Le est un club de rugby à XV français, basé à Montpellier, dans l'Hérault. Le MHR occupe le Septeo Stadium depuis 2007. Le club héraultais évolue en Top 14 depuis 2003, et dispute la Coupe d'Europe ou le Challenge européen. Le club est actuellement présidé par Mohed Altrad, et son équipe première est entraînée, depuis l'intersaison 2024, par Joan Caudullo.
Le Montpellier Hérault Rugby est issu de la fusion en 1986 du Stade montpelliérain, fondé en 1963, et du Montpellier Paillade Sport Club (anciennement section rugby du Montpellier Université Club, fondée en 1974). Son premier nom est le Montpellier Rugby Club, jusqu'à l'été 2003 durant lequel il est renommé Montpellier Hérault Rugby Club, et depuis 2009, le Montpellier Hérault Rugby..
Montpellier monte une première fois en première division en 1990. Après plusieurs aller-retour entre les deux échelons, les Cistes sont champions de France de Pro D2 en 2003, et restent pensionnaires de l'élite depuis. Montpellier remporte le Bouclier européen en 2004. Durant les années 2010, le MHR est vice-champion de France à deux reprises (2011, 2018), et vainqueur du Challenge européen en 2016. Durant les années 2020, Montpellier est vice-champion de France (2026), remporte deux fois le Challenge européen (2021, 2026), et son premier Bouclier de Brennus en 2022.
Depuis 1999, le club possède un centre de formation sur lequel l'équipe première s'appuie, ainsi qu'une équipe féminine, octuple championne de France, qui évolue en première division depuis 2005.
Histoire Naissance du club Créé à la fin du , le Stade Montpelliérain est le premier club à pratiquer le rugby à XV dans la capitale héraultaise. Il représente le lycée de Montpellier et obtient de bons résultats dans le Comité du Sud de l'USFSA. D'autres formations comme l'Union Sportive des Etudiants Montpelliérains (USEM) ou le Montpellier Sportif apparaissent en ce début de siècle. Avec la Première Guerre mondiale, de nombreux sportifs sont mobilisés et périssent durant le conflit tandis que les clubs arrêtent ou réduisent fortement leurs activités.
Après-guerre, c'est le SOM, Stade Olympique Montpelliérain, (renommé USM, Union Sportive Montpelliéraine, en 1923) qui reprend le flambeau. En 1921, le Montpellier Université Club voit le jour, et fédère de nombreuses disciplines sportives, dont le rugby..
En 1952, la section rugby de l'ASPTT Montpellier, dernier club de rugby à XV montpelliérain encore en activité depuis le passage au rugby à XIII du club historique de la ville, l'Union sportive montpelliéraineL'USM est issue de la section rugby du Stade olympique montpelliérain (SOM) fondé en 1919. Elle prend son autonomie sous le nom d'USM en 1923 et devient pendant une vingtaine d'années le porte-drapeau du rugby montpelliérain. Les deux clubs (SOM et USM) fusionneront à nouveau entre 1941 et 1944 sous les initiales USOM, la section rugby atteignant les quarts de finale du Championnat de France en 1943. En septembre 1944, l'USM passe au rugby à XIII sous le nom d'USM XIII, puis se met en sommeil en 1946 faute de moyens avant de renaître en 1953. Ce club est désormais appelé Montpellier XIII., arrête ses activités. Montpellier se retrouve orphelin de rugby à XV pendant plus de dix ans, laissant la place au rugby à XIII et son porte-drapeau local, l'USM XIII..
