Jemeppe-sur-Sambre (en wallon Djimepe-so-Sambe) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Namur, ainsi qu'une localité où siège son administration.

Toponymie

Géographie

Le village de Jemeppe se trouve à la confluence de l'Orneau et de l'ancien cours de la Sambre.

L'altitude minimale. de la commune est relevée au début du bras de la vieille Sambre dans le zoning de Mornimont avec 84 m, l'altitude maximale étant de 206 m en haut de la rue du Rabot également à Mornimont, suivie de 190 m relevée à la rue Haute à Spy.

Sections

D'une superficie totale de , la commune englobe les sections suivantes:

# Nom Superficie(km²) Habitants(2025) Habitantspar km² Code INS 1 Jemeppe-sur-Sambre 9,06 6.190 683 92140A 2 Balâtre 4,31 629 146 92140B 3 Saint-Martin 3,96 569 144 92140C 4 Onoz 1,95 288 148 92140D 5 Spy 13,29 4.230 318 92140E 6 Moustier-sur-Sambre 5,09 2.725 535 92140F 7 Mornimont 2,94 1.131 385 92140G 8 Ham-sur-Sambre 6,35 3.462 545 92140H

Communes limitrophes

Démographie

Démographie: Avant la fusion des communes

Source: DGS recensements population

Démographie : Commune fusionnée

En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante :

Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées. Source: DGS , de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvierhttps://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK

+ AnnéePopulationÉvolution 1992=index 1001992100,0199399,71994100,0199599,6199699,4199799,71998100,01999100,52000101,32001101,42002102,22003102,42004103,42005104,22006104,02007104,42008105,02009105,52010106,52011106,92012107,82013108,52014108,32015108,82016109,72017109,82018110,32019110,92020110,42021110,92022110,72023111,32024111,12025111,12026111,2

Histoire

Antiquité et époque médiévale D'abord graphiée Gamapio en 751, puis Gamaches (1065) (forme picarde, cf. Gamaches), Gammappio (1122), Gimeppe (1209), Jimepia (1212) et enfin Gymeppe-sor-Sambre en 1270, Jemeppe-sur-Sambre devra attendre le pour qu'une orthographe soit fixée et obtenir son nom définitifGallica, la revue Confluent, R.Delooz, Jean Fichefet.

La commune fut occupée dès le paléolithique, comme le montrent les restes humains retrouvés dans la grotte de Spy, soit avant notre ère. C'est ensuite à l'âge du fer que les indices mènent dans la zone de Froidmont, puis sous le règne de Pépin le bref au , Moustier tournera une page de son histoire avec le don de l'actuelle place communale à une abbaye de femmes. Suivit un monastère qui, par déformation, lui donnera son nom, Moustier étant un doublet du mot moderne monastère.

Temps Modernes L'agriculture de la région donnait blé, avoine, épeautre, lin, puis pomme de terre (1770) et même un vignoble (1649). Les moulins du Goyet et d'Onoz assuraient aux céréales une croissance idéale.

La Sambre proche a de tout temps été un atout commercial et la route Namur-Mons assurait un passage et un apport en ressources. Mais aussi l'export de l'extraction du grès et du calcaire des communes de Spy en 1336, Balâtre en 1340 et Onoz vers 1700. Bois de chauffage, charbon, fer et houille furent également extraits en masse aux .

Au En plus de ses voies naturelles de transport, en 1828 vont se développer dans toute la vallée de la Sambre les chemins de fer. Ainsi passeront par nos communes encore distinctes la voie ferrée Charleroi-Namur en 1843, puis la ligne Jemeppe-Gembloux le long de l'Orneau en 1877. Aujourd'hui, ne sont plus desservies que les gares de Jemeppe et de Moustier, Ham ne possédant que deux quais et deux abris en mauvais état et la gare de Jemeppe-Froidmont n'étant plus desservie depuis plusieurs dizaines d'années.

Avec l'industrialisation et l'arrivée des usines Solvay (1898) et l'ouverture d'une glacerie à Moustier (1883) qui deviendra Glaverbel (1931), puis beaucoup plus tard (2007) AGC Flatglass, la population de la région va se diversifier et fortement augmenter, puisque la croissance n'atteindra pas moins de 220 % entre 1846 et 1970Information rassemblées par Mr J. Fichefet.

