Chassieu est une commune française située en métropole de Lyon en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle constitue une commune de la couronne périurbaine à l'est de la ville centre.

Ses habitants sont appelés les Chasselands..

Géographie Situation Chassieu est située à à l'est de Lyon. Elle est sur la couronne périurbaine et fait partie des communes dites de l'Est lyonnais.

Communes limitrophes

Lieux-dits et écarts Les Sept Chemins que la commune partage avec Bron, Vaulx-en-Velin et Décines-Charpieu. Les Roberdières. La Cité Ribaud.

Relief vignette|150px|Château d'eau sur le mont Saint-Paul. L'altitude de la commune varie de aux Sept Chemins à sur le mont Saint-Paul, qui correspond à la vieille ville.

Hydrographie La commune est située au-dessus d'une nappe phréatique riche d'un large stock d'eau douce. La nappe principale est en relation au sud de Genas avec celle du couloir de Meyzieu. L’ensemble de ce vaste système aquifère est alimenté par les infiltrations consécutives aux précipitations sur l’ensemble de la région (la limite est au niveau des collines de Grenay, Pusignan et au sud, au long de la colline de Bron à Saint-Bonnet-de-Mure).

Géologie Le sous-sol de Chassieu est connu grâce aux forages réalisés au début du dans l’Est Lyonnais dont l’objectif était la recherche de charbon. Ainsi, on trouve sur les 20 premiers mètres, des sables et des graviers d’origine fluvio-glaciaire (datant de la glaciation de Würm). Puis sur les suivant, des argiles et moraines d’origine glacio-morainique, datant du Pléistocène. Il s’ensuit des sables du Serravallien de 30 à de profondeur, des roches détritiques et conglomérats datant de l’Oligocène de 180 à , des marnes calcaires du Bajocien de 230 à , des roches du Lias de 300 à , des roches du Trias de 460 à et enfin du charbon houiller datant du Stéphanien entre 520 et . Au-delà de cette profondeur se trouve le socle cristallin..

Le charbon ne fut jamais exploité pour des raisons de rentabilité.

Climat Chassieu possède un climat de type semi-continental, à l'origine plutôt Cfb sur la classification de Köppen ("climat tempéré chaud, sans saison sèche, à été tempéré") mais évoluant, à cause du réchauffement climatique, vers un climat plutôt Cfa ("climat tempéré chaud, sans saison sèche, à été chaud" ou "climat subtropical humide"), dans lequel les précipitations sont plus importantes en été (dues principalement aux orages relativement fréquents : 28,2 jours/an en moyenne.) qu'en hiver.

Les influences méditerranéennes sont non négligeables et même de plus en plus marquées. Elles se traduisent par la remontée d'épisodes méditerranéens à l'automne (qui est d'ailleurs la saison la plus arrosée ce qui est typique du climat méditerranéen), par de fortes chaleurs estivales et par des périodes de sécheresse estivales de plus en plus fréquentes.

À la station Météo-France de l'aéroport de Lyon-Bron (à cheval entre Saint-Priest et Chassieu et à d'altitude), la température moyenne annuelle a été, entre 1924 et 2020, de 11,9 °C avec un minimum de 3 °C en janvier et un maximum de 21,3 °C en juillet..

L'ensoleillement y est de 2045,4 heures par an en moyenne, ce qui est supérieur à la moyenne nationale (1973 heures).

Le nombre de jours de brouillard à l'automne, à l'hiver et au printemps est important : en moyenne 36,7 jours/an.

Les hivers (décembre, janvier, février) sont plutôt continentaux donc froids et secs (les gelées peuvent être fortes) bien qu'entrecoupés de périodes plus douces et/ou humides sous influence méditerranéenne ou océanique, et si le tiers des précipitations hivernales tombe sous forme de neige (20 jours par an en moyenne), celle-ci reste relativement peu longtemps au sol. Lors des anticyclones hivernaux, les nuages bas ou brouillards ont généralement du mal à se dissiper ce qui donne une grisaille pouvant persister. C'est généralement la levée de la bise qui chasse ces nuages et qui laisse place au Soleil (à l'instar du Mistral, en vallée du Rhône, qui dégage la ciel), mais ce n'est pas systématiquement le cas. Le phénomène d'inversion de température peut également se produire lors des situations anticycloniques calmes. La commune essuie aussi des vents de sud et d'ouest qui peuvent s'avérer violents lorsque les dépressions hivernales traversent la France.

Les étés (juin, juillet, août) sont généralement chauds, orageux (influence continentale) et plutôt bien ensoleillés : l'amplitude des températures en journée atteint parfois une vingtaine de degrés, et les températures maximales dépassent parfois les 35 degrés. L'essentiel des précipitations estivales (pluie ou grêle) tombe lors des orages qui sont fréquents comme dit précédemment. Des périodes fraîches interviennent ponctuellement dans l'été lorsque le flux provient de l'ouest ou du nord. À l'inverse, sous l'influence d'un flux de sud, la commune peut connaître une période sèche, ensoleillée et chaude plus ou moins longue qui rappelle le climat méditerranéen en été mais qui peut faire souffrir la végétation si le phénomène persiste trop longtemps.

