est un manga écrit par Tsugumi Ōba et dessiné par Takeshi Obata. Il est prépublié dans le magazine de à , et par la suite publié en douze tankōbon, de à , par Shūeisha. La version française est éditée par Kana de jusqu'à .
Une adaptation en anime de est réalisée par Tetsurō Araki au sein du studio Madhouse et diffusée du au sur Nippon Television au Japon. En France, l'anime est diffusé à partir du sur MCM, à partir de sur et depuis sur Game One. est également adapté en trois films live, sortis au Japon entre 2006 et 2008, puis directement en DVD en France par Kazé. Une adaptation en drama est également diffusée en 2015 sur Nippon TV au Japon et en simulcast sur Crunchyroll dans les pays francophones. Il est repris dans un film du même nom sorti sur Netflix en 2017.
En , le tirage de s'élève à plus de 30 millions d'exemplaires en circulation, versions numériques comprises, ce qui classe l'œuvre parmi les séries de mangas les plus vendues de tous les temps.
Synopsis vignette|redresse|Les cahiers de la mort sont d'apparence anodine, si ce n'est leur titre en lettres gothiques qui trahit de plus sombres desseins.
est un lycéen surdoué qui juge le monde actuel criminel, pourri et corrompu. Sa vie change du tout au tout le jour où il ramasse par hasard un mystérieux cahier intitulé « ». Son mode d'emploi indique que « la personne dont le nom est écrit dans ce cahier meurt dans les 40 secondes qui suivent ». D'abord sceptique, décide toutefois de tester le cahier et découvre que son pouvoir est bien réel. Il rencontre l'ancien propriétaire du , un dieu de la mort nommé Ryuk. Celui-ci déclare avoir volontairement laissé tomber son carnet dans le but de se divertir.
décide d'utiliser le pour exterminer les criminels, dans le but de bâtir un monde parfait dont il sera le dieu. Il apprend peu à peu à se servir des pouvoirs du cahier et de ses règles : l'utilisateur ne peut tuer une personne que s'il connaît son visage, en y inscrivant son prénom et son nom de famille. Il peut également en préciser la cause et les circonstances détaillées, la cause par défaut étant la crise cardiaque.
Les nombreuses morts inexpliquées de criminels à travers le monde attirent l'attention d'Interpol et du mystérieux L, un détective particulièrement talentueux, mais dont personne ne connaît l'identité. L décide d'enquêter sur le tueur en série, surnommé par le grand public.
Personnages
: Protagoniste de l'histoire, est un lycéen surdoué de 17 ans qui juge le monde actuel criminel, pourri, corrompu et perverti. Quand il trouve par hasard le abandonné par un dieu de la mort (Ryuk), il décide de l'utiliser pour exterminer tous les criminels, sous le nom de Kira (mot japonais dérivé de , « tueur » en anglais). Son but est de créer un monde utopique débarrassé du crime, où il pourra régner en dieu. Sa santé mentale et son humanité s'altèrent au fur et à mesure que l'histoire progresse. : Principal antagoniste de , L est considéré comme le meilleur détective au monde, bien que son identité soit inconnue. Il enquête sur l'affaire Kira. Il se fait appeler Ryûzaki et Hideki Ryuga. Ses autres pseudonymes en tant que détective sont Erald Coyle et Deneuve. Son nom réel reste inconnu dans les 12 premiers tomes du manga, mais son véritable nom, , est dévoilé dans le , . Son comportement excentrique n'a d'égal que son intelligence. : Ryuk est un dieu de la mort qui s'ennuie profondément dans le monde des dieux de la mort. Possédant deux , il en abandonne un dans le monde des humains dans le but de se divertir. Il suit partout (car celui-ci est le nouveau propriétaire du et Ryuk se doit de le suivre jusqu'à la mort de ) mais reste neutre par