Anne de Guigné, née le au château de la Cour à Annecy-le-Vieux et morte le à Cannes, en odeur de sainteté, est une catholique française, déclarée vénérable par le pape Jean-Paul II le .
Biographie gauche|vignette|Château de la Cour à Annecy-le-Vieux (1898). Anne de Guigné naît dans une famille profondément chrétienne, au château de la Cour à Annecy-le-Vieux.Son père, Jacques de Guigné est capitaine dans l'armée. Sa mère, née de Charette, est nièce du Général de Charette et fille d'une descendante de Saint-Louis, Madeleine de Bourbon-Busset (Source : Biographie par l'Abbé Maire).. En ligne maternelle et par les femmes, elle est l'une des descendantes du roi de France Louis IX, né comme elle un ., mais aussi une arrière-arrière-arrière-petite-fille du roi de France Charles X.
La mort de son père Jacques de Guigné, tombé au front à la tête de ses chasseurs alpins en juillet 1915, fut, à quatre ans, le principe déclencheur de sa conversion. Elle était une enfant d'intelligence vive, de volonté ardente, facilement violente et jalouse, difficilement soumise et plutôt dominatrice. Âgée de quatre ans, elle entame alors une transformation profonde, son amour pour sa mère devient son chemin vers Dieu et elle acquiert rapidement une douceur et une abnégation peu ordinaires.
Elle fait sa première communion à six ans. Mais son jeune âge exige une dispense. L'évêque lui impose donc un examen qu'elle franchira avec une facilité déconcertante. , dit l’examinateur.
Extérieurement, Anne fut la plus simple et la plus aimable des enfants : effacée et modeste, toute à ses petits devoirs et à ses jeux. D'après son institutrice, Melle Basset, elle voulait sans cesse s'améliorer : . Selon d'autres témoins, son humilité, sa douceur, son obéissance, son amour du sacrifice, sa permanente charité étonnèrent ses contemporains. On la vit plusieurs fois comme transfigurée. Elle disait vouloir devenir carmélite.
Elle meurt d'une méningite, à l’aube du après ce dernier échange avec la religieuse qui la veille : - -
Procès en béatification Dès 1922, la Revue du Rosaire, publie un article rédigé par le père Bernadot qui débouche sur l'édition d'un livre, publié plusieurs fois et dans plusieurs langues. Très vite le diocèse reçoit de nombreuses lettres de France et du monde « qui attestent de la confiance profonde qu'ont les fidèles de toutes conditions pour celle qu'on se plaît à appeler « la petite sainte ». De nombreuses autres personnes commencent à venir se recueillir sur sa tombe à Annecy-le-Vieux et dans la chambre où elle mourut à Cannes.
Devant la réputation de sainteté de la petite-fille, l'évêque d'Annecy lance son procès en béatification, dès le . Toutefois, les études menées à Rome n'aboutissent pas très vite, le cas d'une toute jeune sainte, non martyre, ne s'étant jamais encore posé, d'autant plus qu'aucun miracle ni qu'aucune guérison n'ont jamais été constatés. Le procès en vue de la reconnaissance de l' d'Anne est finalement conclu en 1981, au nom des efforts réalisés par elle en vue de devenir meilleure. Elle est proclamée Vénérable le par le Pape Jean-Paul II et, en attendant sa béatification, on commence déjà à faire mémoire d'elle le .
Trois associations œuvrent désormais pour perpétuer son souvenir : les Amis d'Anne de Guigné, dont le but est sa béatification, l'association Enfance et Sainteté, dont le but est de , et l'association Apprendre avec Anne de Guigné créée en .
D'autres initiatives ont été prises dans le passé. En 1939, son nom a été donné à l'une des cinquante cloches du Carillon du Mas Rillier à Miribel et en 1960, l'organiste et compositeur Jacques Grunenwald, donne son nom à une composition pour l'orgue de l'église Saint-Sulpice de Paris.
Hommage Une école primaire privée à Annecy-le-Vieux porte son nom : l'école Sainte-Anne..
Les rondes jeannette des groupes scouts SUF de Mérignac, Grenoble 2 et Clermont-Ferrand II portent son nom : ronde Anne de Guigné.
Références
Voir aussi Bibliographie Renée de Tryon-Montalembert :
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. Un lys de France, Anne de Guigné (1911-1922), par le R.P. Louis Théolier, S.J Éditions Moulins-1932
Pierre André , Anne de Guigné, la petite fille qui priait si bien, Éditions de la Famille Traditionnelle, 1934 Actes du colloque « Enfance et sainteté », à Paray-le-Monial, du au (Père Guimard). « Anne de Guigné un destin extraordinaire », in L'Essor savoyard, jeudi , page 3. Parole et Prière, , , page 152
Articles connexes Liste des familles françaises subsistantes de la noblesse pontificale
Liens externes
Site officiel de l'association des amis d'Anne de Guigné
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