité sportive régionale, dont celle du FCL en particulier. Le club se développe (il compte 99 membres actifs en 1899., année qui voit le renouvellement du mandat du président Burnichon) et absorbe le club d'aviron des Régates Lyonnaises pour devenir temporairement le FCRL (Football Club Régates Lyonnaises).
vignette|Monument aux morts en mémoire des sociétaires morts au cours des deux guerres mondiales. Le monument était initialement érigé au « Tir aux Pigeons » puis fut déplacé au stade Henri-Cochet à Caluire-et-Cuire. C'est une œuvre du sculpteur Robert BenoistLe sculpteur Robert Benoist est l'homonyme de Robert Benoist (1895 - 1944), pilote automobile et résistant français..|alt=Le monument aux morts du Football Club de Lyon.
Au début du , le siège du club déménage du Café de la Gaule, au 19 rue du Puits-Gaillot, vers le 12 de la rue du Bât-d'Argent.. Côté infrastructures, le club s'installe au lieu-dit du « Tir aux Pigeons », entre le Rhône et la digue de Grand-Camp, à proximité du futur campus de la Doua à Villeurbanne.. Le , le partenariat avec les Régates Lyonnaises s'achève et le FCRL redevient le FCL, l'intermède n'ayant duré que deux années.. Le président Burnichon abandonne subitement la présidence du club le pour rejoindre la direction du Racing Club de Lyon, qui vient d'être renommé en Lyon olympique universitaire. Après la création des sections patinage et hockey sur glace, le club gère la patinoire du Palais de glace, qui laisse place en 1909 au musée Guimet. Le premier gala de patinage artistique y est organisé le . En 1905, après avoir changé plusieurs fois de terrains d'entraînement, le FCL s'établit à Croix-Luizet.. Le , le FCL signe le bail de son nouveau stade : le stade de la Plaine, situé 306 route d'Heyrieux dans le quartier Monplaisir La Plaine.Coordonnées du quartier Monplaisir La Plaine : .. Outre, l'obtention d'un nouveau stade, l'année 1907 voit la création de la section hockey sur gazon.
En 1914, le club compte 600 licenciés, dont une partie est mobilisée dès le mois d'août.. La Première Guerre mondiale met entre parenthèses les activités du club, qui perdure néanmoins, notamment grâce à des lycéens du lycée Ampère ; par exemple, l'équipe de rugby à XV rencontre régulièrement le petit club local du CST. (Club sportif des Terreaux). Néanmoins, certaines activités sont interrompues : ainsi, le tennis ne reprend qu'en 1917.. Dès l'après-guerre, le FCL reprend ses quartiers dans ses deux lieux d'exercice privilégiés : le « Tir aux Pigeons » et la « route d'Heyrieux ».. Au printemps 1929, le club établit un partenariat avec le Lyon-Nautique-Club, ce qui lui permet de développer ses sections natation et water-polo.. Le club dépasse les la même année.. L'athlète Alexis Soulignac relance un journal du club qu'il baptise Rouge et blanc. Dans ce mensuel, il signe sous le pseudonyme Gnac. En 1930, une équipe féminine de basket-ball voit le jour..
200x150px
La décision d'abandonner l'aire sportive du « Tir aux Pigeons » est prise au début des années 1930.La salle de spectacles du Transbordeur se trouve (depuis 1989) à l'emplacement du « Tir aux Pigeons ».. En effet, les crues régulières du Rhône et la présence de moustiques durant l'été font du lieu un endroit peu propice à la pratique sportive. Parmi les différents lieux de l'agglomération susceptibles d'accueillir les nouvelles installations se distingue un terrain situé au nord de La Croix-Rousse, à proximité du fort de Caluire.. C'est ce lieu qui est finalement choisi pour accueillir les installations qui seront réunies sous la dénomination de « Stade Henri-Cochet ».. Au printemps 1934, le « Tir aux Pigeons » est définitivement abandonné et le stade Henri-Cochet est inauguré en présence du maire de Lyon Édouard Herriot.. Le premier championnat du monde professionnel de tennis (Lyon Pro Championships) y est organisé du 14 au . Le tournoi est remporté par Bill Tilden, qui bat le Lyonnais Henri Cochet en finale. Le , une cérémonie se déroule au stade Henri-Cochet devant le monument aux morts conçu en 1921 par Robert Benoist et qui vient tout juste d'être déplacé depuis le « Tir aux Pigeons »..
