Nicolas-Joseph Schelfauldt ou Schelfondt dit né le à Douai (Nord), mort le à Lallaing (Nord), est un général français de la Révolution et de l’EmpirePage544- Fastes de la Légion d'Honneur par A. Lievyns, Jean-Maurice Verdot, Pierre Bégat - Publié en 1844 - archivé à l'université du Wisconsin-Madison - numérisé par Google BooksPage 350- Galerie Douaisienne ou Biographie de la Ville de Douai par Hippolyte-Romain-Joseph Duthillœul - imprimé par Adam Aubers à Douai en 1884 - archivé à la Bibliotheca Bodletana numérisé par Google Books.

Biographie Nicolas-Joseph Schelfauldt s'enrôle comme dragon dans le régiment de Lanan, devenu le . Nommé brigadier le , il devient maréchal-des-logis le , fourrier le , adjudant-sous-officier le , sous-lieutenant le , Lieutenant le , et il est fait chevalier de Saint-Louis le de la même année.

Promu au grade de capitaine le , il obtient celui de chef d'escadron le , et reçoit le brevet de chef de brigade le . Il combat aux armées du Rhin, de Rhin-et-Moselle, de l'Ouest, de Hollande, d'Italie et des côtes de l'Océan.

Il est blessé en Vendée d'un coup de feu à la cuisse, de la suite duquel il a gardé une forte claudication. Nommé colonel, il fait les campagnes des ans VIII et IX, à l'armée d'Italie. Il force les passages de la Piave et du Tagliamento, à la tête de son régiment, et décida en partie le résultat de ces journées.

Élevé au grade de général de brigade le , c'est à regret qu'il quitte le régiment auquel il appartenait depuis . Scalfort est créé membre de la Légion d'honneur le , puis commandeur de l'ordre le . Il se distingue à la bataille d'Austerlitz le . Quoique grièvement blessé d'un coup de feu au visage, dès la première charge qu'il exécute sur la cavalerie russe, il ne veut point quitter sa division de toute la journée, et il a un cheval tué sous lui. Déjà il a éprouvé cet accident dans la retraite de Moreau et à l'armée de l'Ouest. Pour le récompenser de ses services, Napoléon lui accorde le titre de baron de l'Empire au mois de et lui assure une dotation en Westphalie.

Le général Scalfort retourne en Italie, pour y prendre, sous le prince Eugène, le commandement de la réserve de cavalerie. Ses longs services et ses blessures le forcent bientôt à demander sa retraite, qu'il obtient en 1809. Cependant ses connaissances, comme officier général de cavalerie, le font encore rappeler à l'activité, en 1812. Il doit prendre à Tours le commandement général d'un grand dépôt de remonte.

En 1815, le général Scalfort se retire à Douai, où il commande comme colonel, la Garde nationale. La garnison de cette place, après la désastreuse journée de Waterloo, refuse de se soumettre au pouvoir des Bourbons, que les alliés traînent à la suite de leurs équipages. Elle ne veut point ouvrir les portes de la ville à des paysans qui vociférent aux pieds des murailles et insultent les braves qui la gardent. Le peuple, qui souffre de l'état de siège, et que d'ailleurs quelques meneurs ont insidieusement excité, s'agite dans la ville et se répande en invectives contre la garnison. Des pièces de canon sont braquées sur la Place. L'artillerie et les autres troupes s'y forment en bataille. Alors, la populace, toujours lâchement poussée, ne se contente plus de crier, elle lance des pierres aux artilleurs. Ces braves, que depuis trois jours on abreuve d'outrages, que l'on contient avec peine, se portent avec impétuosité à leurs pièces, les dirigent vers la rue de la Mairie, où se trouvent une affluence considérable de Douaisiens de tous âges et de tous sexes.... La mèche s'approche de la lumière, lorsque le général Scalfort, malgré son infirmité, s'élance à la bouche du canon : Cette action hardie, au-dessus des éloges, arrête la guerre civile, dont est menacée notre malheureuse cité.

Remplacé dans son commandement, après la Restauration française, le général Scalfort n'est plus sorti de la vie privée. Seulement il a continué à faire partie du conseil municipal de Douai jusqu'en 1830, époque à laquelle il se retire presque entièrement à Lallaing.

C'est là qu'il meurt le , vénéré et chéri de tous et couronnant sa belle vie par ses vertus patriarcales et par une inépuisable bonté. Des adieux lui sont adressés sur sa tombe par celui qui écrit ces lignes et qu'il honore d'une amitié particulière. Un monument en marbre, simple et de bon goût lui a été élevé dans le cimetière de Lallaing. Le général a donné la maison qu'il habite et ses biens à cette commune, afin qu'elle y établît un refuge de bienfaisance : ses vœux seront prochainement accomplis. thumb|right|200px|Stèle funéraire du baron Scalfort au porche de l'église de Lallaing

Scalfort a appartenu à la Réunion du Nord dès sa fondation.

Chronologie S'enrôle dans le régiment de Lanan devenu le le ; Devient maréchal des logis le ; Fourrier le ; Adjudant le ; Sous-lieutenant le ; Lieutenant le ; Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis le ; Capitaine le ; Chef d'escadron le ; Général de brigade le ; Membre de la Légion d'honneur le ; Blessé d'un coup de feu au menton à la Bataille d'Austerlitz le ; Baron d'Empire par Napoléon en 1808 ; Retraite en 1809 ; Le général Scalfort se retire à Douai en 1815 ; le se déroule la bataille de Waterloo et aussitôt après la garnison de Douai refuse de soumettre au pouvoir des Bourbons, le peuple s'agite dans la ville et se répand en invectives contre la garnison, jetant même des pierres aux artilleurs. Ceux-ci pointent leurs pièces vers la populace située dans la Rue de la Mairie. Scalfort arrête la guerre civile en s'élançant à la bouche à feu et criant Amis, si vous faites feu, c'est moi que vous frapperez le premier. 1830 : fait partie du conseil municipal de Douai

Titre Baron de l'Empire (lettres patentes du ).

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Décorations Légion d'honneur : Légionnaire le , puis, Commandant de la Légion d'honneur le .

Armoiries Figure Blasonnement Armes du baron Scalfort et de l'Empire D'argent, à la tour brêchée et maçonnée de sable, ajourée, fermée et terrassée d'or, accostée à sénestre d'un lion grimpant de gueules ; quartier des barons militaires ; et, pour livrées : les couleurs de l'écuBB/29/966 page 280. Titre de baron, accordé par décret du 19 mars 1808 , à Joseph-Nicolas Scalfort. Madrid (21 décembre 1808)..

Bibliographie

Notes et références

Catégorie:Général de la Révolution française promu en 1803 Catégorie:Naissance en février 1752 Catégorie:Naissance à Douai Catégorie:Décès en novembre 1833 Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1804 Catégorie:Baron de l'Empire Catégorie:Décès à 81 ans Catégorie:Décès à Lallaing