Bréal-sous-Vitré est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de Population municipale , légale en ..

Géographie vignette|gauche|Carte de la commune de Bréal-sous-Vitré. Bréal-sous-Vitré est une commune située à l'extrême-est du département d'Ille-et-Vilaine, limitrophe de celui de la Mayenne (elle est toute proche de la grande carrière de Saint-Pierre-la-Cour qui appartient au groupe Lafarge) et à la lisière nord de la forêt du Pertre. À l'ouest, le ruisseau du Moulin du Bois (dénommé « ruisseau de Geslin » dans sa partie aval), affluent de rive gauche de la Valière, sert de limite communale avec Mondevert. La commune est située à l'est de Vitré.

La commune présente un paysage rural traditionnel de bocage avec habitat dispersé en hameaux et fermes isolées.

La partie sud de la commune est traversée par l'ancienne route nationale 157 (déclassée désormais en RD 857) et désormais, plus au sud encore, par la voie express RN 157, qui prolonge en direction de Rennes l'autoroute A81 ; le péage de La Gravelle, situé plus à l'est, est tout proche.

Communes limitrophes

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Geslin..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cossé-le-Vivien à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Bréal-sous-Vitré est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vitré, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (88,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (42,2 %), zones agricoles hétérogènes (30,2 %), prairies (11,4 %), forêts (9,1 %), zones urbanisées (4,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,1 %), mines, décharges et chantiers (0,1 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le lieu est attesté avant même d'être érigé en paroisse vers 1108André Chédeville et Noël-Yves Tonnere, La Bretagne féodale, Xe-XIIIe siècle, Rennes, Ouest France Université, 1987, 427 p., p. 292.. Dès 1050, son nom est documenté avec les formes donatio capelle de Breallo, capellam de Brealelo (ou Bradelo)Yves Chauvin (éd.), Premier et second livres des cartulaires de l'Abbaye Saint-Serge et Saint-Bach d'Angers : XIe et XIIe siècles, Angers, Presses Universitaires d'Angers, 1997, 2 vol., 893 p., T1 p. 11, Note [c] : Bradelo apparaît dans d'autres manuscrits du même acte, p. 2, 181, 183–185.. Vers la fin de ce siècle, autour de 1082-1093, lorsque saint Serge reçut la capellam de Braëllo par un don, le même acte désigne aussi le lieu Braellum à deux reprisesGuy-Alexis Lobineau, Histoire de Bretagne, composée sur les titres & les auteurs originaux, Tome I (éd. Numérique), Paris, François Muguet, 1707, Lire en ligne, p. 239–240 = Vue 170:P220. .Pierre-Hyacinthe Morice, Mémoires pour servir de preuves a l'histoire ecclesiastique et civile de Bretagne. Tome I, Paris, Charles Osmont, 1742-1746, LVI + 1708 p., Lire en ligne, p. 475–477.Amédée Guillotin de Corson, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes, Vol. 2, Rennes, Fougeray, 1880-1886, 792 p., Lire en ligne, p. 548.Amédée Guillotin de Corson, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes, Vol. 4, Rennes, Fougeray, 1880-1886, 784 p., Lire en ligne, p. 234.Bertrand de Broussillon, "La maison de Laval II, Hamon, vers 1065-vers 1080". In : Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne, 1894, Lire en ligne, p. 215.Bertrand de Broussillon, La maison de Laval, 1020-1605 : étude historique accompagnée du cartulaire de Laval et de Vitré, Tome 1 : 1020-1234, Paris, Alphonse Picard et fils, 1895, 320 p., Lire en ligne, p. 65.. Pour 1108, l'année de la séparation du futur Bréal - probablement - de la paroisse d'ErbréeDaniel Pichot, Le village éclaté. habitat et société dans les campagnes de l'Ouest au Moyen Âge, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2001, Edition numérique (ebook), Chapitre "XIe – XIIIe siècle : un épanouissement dans l'Ouest ?", §100., Guillotin de Corson cite le nom ecclesia de Brallo. C'est au début du que la forme moderne du nom commence à se fixer avec Brolium de BrealBertrand de Broussillon, La maison de Laval, 1020-1605 : étude historique accompagnée du cartulaire de Laval et de Vitré, Tome 1 : 1020-1234, Paris, Alphonse Picard et fils, 1895, 320 p., Lire en ligne, p. 175–176. (= Breil de BrealArthur Le Moyne de La Borderie, "Origines paroissiales. Ille-et-eVilaine. Canton d'Argentré (fin). III. - Le Pertre." In : Revue de Bretagne et de Vendée, Mars 1857, p. 188-206, Lire en ligne, p. 190.) vers 1207, et in Breal en 1215Bertrand de Broussillon, La maison de Laval, 1020-1605 : étude historique accompagnée du cartulaire de Laval et de Vitré, Tome 1 : 1020-1234, Paris, Alphonse Picard et fils, 1895, 320 p., Lire en ligne, p. 202.. La forme latine Breallo ou Breallum apparaît encore en 1239Bertrand de Broussillon, La maison de Laval, 1020-1605 : étude historique accompagnée du cartulaire de Laval et de Vitré, Tome 1 : 1020-1234, Paris, Alphonse Picard et fils, 1895, 320 p., Lire en ligne, p. 237. et en 1516Aurélien de Courson, La Bretagne du Ve au XIIe siècle, Paris, Imprimerie impériale, 1863, 404 p., Lire en ligne, p. 350 (date), 351..