L'automne (septembre, octobre, novembre) est la saison la plus arrosée avec en moyenne suivi par le printemps (mars, avril, mai), ce dernier étant sujet aux giboulées accompagnées parfois de grésil voire de neige.

Le vent du Midi (vent du sud/sud-ouest) peut souffler violemment, notamment lors des tempêtes hivernales, à cause de la compression de l'air dans le sillon rhodanien par effet venturi (Par exemple : le lors de la tempête de 1987, le lors de la tempête Dirk ou encore le ). La bise (vent du nord/nord-est) est le vent dominant à Chassieu. Elle souffle généralement de manière faible à modérée et il est très rare qu'elle dépasse les 60/70 km/h. Le refroidissement éolien qu'elle provoque l'hiver peut s'avérer désagréable. Enfin, le dernier vent local, plus rare, est la traverse (vent d'ouest/nord-ouest). Ce vent est généralement annonciateur de la neige en hiver.

Les relevés suivants ont été effectués à l'aéroport de Lyon-Bron :

Quelques records (depuis 1920) : température minimale : le ; température maximale : le ; Température minimale la plus élevée : 25,7 °C le ; épaisseur de neige : le . ; vent : le . ; jour le plus pluvieux : le ; année la plus sèche : 1921 (426,3 mm) ; année la plus humide : 1960 (1231,2 mm) ; année la moins ensoleillée : 1993 (1728,3 h) ; année la plus ensoleillée : 2003 (2380,8 h) ; N.B. : comme sur tout le territoire français, les températures moyennes relevées à l'aéroport de Lyon-Bron ont augmenté et continuent sur cette voie pour le moment à cause du réchauffement climatique (il suffit de comparer les relevés 1924-2020 et 1981-2010 pour s'en convaincre). Mais il faut aussi souligner l'accroissement urbain et des activités humaines autour de la station météo qui amplifient l'îlot de chaleur urbain, ce qui contrebalance l'impact du réchauffement climatique. Finalement, la température réelle (donc sans considérer cet îlot de chaleur) augmente moins par rapport à ce qu'indiquent les relevés depuis 1920.

Voies de communication et transports Desserte routière La commune, ainsi que sa zone industrielle (Z.I. Mi-Plaine) sont respectivement accessibles via les sorties 8 et 9 de la route nationale 346 (rocade est). L'accès à Lyon se fait par la RD29, autrement appelée Route de Lyon.

Transports en commun La commune est desservie par le réseau TCL avec : le tramway T5 : qui permet de rejoindre Eurexpo à partir de la ligne D du métro à Grange-Blanche et du tramway T2 à la station Les Alizés. Cette ligne dessert deux stations à Chassieu : Chassieu - ZAC du Chêne et Eurexpo. la ligne de bus C200 relie Vaulx-en-Velin - La Soie à Genas - Dormont et à l'Aéroport de Lyon-Saint-Exupéry ; la ligne de bus 68 relie Vaulx-en-Velin - La Soie à Chassieu Boutières ; la ligne de bus 76 traverse Chassieu en reliant Décines - Grand Large à Corbas - Les Balmes ; la ligne de bus 128 traverse Chassieu en reliant Meyzieu Z.I. à Saint-Priest - Bel Air ; la ligne de bus N100 qui relie Vaulx-en-Velin - La Soie à Eurexpo (circule uniquement les jours de salons) ; la ligne de bus Zi5 part de Vaulx-en-Velin - La Soie, dessert la Z.I. de Chassieu et a pour terminus Genas - Rond-point d'Italie.

Urbanisme Typologie Au , Chassieu est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de LyonUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Lyon comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (71,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (63 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (34,6 %), zones urbanisées (31,2 %), terres arables (24,7 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (5,9 %), zones agricoles hétérogènes (3,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Il y a deux origines possibles ayant abouti à Chassieu.

La première, la plus probable : à l'époque gallo-romaine, ce territoire portait le nom de Cassiacum (Cassius + -acum qui veut dire « Le domaine de Cassius », Cassius étant un patronyme gallo-romain attesté). Ce sont d'ailleurs les terminaisons en -(i)acum, -(i)aca qui ont abouti aux terminaisons -ieu ou -ieux en Dauphiné francoprovençal. Le nom a ensuite évolué au fil des siècles sous influence latine puis francoprovençale, on retrouve par exemple : Casetum, Cassiaco, Chaccioni, Chiaciacum, Velleyns Chacerez, de Chaisiaco, Chaceu ().....

En deuxième origine possible, la moins probable, le nom de la commune viendrait de chassie, dérivé du mot acacia..

Histoire vignette|right|Plan des années 1840 montrant Chassieu en Isère. L'origine le plus probable du nom Chassieu c'est qu'à l'époque gallo-romaine, ce territoire portait le nom de Cassiacum (Cassius + -acum qui veut dire « Le domaine de Cassius », Cassius étant un patronyme gallo-romain attesté). Le nom a pu évolué au fil des siècles sous influence latine puis franco-provençale.

Des fouilles. réalisées par l'Inrap sur Chassieu, Genas, Décines-Charpieu, Meyzieu (mais aussi sur d'autres commune proches) ont dévoilé une occupation humaine importante jusqu'à maintenant seulement attestées par quelques silex, tuiles, objets retrouvés ici et là et par quelques écrits cadastraux.