Les Knicks de New York (New York Knicks en anglais) sont une franchise américaine de basket-ball évoluant dans la National Basketball Association (NBA), basée dans l’arrondissement de Manhattan à New York. Elle est détenue par la holding Cablevision. Les Knicks concourent au sein de la NBA en tant que membre de la Division Atlantique de la Conférence Est. L’équipe joue ses matchs à domicile au Madison Square Garden, une salle qu’ils partagent avec les Rangers de New York de la Ligue nationale de hockey (LNH). Ils sont l’une des deux équipes de la NBA situées à New York ; l’autre équipe étant les Nets de Brooklyn. Aux côtés des Celtics de Boston, les Knicks sont l’une des deux équipes originales de la NBA encore situées dans leur ville d’origine.

L’équipe, fondée par Ned Irish en 1946, était l’un des membres fondateurs de la Basketball Association of America (BAA), qui est devenue la NBA après la fusion avec la National Basketball League (NBL), compétition rivale, en 1949. Les Knicks ont connu du succès au cours de leurs premières années et ont été constants en playoffs. À partir de 1950, les Knicks font trois apparitions consécutives en finales NBA, toutes perdantes.

Ce n’est qu’à la fin des années 1960, lorsque Red Holzman est devenu entraîneur, que les Knicks commencent à regagner de leur ancienne domination. Holzman mène avec succès les Knicks à deux titres NBA, en 1970 et 1973. Les Knicks des années 1980 connaissent un succès mitigé qui comprenait six apparitions en séries éliminatoires, mais ils n’ont participé à aucune finale.

Les Knicks des années 1990 sont menés par le futur Hall of Famer Patrick Ewing. Cette époque est marquée par des rivalités passionnées avec les Bulls de Chicago et les Pacers de l'Indiana.

Depuis 2000, les Knicks luttent pour retrouver leur glorieux passé. Ils remportent leur premier titre de division depuis en 2013, emmenés par un duo d'attaquants composé de Carmelo Anthony et Amar'e Stoudemire. Ils sont finalement éliminés en demi-finale de conférence par Indiana, et doivent attendre la saison 2020-2021 pour apparaître de nouveau en playoffs. Les Knicks remportent finalement leur troisième titre en 2026.

Nom et couleurs Origines Le nom de la franchise, Knicks, est la contraction de Knickerbockers, d'après Father Knickerbocker, symbole populaire de la ville de New York issu d'un livre de Washington Irving, et qui était présent sur le premier logo du club Why Knickerbockers? sur NBA.com. Le terme Knickerbocker est fortement attaché à la ville de New York et désigne également les plus anciennes familles de la ville, qui descendraient des premiers colons hollandais. Le nom des Knickerbockers de New York avait déjà été utilisé par l'une des premières équipes organisées de baseball, fondée en 1845.

Les Knicks arborent principalement la couleur bleu sur leur maillot lors de matchs joués à domicile. Le bleu est associé à l'orange et au blanc que l'on retrouve sur le drapeau de la ville.

Maillots Depuis 2017, Nike fournit l'ensemble des tenues aux équipes de NBA. Les maillots et ont alors été remplacés par une collection plus fournie, pouvant servir aussi bien en déplacement qu'à domicile et portant les noms , , ou . Certaines équipes disposent en plus d'une version , reprenant le design d'anciens maillots.

SaisonJeux de maillotsAnciens maillots 1983-1996 1997-2005 2005-2006 2012-2013 2013-2024 2015-2016 2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2021 2021-20222022-20232023-2024

Historique de la franchise Les Knicks sont fondés en 1946 à New York, avec 10 autres franchises, à la création de la BAA (qui deviendra la NBA 3 ans plus tard). De ces franchises originelles, les Knicks sont avec les Celtics de Boston la seule franchise à n’avoir jamais déménagé. Le Madison Square Garden, souvent occupé par les matchs de basket universitaire et de hockey sur glace, poussent les Knicks à jouer la plupart de leurs matchs à domicile au 69th Regiment Armory. Durant les premières saisons, les Knicks ne disputent pas le titre NBA en dépit de résultats corrects. On peut néanmoins noter la performance de Carl Braun, alors rookie en 1947-1948, qui marque face à Providence. Cette performance devient alors le record de points marqués par un rookie en un match. Ce record est maintenant détenu par Wilt Chamberlain avec Rookie records sur NBA.com.

