Le château de Jarnioux est un ancien château fort, fondé à la fin du ou au début du ., profondément remanié du , qui se dresse sur l'ancienne commune de Jarnioux dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Le château fait l’objet d’une inscription partielle au titre des monuments historiques par arrêté du .. Seuls l'ensemble des façades et toitures sont inscrits.
Situation Le château de Jarnioux est situé dans le département français du Rhône sur la commune de Porte des Pierres Dorées, au nord-ouest de Lyon, à l'extrémité du bourg, à flanc de coteau, sur une crête dominant la vallée du Morgon et le vallon de l'Ombre.
Étymologie Sur le plan étymologique, Jarnioux vient de « Gernioscus », nom d'un domaine ayant appartenu au gallo-romain Gernios.
Histoire .
Le château est fondé par la famille de Gleteins à la fin du ou au début du . Ils se disent depuis 1286 au moins seigneur de Jarnioux, mais ils ne feront hommage de leur château au sire de Beaujeu qu'en 1320 et ensuite en 1380.
Les principales familles qui se sont succédé à Jarnioux sont les suivantes :
Gleteins Cette famille, originaire de la Dombes, possède Jarnioux de la fin du au milieu du . Simon de Gleteins, mort en 1329, est coseigneur de Jarnioux. Louis de Gleteins, chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, fait don à sa mort de mille écus pour la construction d'un pont sur l'Azergues. Vers 1497, Albert de Gleteins n'hésite pas à profiter du désordre occasionné par le passage de l'armée de Charles VIII pour piller les villages alentour. Il est contraint de payer une lourde rançon à l'abbé d'Ainay qui assiège le château. Propières Les Propières tiennent le fief jusqu'au milieu du . Henry échevin de Lyon et son frère Jean sont coseigneurs de Jarnioux. ( -1593), fils de Guillaume et de Blanche de Passy, et qui épouse Bonne de Besine, est seul seigneur de Jarnioux ; il est Receveur Général des provinces de Lyonnais, Bourgogne, Auvergne, Dauphiné, Provence, Languedoc et Berry. , fils des précédents, épouse Claudine Croppet et fait une carrière militaire. François, leur fils et successeur, épouse Marie Thibault ; il est avocat au parlement de Paris. Leur fils, Guillaume, également avocat au parlement de Paris, épouse en 1692 Louise du Mellier dont il n'aura pas d'enfant. Ménardeau Catherine Henry, fille de François, épouse en secondes noces Claude Ménardeau, seigneur de Champré, doyen de la grand-chambre ; on a dressé de ce dernier un portrait peu flatteur ; « Il étoit veuf, et n'avoit pas été trop heureux en premières noces… il étoit riche, il avoit cinquante ans, petit, de fort mauvaise mine, et à tel point, qu'un laquais lui donna un soufflet au palais, le prenant pour un huissier de la chambre des eaux et forêts. Il le fit prisonnier, et lui pardonna, lorsqu'il ne tenoit qu'à lui de le faire pendre. »Les Historiettes de Tallemant des Réaux, par M. Monmerqué (Paris, 1861). Lostanges Marie Renée Ménardeau ( -1709), fille et héritière des précédents, épouse François Louis de Lostanges ( -1692), chevalier, marquis de Béduer. Laurent, sixième fils des précédents, dit le « chevalier de Beduer », hérite de la seigneurie de Jarnioux ; lieutenant-colonel du régiment d'Aquitaine, il épouse Jeanne Desmarets. Leur second fils, Louis de Lostanges (1734-1758), seigneur de Jarnioux, est tué à la bataille de Lutzelberg. Sahuc de Planhol Jacques Michel Sahuc de Planhol, qui acquiert la seigneurie, est Trésorier de France en la généralité de Grenoble ; il épouse en 1747 Marie Anne Vaquet. Clavière En 1779, Charlotte (1756-1830), fille et héritière des précédents, épouse Gabriel de Clavière (1747-1824), conseiller du roi en la sénéchaussée et siège présidial de Lyon, qui devient ainsi seigneur de Jarnioux. Leurs descendants sont toujours propriétaires du château, qui est parfois appelé « château de Clavière ».
Armoiries Henry : d'argent, au cœur de gueules, marqué du nom de Jésus à l'antique d'or ; au chef d'azur, chargé d'un lion léopardé d'argent ; devise : DEDIT ILLI NOMEN QUOD EST SUPER OMNE NOMEN Lostanges : d'argent, au lion de gueule armé, lampassé, couronné d'azur, accompagné de cinq étoiles de gueules, mises en orle Sahuc de Plahol : d'or à trois rameaux de sinople plantés sur une terrasse du même et arc en chef d'un cœur enflammé de gueules soutenu d'un vol de sinople Clavière : écartelé : aux 1 et 4 d'azur au lion d'or soutenant de sa dextre une été (sic) d'argent, à la fasce de gueules brochante ; aux 2 et 3 de gueules à la main gantée d'argent mouvante du flanc dextre de l'écu, tenant deux faucons d'or longés de sable
Description Le château se présente comme une enceinte pentagonale que commande, dressé du côté de l'attaque, un grand donjon cylindrique. Les autres angles sont pourvus de tours rondes. Précédant cet ensemble, une barbacane carrée, encadrée par deux flanquements circulaires, est fermée par une tour-porte qui commandait un pont-levis. La chapelle castrale établie au-dessus de l'entrée principale lui donnait sa protection symbolique.
Le château se compose de bâtiments de styles différents, témoins des remaniements réalisés au cours des siècles. La construction d’origine, en pierres dorées du Beaujolais, date du . Six tours, dont le donjon qui atteint de hauteur, ont été ajoutées par la suite. Une aile Renaissance serait l’œuvre de l’architecte lyonnais Philibert Delorme.
L’entrée monumentale comportait un pont-levis, aujourd'hui remplacé par un pont de maçonnerie mais dont il subsiste des traces bien visibles. Au-dessus de la porte, on découvre les armoiries de la famille Henry.
Le site et le parc sont aussi inscrits.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Dictionnaire de la Noblesse, par M. de La Chenaye-Desbois (Paris, 1774) La seigneurie de Jarnioux en Lyonnais, par Paul de Varax La prébende de Jarnioux, par Raoul de Clavière .
Articles connexes Architecture militaire au Moyen Âge Château fort Fortification Liste des monuments historiques du Rhône Liste des châteaux du Rhône Jarnioux
Liens externes site internet officiel de la Mairie de Jarnioux
Jarnioux Jarnioux Jarnioux Catégorie:Monument historique dans le département du Rhône Catégorie:Monument historique inscrit en 1966