Au

Entre Jemeppe-sur-Sambre et Moustier, le cours de la Sambre canalisée est rectifié au milieu des années 1960 avec la création d'une profonde tranchée entre Jemeppe-sur-Sambre et Ham-sur-Sambre. Ce changement du cours de la Sambre devait à la fois faciliter le transit fluvial et limiter les inondations en période de crue.. Le cours primitif de la Sambre, appelé "Vieille Sambre" n'a été qu'en partie comblé, il en subsiste une série d'étangs. Un haut pont routier, utilisé par la N923, franchit cette tranchée.

L'invasion allemande de 1914 Lors de la Première Guerre mondiale, dans le cadre du plan Schlieffen, l'armée allemande avait pour objectif de vaincre rapidement la France afin de concentrer ensuite ses forces contre la Russie.. En pénétrant dans le territoire belge, les soldats se livrèrent à des atrocités à l'encontre des populations civiles : les cas de Jemeppe-Sur-Sambre, bien que non représentatif de l'horreur que vécurent certaines « villes-martyrs » comme Andenne ou Tamines, est un bon exemple des crimes commis à petite échelle par certains régiments de l'armée allemande.

Le 21 août 1914, dès 7 heures du matin, les premiers éclaireurs allemands arrivent sur les hauteurs nord de Jemeppe. Jusqu'à midi, ils avancent vers le « «Bois carré », à l'ouest de la ville, où ils creusent des tranchées. Dans l'après-midi, alors que les soldats allemands de plus en plus nombreux sont engagés sur la route de Ham, ils sont arrêtes par une fusillade, provenant du pont de Ham où les derniers soldats français s'étaient repliés peu avant leur arrivéeDELOOZ, R., Jemeppe-sur-Sambre, Saint-Martin, Balâtre et Onoz, Lonzée, 2002, .. Cet épisode pourrait être considéré comme un des facteurs qui ont augmenté la nervosité des soldats, élément expliquant en partie les crimes commis par ces derniers à Andenne, ou Spontin, et peut-être également à Jemeppe-Sur-Sambre.

Vers 14 heures, plusieurs milliers de détachements allemands arrivent au centre du village de Jemeppe. Sur la route, ils demandent à un homme s'il reste des Français dans le village : sa réponse est négative. Ils l'obligent ensuite à se joindre à d'autres civils qu'ils ont capturés comme otages. Une fois arrivés sur la voie ferrée, éclate une fusillade dirigée par les Français. Firmin Dussart, l'homme à qui ils avaient demandé des informations, est dès-lors considéré comme un traître et est condamné à mort après être comparu devant un conseil de guerre, tenu sur la place communale. Il sera fusillé le lendemain..

Débouchant sur la place communale, les Allemands capturent également le curé (l'abbé Gillain), l'accusant d'avoir tiré, et après avoir fouillé sa demeure, l'emmènent avec eux et s'en servent comme bouclier humain.

Les otages sont emmenés d'abord au cimetière, alors que les Français tiraillent du pont de Ham. Là, ils sont rejoints par d'autres groupes de prisonniers venus des villages avoisinants. Disposés en ligne et exposés aux tirs français, ils sont ensuite conduits dans une maison où ils peuvent s'asseoir. Un deuxième groupe d'une trentaine d'otages est concentré dans un pré vers 17 heures, mais tous ses membres seront relâchées la nuit venue. Les combats s’enchaînent tout au long de la journée pour tenter de soustraire aux Français le pont de Ham, sans succès : vers 20 heures, ceux-ci cessent. Les otages passent la nuit dans des conditions horribles, enfermées à 150 dans une pièce de 33 mètres carrés et sans avoir la possibilité de sortir, ni même de s'allonger. Après avoir utilisé les otages aux mêmes escients que le jour précédent, les soldats allemands les emmenèrent à la gare de Froidmont. Le lendemain, après avoir pillé une grande partie des maisons des environs, ils poursuivent vers Ham, et peuvent passer le pont à la suite du repli des Français. Obligeant les prisonniers à les suivre jusque Nèvremont, ils les libèrent après avoir constaté que les Français s'étaient à nouveau repliés.