Avant la saison 1949-1950, la fusion de la BAA avec la NBL donne naissance à la NBA.

1950-1967 : des débuts difficiles Pour la saison 1950-1951, les Knicks font signer le premier joueur noir américain de la ligue : Nathaniel Clifton. Sans Braun, parti faire son service militaire, et en dépit d’un bilan de pour à la fin de la saison régulière, les Knicks parviennent jusqu’en finales NBA face aux Royals de Rochester. Les Royals remportent les trois premières manches, mais les Knicks se ressaisissent et gagnent les trois suivantes, poussant la série à un septième match décisif. Lors de ce match, le score est de 75 partout à de la fin. Bob Davies, joueur des Royals, marque alors deux lancers-francs. Les règles de l’époque jouaient la balle en entre-deux après un lancer-franc. Les Royals récupèrent le ballon et le conservent jusqu’à la fin du match pour remporter finalement le titre sur un score de 79 à 75. Les deux saisons suivantes, les Knicks atteignent de nouveau les finales NBA, grâce à des joueurs tels que Harry Gallatin, Dick McGuire et Carl Braun, pour perdre à chaque fois contre les Lakers de Minneapolis.

Durant la saison 1953-1954, Harry « The Horse » Gallatin prend 33 rebonds face aux Pistons de Fort Wayne. Seul Willis Reed égale ce record de la franchise en 1971. Les Knicks terminent cette saison avec pour mais n’arrivent pas à atteindre les finales. Cette saison amorce un déclin long de dix ans. Jusqu’en 1958-1959 les Knicks atteignent à chaque reprise les playoffs, sans jamais accéder aux finales. Mais au fil des années le bilan annuel s’érode. Durant la saison 1959-1960, les Knicks ne remportent que et ne vont pas en playoffs pour la première fois de leur existence. Paradoxalement, les Knicks établissent leur record historique en marquant de moyenne par match. Cette saison, face à Syracuse, Richie Guerin, auteur de , devient le premier joueur des Knicks à marquer plus de dans un match. Mais la défense new-yorkaise est désastreuse, avec près de de moyenne encaissés par match. Le , les Hawks de Saint-Louis marquent face aux Knicks (record de points encaissés par la franchise). L’année suivante, les Knicks ne remportent que , plus faible record de la franchise. Les années suivantes ne sont guère plus reluisantes. Le , Wilt Chamberlain des Warriors de Philadelphie marque face aux Knicks, record encore aujourd’hui en vigueur. La sélection de Willis Reed à la draft 1964 va enfin permettre aux Knicks de décoller. Son impact est immédiat : le pivot est élu rookie de l’année et les Knicks remportent pour la première fois en 5 ans plus de en saison régulière. Le bilan de pour ne permet certes pas à New York de rallier les play-offs, mais les Knicks semblent enfin être sur la bonne voie. Deux ans plus tard, en 1966-1967, les Knicks retrouvent les play-offs, emmenés par Willis Reed (nommé dans la All NBA Second Team) et Dick Van Arsdale.

1967-1973 : l’ascension jusqu’aux titres vignette|230px|gauche|upright|Red Holzman mena les Knicks à deux titres de champion NBA en 1970 et 1973. À la mi-saison 1967-1968, l’entraîneur Dick McGuire est remplacé par William « Red » Holzman. L’impact est spectaculaire : alors à 15-22 les Knicks terminent la saison avec un 28-17 sur la seconde partie de la saison. Avec au total, les Knicks réalisent leur première saison à plus de 50 % de victoires depuis 9 ans. À la fin de la saison régulière, Phil Jackson est nommé dans la All Rookie team.