rapport aux événements. : Misa est une jeune fille qui admire Kira et ses actions. Assez puérile, elle est un mannequin très populaire, une , au style vestimentaire axé sur le « gothic lolita » et punk. Elle est amoureuse de Light et ferait n'importe quoi pour lui. Elle aussi a un et son dieu de la mort s'appelle Rem. Elle est considérée comme le deuxième Kira. Elle a fait l'échange des yeux afin d'être utile à Kira, ce qui signifie qu'elle peut voir le nom et la durée de vie de n'importe qui. : Chef de la police et père de Light, Sôichirô a une grande confiance envers son fils et un amour sans limites pour sa fille et sa femme. Il a un grand sens de la justice et n'hésite pas à s'allier avec L pour lutter contre Kira qu'il considère comme un dangereux assassin. Même lorsqu'il sera hospitalisé pour surmenage après avoir fait une attaque cardiaque, il n'hésitera pas à prendre un camion pour stopper la diffusion des cassettes envoyées par le Kira (Misa), malgré tout il s'oppose à ce que son fils rejoigne le bureau d'enquête trop vite. : est un des candidats à la succession de L. Il a grandi à la , un orphelinat réservé aux enfants surdoués. Calme et calculateur, il a de nombreux points communs avec L. Son signe particulier est qu'il adore jouer avec des jouets d'enfants, ce qui lui valait de nombreuses moqueries lorsqu'il était à l'orphelinat. Il est celui qui, en partie avec l'aide de Mello, trouve des preuves et démontre que Light est Kira. Son vrai nom est . : Mello est, comme , un des candidats à la succession de L et a également grandi à la . Son signe particulier est qu'il mange toujours du chocolat, signe qui sera repris par Near à la fin du manga en son hommage. D'un naturel emporté, son but est de surpasser L et . Son vrai nom est . : Rem est un dieu de la mort femelle plutôt sérieuse et intelligente. Elle est très proche de Misa, pour qui elle a des sentiments et se sacrifie pour elle au milieu de l'anime/manga. C'est quelqu'un de très calme et elle sait garder son sang-froid dans n'importe quelle situation. : Mikami Teru est considéré comme étant le quatrième Kira, son exécutant plus exactement. Il est un très fervent partisan de Kira et pense de la même manière, d'ailleurs, il considère Kira comme un dieu, et a accueilli sa « venue sur terre » (littéralement le moment où Kira a commencé à être reconnu mondialement : dans les médias et la presse) comme la venue d'un dieu venant punir les gens mauvais. : Dieu de la mort qui a égaré son . Ryuk le ramasse et le donne à Light Yagami. Le cahier tombe ensuite dans les mains de Mello. : Dieu de la mort qui a tué la personne qui allait tuer Misa Amane, il meurt donc pour avoir rallongé la vie d'une humaine. Son Death Note, que Rem a ramassé, a été donné par cette dernière à Misa. : Présentatrice de la chaîne NHN et porte-parole de Kira dans la deuxième partie de la série. Elle joue l'intermédiaire entre Light et Mikami pour transmettre les ordres de Light. Elle était l'ancienne petite amie de Light à l'université. Elle meurt tuée par Light dans un incendie à la fin de la série.
Thèmes Death Note présente plusieurs niveaux de lecture ; aussi des thèmes politiques et philosophiques sont-ils identifiés et abordés par les commentateurs, à défaut d'avoir été volontairement lancés par l'auteur, Tsugumi Ōba, qui estime qu'il n'y a aucun message, aucune idéologie dans ce manga qui se résume donc, à ses yeux, à un combat stratégique et psychologique entre et ses adversaires, et 183, Kana Éditions. :
Peine de mort et justice vignette|gauche|redresse|Un Shinigami (dieu de la mort) représenté dans le bestiaire surnaturel Ehon hyaku monogatari, vers 1841.