Le , le Stade montpelliérain est créé à l'initiative de Georges Pastre, journaliste au Midi libre, le quotidien régional avec comme premier président Pierre Bouyeron conseiller général du canton du Caylar.. Robert Spagnolo, champion de France avec l'AS Béziers en 1961, est choisi comme entraîneur-joueur d'une équipe évoluant en division d'honneur du Languedoc. À la fin de sa première saison, le club obtient le titre de « champion du Languedoc » et, en 1965, accède à la troisième division.. Le club atteint deux ans plus tard la deuxième division, objectif à la création du club, grâce à une victoire en huitième de finale sur le Toulouse Lalande omnisports grâce à un drop à trois minutes de la fin de Robert Spagnolo mais doit ensuite s'incliner 9-5 en demi-finale du championnat face à Céret. Au début de l'année suivante, les dirigeants mettent en place une école de rugby qui remporte de nombreux trophées au niveau régional.. Le Stade montpelliérain est relégué en 1971 et connaît en 1973 une grave crise en raison de la promesse non tenue d'achats de blazers par le président.. De nombreux joueurs et dirigeants quittent alors le club et créent la section rugby du Montpellier Université Club (MUC).. Le Stade montpelliérain ne retrouve la deuxième division qu'en 1986 sous l'impulsion de l'entraîneur Patrick Galy..
De son côté le Montpellier Université Club (MUC rugby), entraîné par Robert Spagnolo, remporte dès sa première année d'existence le championnat de France de .. Il atteint la troisième division en 1981 puis la deuxième en 1982. Sous la direction d'Alain Paco, le MUC (qui est devenu la section rugby du Montpellier Paillade Sport Club) obtient l'accession en première division groupe B en 1986. Le club compte alors 400 licenciés.
Fusion et création du Montpellier Rugby Club En fin de saison, le Montpellier Rugby Club (MRC) est créé à la suite de la fusion du Stade montpelliérain et du Montpellier Paillade Sport Club (anciennement MUC) sous l'impulsion de Georges Frêche, maire de la ville de Montpellier, en accord avec Francis Sénégas, président du comité du Languedoc.. L'équipe, entraînée par Alain Paco et Jean Sarda, est éliminée en huitième de finale et ne peut se qualifier pour le Challenge de l'Espérance. L'équipe réserve finit de son côté championne de France de nationale B. Le MRC décide également d'aménager un club-house en face du stade Sabathé.. La saison suivante, le club doit faire face au départ de son duo d'entraîneurs et engage l'ancien biterrois Yvan Buonomo. Il fait rapidement venir d'anciens coéquipiers de l'AS Béziers comme Jean-Marc Cordier qui arrive dès 1986 et Philippe Chamayou l'année suivante. Puis arrive le pilier du RC Nîmes Jean-Jacques Sauveterre et le demi de mêlée du Stade aurillacois Pascal Cances en 1988, puis le talonneur du Castres olympique Didier Bès en 1990.
Débuts au plus haut niveau En 1991, le club montpelliérain accède au plus haut niveau français pour la première fois en participant au Championnat de France de groupe A. Cette saison-là, l'équipe se qualifie même pour les huitièmes de finale mais s'incline contre le Stadoceste tarbais..
Le club reste six années durant parmi l'élite grâce notamment, au recrutement de joueurs aguerris à l’élite comme Patrick Chenery ou Džoni Mandić qui, avec les mammouths de Grenoble, vient de perdre une finale de championnat controversée... et se qualifie même pour le Top 16 en 1995.
Relégation en deuxième division Montpellier est relégué à l'issue de la saison 1996 et joue en groupe A2 en 1997 mais réussit à remonter dès la saison suivante. Le MRC redescend cependant en à la fin de la saison 1997-1998. Le club fait alors face à une crise financière et les joueurs se mettent en grève en , une première dans le rugby français. Neuf joueurs quittent le club, les autres, dont le capitaine Pascal Cancès et le vice-capitaine Didier Bès, acceptent une baisse des salaires de 30 %.. En fin de saison, le MRC est rétrogradé en championnat élite 2.
