Charles-André Balland, né le à Sainte-Hélène (généralité de Nancy, actuel département des Vosges), mort le à Paris (ancien 7e arrondissement), est un homme politique de la Révolution française.

Entre 1792 et 1797, il est député des Vosges à la Convention nationale, où il vote la détention de Louis XVI, et au Conseil des Cinq-Cents.

Biographie Sous l'Ancien régime, Charles-André Balland est curateur au bailliage de Bruyères.

Suppléant à la Législative La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791. Le même mois, Charles-André Balland, alors procureur-syndic du district de Bruyères, est élu député suppléant du département des Vosges, le troisième et dernier, à l'Assemblée nationale législative. Il n'est cependant pas appelé à siéger.

Mandat à la Convention La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En , Charles-André Balland est réélu député suppléant des Vosges, le premier sur trois, à la Convention nationale. Il est appelé à siéger dès le début de la séance à la faveur du désistement de François de Neufchâteau.

Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la détention ; il est absent lors du scrutin sur l'appel au peuple et se prononce en faveur du sursis à l'exécution de la peine : Louis Capet est convaincu des plus grands parjures, ainsi que de conspiration contre la liberté et d'attentat contre la sûreté nationale : il n'a pas accepté sincèrement la Constitution, dont, par conséquent, il ne peut se prévaloir [...].

[...] je vote pour la détention de Louis Capet : sauf à le bannir de à perpétuité, sous la condition d'une paix avantageuse, ou à prononcer sa mort si le peuple souverain ou quelques circonstances décisives le demandent. Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze.

Son action politique est modeste et Antoine-Vincent Arnaud le définit ainsi :

Son action et ses interventions sont surtout remarquables dans le domaine économique puisqu'il fait partie de la commission des finances. Ses travaux Projet de Banque nationale visant à diminuer beaucoup et promptement la masse des assignats en circulation ainsi que le prix des denrées et des marchandises du et Observations contre la loterie et tontine en faveur de la banque nationale du sont les plus connus.

Il est de nouveau élu au Conseil des Cinq-Cents et intègre une fois encore la commission des finances.

On lui offre en 1800 un siège au tribunal d'appel de Nancy mais il décline cette offre. Sa vie est désormais à Paris où il meurt le .

Notes et références

Annexes Sources Galerie historique des contemporaines, Pierre Louis Pascal de Jullian, 1822 Dictionnaire historique : ou, Biographie universelle des hommes…, François-Xavier Feller, ed. E. Houdaille, 1836 site de l'Assemblée nationale, biographies Le Grand Livre des élus vosgiens, 1791-2003, Bertrand Munier, ed. Gérard Louis, 2003 .

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