Le succès continue la saison suivante avec synonyme d’une troisième place dans l’Eastern Division. Le ils échangent Walt Bellamy contre Dave DeBusschere. New York chute en playoffs face à Boston. Mais l’ascension des Knicks est amorcée.

En 1969-1970, les Knicks remportent grâce à une défense de fer et à un jeu très collectif. Willis Reed est nommé MVP, Red Holzman entraîneur de l’année. New York arrive sans encombre jusqu’en finales NBA, où ils affrontent les Lakers de Los Angeles de Jerry West et Wilt Chamberlain. La série est très disputée et va jusqu’à la septième manche décisive. Willis Reed, blessé lors du cinquième match, est considéré comme indisponible pour le reste des finales. Mais il prend finalement part à la septième manche pour donner le souffle nécessaire à son équipe. New York remporte le match et le premier titre de son histoire, Reed est élu MVP des finales.

L’équipe des Knicks est redoutable avec Walt Frazier, Willis Reed, Dick Barnett, Dave DeBusschere et Bill Bradley : ces quatre joueurs ont leurs maillots retirés aux Knicks. Les Knicks chutent cependant en finale de conférence face aux Bullets de Baltimore, lors de la dernière manche, à domicile, avec seulement 2 points d’écart. Les Bullets avaient remporté de moins que les Knicks lors de la saison régulière.

Au début de la saison 1971-1972 les Knicks acquièrent Earl « The Pearl » Monroe. Son jeu spectaculaire séduit le public du Madison Square Garden. Shooteur accompli, il enregistre une moyenne de sur sa carrière à New York, avant d’avoir son maillot retiré et d’entrer au Hall of Fame à la fin des années 1980. La défense solide des Knicks leur permet d’atteindre les finales NBA face aux Lakers de Los Angeles. Bien qu’ayant remporté la première rencontre, New York s’effondre et laisse passer les quatre manches suivantes et par la même occasion le titre.

Les Knicks prennent leur revanche en 1972-1973 : ils retournent en finales face aux Lakers et remportent la série en perdant le premier match mais en remportant les quatre manches suivantes.

1973-1985 : le déclin

En 1973-1974, les Knicks sont battus par les Celtics de Boston en finales de Conférence. La saison suivante, New York, avec en saison régulière, est sous la barre des 50 % pour la première fois en 8 ans. Les deux saisons suivantes sont exactement du même ordre.

Holzman est remplacé au début de la saison 1977-1978 par Willis Reed : l’équipe repasse juste la barre des 50 % en saison régulière avec . Cette saison est la seule saison complète effectuée par Bob McAdoo au sein des Knicks, arrivé de Buffalo la saison passée, et transféré à Boston dans le courant de la saison suivante. Durant cette saison, McAdoo marque plus de de moyenne. Seul Richie Guerin avait fait mieux au début des années 1960. Durant l’intersaison, les Knicks sélectionnent Micheal Ray Richardson avec le quatrième choix de la draft (repêchage).

L'année 1978-1979 commence mal, et les Knicks limogent Willis Reed pour faire revenir Red Holzman. L’équipe ne finit qu’avec . Pour la première fois dans l’histoire des Knicks, aucun joueur ne participe au All-Star Game.

En 1979-1980 l’équipe s’améliore légèrement et achève la saison régulière sur un bilan de . Michael Ray Richardson mène alors la ligue aux passes décisives et aux interceptions. À la fin de cette saison, le pivot Bill Cartwright est nommé dans la All Rookie Team en compagnie de Larry Bird et Magic Johnson. L’équipe semble revigorée et remporte durant la saison 1980-1981. Mais l’illusion ne dure qu’un an et les Knicks retombent à en 1981-1982. Holzman prend alors sa retraite.

Il est remplacé par Hubie Brown qui mène la franchise à pour en 1982-1983. En séries éliminatoires, les Knicks passent un tour avant d’être éliminés par les futurs champions, les Sixers de Philadelphie.