François de Beaurepaire fait remarquer que la finale -al est commune à un certain nombre de toponymes de la France de l'Ouest (Croyal, Noyal, Sougeal, Tréal, Vergeal, en Ille-et-Vilaine), qu'il interprète par « une finale prélatine -allum » et rapproche de l'élément gaulois °-ialon (forme latinisée -ialum) « lieu défriché; clairière », puis simplement « lieu habité », ..

Le gentilé est Bréalais.

Histoire

Moyen Âge

90 sépultures datant de la fin du jusqu'au ont été découvertes, entourant les fondations d'une probable chapelle ; ce cimetière aurait cessé d'être utilisé lors de la construction de l'église paroissiale remplaçant, sur le même site, cette chapelle antérieure, déjà dédiée à Notre-DameFrançoise Le Boulanger, "Bréal-sous-Vitré, "Le Bourg" (Ille-et-Vilaine) : Rapport de fouilles : Approche d'un cimetière du haut Moyen Âge au début de l'époque Moderne", 2005, Cesson-Sévigné, voir http://dolia.inrap.fr/flora/jsp/portal/index.jsp?record=default:UNIMARC:946&action=opac_direct_view&success=/jsp/portal/index.jsp&profile=anonymous_fr.

La chapelle Notre-Dame de Bréal (une contestation se produisit en 1078 entre les moines de Saint-Serge d'Angers et ceux de Saint-Jouin au sujet de la propriété de la chapelle de Bréal ; l'évêque de Rennes Sylvestre de La Guerche et l'abbé de Saint-Melaine furent pris pour arbitres de ce différend.) était située à peu de distance de Vitré, dans la forêt du Pertre. Elle est à l'origine de la fondation au de la paroisse de Bréal-sous-Vitré, après les défrichements effectués. Bréal se trouvait alors dans la forêt du Pertre qui était territoire neutre et de marche commune, possédé en indivis par les seigneurs de Laval et de Vitré. Un prieuré est aussi fondé au , dépendant de l'abbaye Saint-Serge d'Angers et, jusqu'à la Révolution française, l'abbé de Saint-Serge d'Angers eut le privilège de présenter [de choisir] le prieur-recteur de Bréal à l'évêque de Rennes, la paroisse dépendant de l'évêché de Rennes..

Époque moderne

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Bréal en 1778 :

La Révolution française

Le , une trentaine de « brigands » (des chouans) bien armés pillent Bréal. Dans un rapport daté du , les autorités d'Ernée écrivent que des paysans d'Argentré, Le Pertre, Mondevert, Erbrée, La Chapelle-Erbrée, Bréal, Saint-M'Hervé, Montautour et Balazé avaient « porté leurs grain aux insurgés pendant leur séjour à Laval »Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, cité par ..

En , une embuscade est tendue par les Chouans contre les Républicains (période de la chouannerie). Le combat de Bréal est gagné par les Chouans.

Le

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Bréal en 1843 :

Le vignette|Le monument aux morts La Première Guerre mondiale