Lorsque la Seconde Guerre mondiale survient, les activités du club sont pour le moins réduites. Elles se résument essentiellement à la participation de ses meilleurs athlètes, comme Paul Messner ou comme Janine Trolliet (sur 150 mètres), à quelques meetings. En 1945, quand il s'agit de « relancer » les activités du club, l'état des finances ne permet pas de conserver toutes les sections sportives. Des discussions en interne aboutissent à la dissolution de la section de rugby à XV, ainsi qu'à la création d'une section de rugby à XIII nommée « Football Club de Lyon XIII ». Après la Seconde Guerre mondiale, l'équipe de football tombe dans un relatif anonymat, la notoriété du club étant essentiellement assurée par ses équipes de hockey sur gazon, celle de basket-ball féminin et par la grande vitalité de la section tennis, hôte par exemple d'un tour de Coupe Davis en 1957.
Historique du logo
Principales sections sportives Athlétisme vignette|Ménard en action, au championnat de France 1926.|alt=Photographie du sauteur en hauteur Ménard, en action.
L'athlétisme est l'une des deux premières sections à avoir été créées en 1893. L'histoire de club est agrémentée de plusieurs titres de champion de France. : de Georges Vuillermet (au disque en 1897 puis au saut à la perche en 1899), en passant par Jean Barioz ( mètres et mètres steeple, en 1907), Alexis Soulignac (100 mètres en 1914 et 1918), Charles Robert (marathon en 1921), Claude Ménard (saut en hauteur en 1926, 1927, 1929 et 1930), Pierre Guttin (400 mètres haies en 1934), Étienne Bally (sur 100 mètres et 200 mètres, entre 1946 et 1950), jusqu'à Paul Messner en cross-country en 1946 et 1947. Le grand champion du club reste Étienne Bally qui fut plusieurs fois champion de France, recordman de France du 100 et 200 mètres, mais surtout champion d'Europe du 100 mètres en 1950.
En 1907, Jean Barioz bat le record de France de steeple en . lors de l'épreuve (qu'il remporte) aux championnats de France. Lors de ces mêmes championnats, il devient également champion de France du 10 000 mètres en .. le club obtient un certain nombre de résultats d'envergure : Alexis Soulignac est champion de France du 100 mètres en 1918 ; Charles Robert devient, lui, champion de France du marathon le , en . ; Claude Ménard remporte quatre titres de champion de France en cinq ans, en saut en hauteur (entre 1926 et 1930). Il remporte également une médaille de bronze aux Jeux olympiques d'été de 1928. Le , Alexis Soulignac représente le club au critérium de France d'athlétisme : il remporte le 100 mètres et se classe second au saut en hauteur.. Fin 1934, Pierre Guttin devient champion de France du 400 mètres haies.. La fin des années 1940 voit également l'obtention de bons résultats par les athlètes du club, notamment Étienne Bally et Paul Messner..
Basket-ball
La section basket-ball fut essentiellement féminine. Toutefois, une équipe masculine est parvenue à se hisser en première division à l'issue de la saison 1951 (l'équipe y reste une seule saison) puis à l'issue de la saison 1956. En 1957, le club décide, pour raisons budgétaires, la dissolution de l'équipe masculine.. En 1960, l'équipe féminine de basket-ball parvient à remporter la Coupe de France., en battant le PUC en finale. La section féminine a également obtenu de bons résultats en cadette et en juniors. Ainsi elle a été championne de France cadette en 1971, 1972, 1973, 1975 et 1977, et championne de France junior en 1973 et 1975.
À noter que plusieurs joueuses du FC Lyon ont été internationales au cours de leurs carrières respectives.. La section féminine a fusionné avec l'Amicale Laïque Gerland Mouche pour former l'Union Lyon Basket Féminin, en 2000.
Football