Au cours des journées de vendredi 21, samedi 22 et dimanche 23 août, ont été recensées 11 victimes civiles. Outre Firmin Dussart, accusé de traîtrise et fusillé, d'autres civils ont été tués, sans procès, pour avoir résisté de quelques manières aux soldats allemands. Selon certains témoins, comme Me Gennart-Mercier, la sœur d'une des victimes, les soldats se seraient parfois acharnés sur les cadavres par des coups de baïonnette. Ont été recensés 14 maisons incendiées., les soldats interdisant aux civils de s'approcher pour éteindre les flammes. À la demande des frères Lanzony, dont la maison fut brûlée alors qu'ils étaient pris en otage avec les autres, un sergent allemand – qui parlait wallon – aurait expliqué que ces incendies servaient à « indiquer au reste de l'armée l'endroit où [ils étaient] arrivés ». Enfin, environ 180 personnes ont été prises en otage du 21 au 23 août 1914, et ont été utilisées comme bouclier humain pour permettre aux troupes allemandes de passer le pont de la Sambre« Jemeppe-Sur-Sambre » dans DE SEYN, E., Dictionnaire historique et géographique des communes belges : histoire, géographie, archéologie, topographie, hypsométrie, administration, industrie, commerce etc., t..1, Bruxelles, 1933 .CERRA, L.-F., Travail réalisé dans le cadre du cours de communication orale d'un savoir historique. Jemeppe-Sur-Sambre et Mettet : les atrocités allemandes commises en août 1914, Université de Namur, 2016 [Travail partiel de fin d'unité]..

Seconde Guerre mondiale Pendant l'été de 1944, la Mission Marathon était chargée d'héberger des aviateurs alliés dans la forêt d'Ardenne. Plusieurs de ces aviateurs abattus en territoire occupé ont été amenés de Bruxelles vers Namur à vélo. Accompagnés par un guide, cycliste comme eux, ils suivaient un itinéraire passant par Nil-Saint-Vincent. Sur cet itinéraire, ils trouvaient du repos et du ravitaillement à la Ferme du Fayat, sur le territoire de la commune de Jemeppe-sur-Sambre. Ils poursuivaient alors leur périple jusqu'à Spy où ils pouvaient passer la nuit. Le lendemain, ils étaient pris en charge par des guides namurois, avant de continuer leur périple vers les camps en Ardenne : Beffe, Acremont, Porcheresse (Daverdisse), La Cornette (Bouillon), Villance et Bohan Maurice PETIT, Marathon en Ardenne. L’audacieuse mission de protection d’aviateurs alliés en 1944, Famenne & Art Museum, avec le soutien d’ARA LUXNAM, 2018, 200 pages, .

Héraldique

Politique et administration

Conseil et collège communal 2024-2030

Ci-dessous, le tableau des résultats des élections communales de 2024.

PartiVoix (2024)Voix (2018)% (2024)% (2018)+/-Sièges+/-CollègeECOLO 726 - 6,24% - 0.0 % 0.0PS 4.068 2.665 34,97% 22,29% 12.68 % 5.0JEM 5.785 6.516 49,72% 54,50% 4.78 % 2.0AC! 1.055 - 9,07% - 0.0 % 1.0DéFI - 958 - 8,01% 0.0 % 1.0Liste Mayeur - 1.818 - 15,20% 0.0 % 3.0Total % %

Collège communal Bourgmestre Vincent Vanrossomme Jemeppe Ensemble Maintenant échevin Axel Cambron Les Engagés - Jemeppe Ensemble Maintenant échevine Jean-Louis Glorieux Jemeppe Ensemble Maintenant échevine Justine Honnay Jemeppe Ensemble Maintenant échevin Sylvianne Maes Jemeppe Ensemble Maintenant échevine Céline Moureaux Jemeppe Ensemble Maintenant Président du CPAS José Delvaux Les Engagés - Jemeppe Ensemble Maintenant

Liste des bourgmestres de 1830 à aujourd'hui

Patrimoine, curiosités et vie culturelle vignette|gauche|upright=1.2|La grotte de Spy.

Patrimoine architectural L’église Saint-Martin, construite en 1842 dans un style néo-gothique par l’architecte Suys.