Le Royal Picardy est un très grand hôtel de luxe au , construit en 1929 sur les plans des architectes Louis Debrouwer et Pierre Drobecq et détruit à la fin des années 1960.
Avec ses , et boudoirs, il est décrit à l'époque comme . Le lycée hôtelier du Touquet-Paris-Plage a été construit à l'emplacement qu'il occupait.
Historique Appellation Le nom de Royal Picardy, dans la forme anglicisée de Royal Picardie, a été choisi en souvenir du régiment Colonel-Général sous Louis XIV, devenu par la suite d'infanterie de ligne.
Construction Le bâtiment est construit en 1929 sur les plans des architectes Louis Debrouwer et Pierre DrobecqDessin de Pierre Drobecq - perspective d'une façade latérale du Royal Picardy..
Cet hôtel, classé « hors classe », du Touquet-Paris-Plage, fait partie des sept grands hôtels de cette catégorie en activité avant la Seconde Guerre mondiale, les autres sont le Grand-Hôtel, l'Hermitage-Hôtel, l'hôtel du Golf, l'hôtel des Anglais, l'Atlantic Hôtel et l'hôtel Westminster; seul ce dernier hôtel est toujours en activité..
« Nec pluribus impar », la devise de Louis , qui peut se traduire par « Supérieur à tout le monde », orne le pignon de l'entrée principale de l'hôtel. Il est vrai que nombre de superlatifs ont été utilisés pour le décrire : « le plus bel hôtel du monde »Le Touquet RetroIl y a 80 ans, un hôtel de légende prenait forme au Touquet - La Voix du Nord - 28 mars 2009 - Ludovic Vasseur. ou le plus grand d'Europe..
Prévu pour le ., le Royal Picardy est inauguré douze jours plus tard, le .. L'établissement tombe en faillite dès 1931 ; à la suite de la crise de 1929, Deauville lui est préféré. Par adjudication du , il est mis en vente, mise à prix de l'hôtel et mise à prix du restaurant et du bar ..
Fermeture Le Royal Picardy est très endommagé par des bombardements alliés, de mai jusqu'au . Sa reconstruction et sa réouverture en cette dure période d'après guerre ne semblent pas évidente. Une occasion se présente par l'utilisation des dommages de guerre, et d'un financement complémentaire, provenant de l'aide américaine, dite Plan Marshall : l'association France États-Unis projette la transformation de l'hôtel en un collège international d'enseignement secondaire qui prendra, avec l'accord écrit de sa veuve, le nom du président mort Franklin D. Roosevelt. Cet établissement permettra la sédentarisation et l'intégration des soldats américains, désireux de rester en Europe, et leur délivrera un diplôme équivalent aux diplômes américains. Mais la population touquettoise n'est pas encore psychologiquement prête à voir disparaître l'un des fleurons de son économie touristique. Et les autorités font échouer le projet en contre-proposant d'implanter l'établissement au Nœud Vincent.
Démolition thumb|gauche|Bloc de pierre, vestige de l'hôtel portant les noms des deux architectes. Finalement, le Royal Picardy est fermé définitivement en 1951, la société propriétaire n'ayant jamais touché les dommages de guerre. La ville fait l'acquisition de l'hôtel en 1967. Il est démoli en 1968 et à son emplacement est construit le lycée hôtelier dont les premiers élèves sont accueillis le . La BBC y tourne un film qui lui est consacré avant qu'il ne soit détruitJournal municipal Le Touquet Magazine, janvier 1996, .. Ses ruines sont ensuite utilisées pour remblayer le futur lotissement de « Mayvillage », situé avenue François-Godin.
Caractéristiques Architecture La construction est de style renaissance anglaise.
Le Royal Picardy, bâtiment de , avait neuf étages, faisait de haut et comportait (toutes différentes, toutes avec salle de bains), de dont certains avec piscine, et boudoirs. Il était équipé d'une piscine ozonée de à eau traitée et chauffée, d'une salle de culture physique, d'un hammam, d'un golf miniature, d'un terrain de squash, et du téléphone dans toutes les chambres et salons. Son garage, avec boxes privés, pouvait accueillir . Il était entouré d'un parc de .
La construction de cet énorme bâtiment, qui est un véritable tour de force, a débuté le , et s'est interrompu deux fois (pour cause d'intempéries et de grève des ouvriers), ce qui donne sept mois de construction. , représentant , y travaillent. Chaque jour, on coule de ciment et le , l'hôtel accueille les clients des , l'ouverture complète n'est effective qu'en .
Décoration intérieure Parties communes La peintre orientaliste calaisienne Jeanne ThilÉvocation de Jeanne Thil. représente, en quatre fresques de chacune, les hauts faits du régiment qui donne son nom à l'hôtelÉdith et Yves De Gueeter, Images du Touquet-Paris-Plage, juin 1987, 129.
Les salles de réception sont somptueusement décorées comme en témoignent les illustrations de 1930 :
Appartements Le palace, destiné à une clientèle essentiellement anglaise, apparaît comme une immense demeure seigneuriale de l'époque de la renaissance anglaise, teintée de goût normand.
Chacun des grands appartements comporte une chambre de maître, un somptueux salon, une salle de bains - piscine, un office pour le service du repas dans la chambre même, une chambre de dame de compagnie ou de valet de chambreÉdith et Yves De Gueeter, Images du Touquet-Paris-Plage, juin 1987, 128. Toutes les pièces sont tendues de cretonne glacée.
Dans la fiction L'intrigue du roman Un palais dans les dunes (Presses de la Cité, ) d'Annie Degroote est centrée sur le Royal PicardyRevue d'Un palais dans les dunes.
Pour approfondir
Articles connexes Principaux architectes du Touquet-Paris-Plage Principaux entrepreneurs de Paris-Plage et du Touquet-Paris-Plage Principaux hôtels de Paris-Plage et du Touquet-Paris-Plage Principaux fondateurs du Touquet-Paris-Plage Dictionnaire des rues du Touquet-Paris-Plage
Liens externes
Dessin de Pierre Drobecq - perspective d'une façade latérale du Royal Picardy Site consacré au Royal Picardy Le Royal Picardy en cartes postales
Notes et références Ouvrages
Autres sources
Catégorie:Hôtel au Touquet-Paris-Plage Catégorie:Bâtiment détruit en France