En , Thierry Pérez et Jean-Jacques Sauveterre sont nommés à la présidence du club et Jean-Pierre Massines devient directeur administratif. L'objectif des dirigeants est de redonner des bases solides au club et un pôle de formation, qui obtient en 2001 l'agrément de la Ligue nationale de rugby., est mis en place en .. Sous l'autorité de Didier Nourault, nouvel entraîneur, le club se classe en milieu de tableau du championnat de en 2000-2001 ce qui lui permet d'accéder à la Pro D2 la saison suivante., qu'il termine à la sixième place. De leur côté, les féminines remportent le titre de ..
Champion de Pro D2 (2003)
Entraîné par Didier Nourault, assisté de Pascal Mancuso et Eric Tissot, le MRC commence la saison 2002-2003 par cinq victoires, et un nul, qui le placent à la première place du championnat.. La défaite face à Auch fait descendre le club héraultais à la seconde place au profit de Brive. Les Montpelliérains se relancent face à Toulon, mais perdent leur capitaine Didier Bès, qui doit s'éloigner des terrains pour raison médicale. Lequel reçoit l'Oscar Midi Olympique au mois de décembre des mains de Jacques Verdier, rédacteur en chef du journal. Sans son emblématique capitaine, le MRC termine la phase aller avec cinq victoires, et une défaite. La victoire à Sabathé face à Brive ne change rien au classement, les Héraultais restent dauphins des Corréziens. Didier Navarre, journaliste au Midi Olympique qualifie Montpellier de « sérieux candidat au Top 16 ».
Lors de la phase retour, le MRC remporte les matchs à domicile, mais les perd en déplacement.. Mi-mars, Montpellier remporte le déplacement à Toulon, et enchaine six victoires, avant d'être défait par Brive.. Pour le dernier match à Sabathé, Didier Bès et Patrick Arlettaz, qui ont annoncé leurs retraites en début de saison, marquent chacun un essai lors de la victoire face à Marmande (55-19). Les deux derniers déplacements face à Aurillac, et Aubenas, ne modifient pas le classement: Montpellier termine second, derrière Brive. vignette|droite|Les anciens de 2002-2003 du MRC en mai 2013. En phase finale, les Montpelliérains s'imposent en demi-finale face au FC Auch (28-24). La finale du Pro D2 a lieu le à Montauban, sur la pelouse de Sapiac, face à Tarbes Pyrénées. En tribune présidentielle, sont présents Bernard Lapasset (F.F.R.), Serge Blanco (L.N.R.), Albert Ferrasse, et Jean-Pierre Lux, côté rugby, Jean Glavany, président du Grand Tarbes, Gérard Trémège, maire de Tarbes, et Georges Frêche, maire de Montpellier et président de l'Agglomération de Montpellier, côté politique.. Le club héraultais remporte le championnat après prolongations, sur un essai à la dernière minute de Denis Navizet (25–21), et accède donc au Top 16. La finale est également le dernier match de la carrière de Didier Bès, ce qui fait de lui le joueur au total le plus élevé avec 331 matchs sous le maillot montpelliérain. Retraité des terrains, Patrick Arlettaz reçoit l'Oscar Midi Olympique du mois de juin, et intègre le centre de formation en tant qu'éducateur..
Les joueurs ayant participé à la finale 2003 :
1. Olivier Diomandé puis Mamuka Magrakvelidze 2. Didier Bès 3. Pierre Tacchella puis Philemon Toleafoa 4. Mickaël Bert 5. Thierry Gras 6. Sébastien Galtier 8. Jharay Russell puis Olivier Dussault 7. Christian Chemin puis Stéphane Welsch 9. Sébastien Buada 10. Jérémy Valls 11. Yannick Saladié puis Aurélien Rossi 12. Patrick Arlettaz puis Frédéric Charrier 13. Murphy Taele 14. Denis Navizet 15. Sylvain Jouve
Vainqueur du Bouclier européen (2004) vignette|droite|redresse|Montpellier remporte le bouclier européen en 2004 face au Arix Viadana.