Ces problématiques sont abordées avec les meurtres d'un auto-proclamé juge de l'humanité par la grâce du , mais aussi via l'attitude de ses poursuivants, qui n'hésitent pas à bafouer les droits de l'homme pour parvenir à identifier Kira.. Chacun des protagonistes, finalement, lutte pour sa conception de la justice en agissant à l'opposé de l'idéal défendu, ce qui, somme toute, transcende les clivages et appelle à un rejet du manichéisme en la matière. Tsugumi Ōba déclare ainsi que , à la fin du manga, lorsqu'il se livre à la critique des agissements de Kira, , Kana Éditions.. laisse alors aux spectateurs la question « Qu’est-ce que la justice ? »
Le Bien et le Mal est persuadé d'agir au nom du Bien puisqu'il vise à devenir le dieu d'un monde idéal car expurgé de toute criminalité. Mais, dans le même temps, la méthode utilisée pour parvenir à cette utopie est le meurtre en série, et l'assassinat des innocents qui osent se dresser sur son chemin… Un paradoxe qui peut, là aussi, s'interpréter comme une volonté de relativiser ces deux notions antinomiques.. Le scénariste, Tsugumi Ōba, est plus absolu : tout en se défendant d'avoir voulu véhiculer la moindre idéologie ou message philosophique, il précise qu'à titre personnel, il voit en , et ajoute que . Au-delà, la question de la corruption de la nature humaine par le pouvoir est abordée : , qui ne voyait au départ en le qu'un moyen de bâtir son monde utopique, a progressivement glissé vers l'obsession de devenir un dieu, au point, à la fin du manga, de sombrer dans la folie.
Dissimulation vignette|redresse|Le détective connu sous le pseudonyme de « L » ne communique en public que sous la forme de la lettre L dans la police d'écriture .
L'un des enjeux pour les personnages est de cacher à tout prix leur identité et/ou leur apparence : pour ne pas être démasqué et arrêté, les autres pour ne pas se révéler à KiraShinmanga.com..
Religion Elle est aussi abordée car estime être le dieu de son nouveau monde. De plus, dans la version animée, L nettoie les pieds de peu avant qu'il ne meure à cause du stratagème impliquant Misa et la participation de Rem. serait donc le « Juda » de L. Sans parler de la passion de Ryuk pour les pommes, le fruit défendu. Ainsi que dans l'émission de Sakura TV, le temple de Kira, Demegawa a fait construire un temple dédié à Kira, la seule différence par rapport à la Bible est que Demegawa prend cette initiative tout seul. Dans l'anime, le premier générique d'ouverture montre une reprise de la sculpture La Pietà de Michel-Ange, la Vierge Marie remplacée par le personnage Naomi Misora et Jésus par Raye Penber. Certaines musiques font aussi référence à la religion : l'anime débute par un Kyrie Eleison, prière et chant religieux traditionnel, ou encore le thème de l'anime reprenant les airs de Carmina Burana : O Fortuna, elle-même fondée sur un recueil de poèmes religieux.
Manga L'écriture de se déroule de manière similaire pour les différents chapitres. Tsugumi Ōba écrit dans un premier temps le scénario, puis l'envoie à Takeshi Obata. Ce dernier le lit et détermine le découpage des cases. Obata dessine ensuite lui-même tout ce qui concerne les personnages et l'univers visuel. Ses assistants appliquent enfin ses consignes et réalisent les bâtiments ou les décors.
Le manga est édité par Shūeisha au Japon et compte . L'histoire tient en , le treizième décrit les caractères des personnages et fournit d'autres informations sur l'histoire. Il est édité entre et , et prépublié par , à (). En France, le manga est édité par Kana, et également sorti en 13 volets, dont le premier date du . Ailleurs en Occident, le manga est édité au Canada et aux États-Unis par VIZ Media, en Espagne par Glénat, en Pologne par , en Italie par Panini Comics, et en Allemagne par Tokyopop.
En Asie, il est édité en Corée du Sud par Daiwon C.I., à Hong Kong par Animation International, à Singapour par Chuang Yi, à Taïwan par Tong Li Comics et en Thaïlande par Nation Edutainment. Au Brésil, il est édité par Editora JBC.
Liste des volumes
Une édition collector du manga appelée "Black Edition" et regroupée en 6 volumes épais est commercialisée à partir du . En France, cette édition collector sort aux éditions Kana.
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