Clohars-Fouesnant est une commune rurale du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Ses habitants se nomment les Cloharsiens et les Cloharsiennes.

Géographie

Localisation

Clohars-Fouesnant est située à au sud de la préfecture Quimper, au centre du triangle formé par les trois routes reliant Bénodet-Fouesnant-Ty Glaz, à l'est (rive gauche) de l'Odet (dont la commune est littorale entre l'anse de Kerandraon et l'anse de Penfoul) et un peu au nord de l'océan Atlantique dont Clohars-Fouesnant est séparée par la station balnéaire de Bénodet.

Le pont de Cornouaille vignette|Le pont de Cornouaille. , ce pont qui enjambe l'Odet relie en fait les communes de Combrit-Sainte-Marine (rive droite) et de Clohars-Fouesnant (rive gauche).

Particularités géographiques vignette|gauche|L'anse de Penfoul, entre Clohars-Fouesnant et Bénodet, vue du Pont de Cornouaille. Le finage communal a des altitudes comprises entre le niveau de la mer et (dans l'angle nord-est du finage communal, à proximité du bourg de Pleuven), l'altitude moyenne étant de ; le bourg est situé à environ d'altitude. La commune est si plate que d'infimes hauteurs, à peine sensibles, portent le nom de « Menez » (« montagne » ou « hauteur » en breton) comme « Menez-Saint-Jean » ou « Menez Landu »Ceci est vrai dans toute la région, voir "Menez Bily" sur la route menant à Quimper ou "Menez Groas" à Bénodet. Cette platitude a aussi gêné l'écoulement des eaux par endroits, surtout dans la partie sud du territoire communal, longtemps marécageux, ce qui explique que le paludisme sévissait encore à Clohars-Fouesnant au .

« Clohars-Fouesnant, la seule commune du canton qui n'a pas de bourg ! » est une boutade souvent entendue, en raison de la faible étendue du bourg et de la quasi-absence de commerces pendant la seconde moitié du ; ceci est dû à la puissance des quatre familles seigneuriales locales, propriétaires de la quasi-totalité du patrimoine foncier communal et qui, refusant de vendre une partie de leurs terrains, ont bloqué toute possibilité de développement du bourg pendant longtemps. Les premiers lotissements construits pendant la décennie 1970 étaient excentrés (Les Palmettes, Kergarrec, Les Mélèzes, Keranscoët, etc.) et implantés principalement le long de la route départementale 34 Quimper-Bénodet le long de laquelle s'installent alors de nombreux commerces (à Prad Poullou, Menez Saint-Jean et au Drennec), le bourg continuant à être moribond et la commune prenant toutes les caractéristiques d'une cité-dortoir. On ne venait au bourg de Clohars que pour se rendre à la mairie, à l'église ou à l'école. Même la création de lotissements plus proches du bourg pendant la décennie 1980 (hameaux de An-Illis, de Ty-Lae...) ne permit pas de réanimer le bourg.

Il n'en a pas toujours été ainsi. Georges Bonder, né en 1897 et disparu en 1993, témoignait que le bourg était encore au début du « comme une couvée de poussins autour de la mère poule » (la mère poule c'était l'église et la couvée de poussins, les maisons aux toits de chaume, blotties contre elle). Le dimanche matin principalement régnait alors une forte animation : « tout le monde allait à la messe, et on venait même à Clohars des communes voisines» dit-il. « Ty-Ceis » (la « maison du centre » en français), première maison sans toit de chaume, fut d'abord une boulangerie, puis un café-tabac, épicerie, transformé ensuite en restaurant avec salle de danse qui prit en 1971 avec de nouveaux propriétaires le nom de « Le Commodore » et devint un bar-restaurant-discothèque fort connu dans la région ; devenu ensuite en 1989 le « Lady-Anne », il ferme en 1995, à la grande satisfaction des habitants du bourg gênés par les troubles du voisinage provoqués par un tel établissement en plein bourg. En dépit d'une tentative éphémère de réouverture en 1999-2000 sous le nom de « Ty-Gwen », le dernier commerce du bourg disparaît alors..

En conséquence, la répartition de l'habitat au sein du territoire communal est déséquilibrée au détriment du bourg et au profit de sa partie sud-ouest où l'axe de la route départementale 34 correspond à une véritable excroissance urbaine de la station balnéaire voisine de Bénodet (quartiers de Kercolin, Kerascoët, Ménez-Saint-Jean, Kerorian, Kergarec, Les Palmettes) et même plus au nord-ouest (Le Drennec, Ty Glas) présentant tous les aspects de la rurbanisation (ville-dortoir, forte consommation foncière en raison de la taille élevée de nombreuses propriétés, résidences secondaires ou principales, dont les jardins atteignent fréquemment plusieurs milliers de m). Le nouveau P.L.U. (Plan local d'urbanisme) en cours d'élaboration vise à diminuer d'au moins 30 % la consommation d'espace rural engendrée par les nouvelles constructions par rapport au rythme des dix années précédentes en ayant pour objectif de limiter à maximum la taille des nouvelles parcelles constructibles, suivant en cela le Document d'orientation et d'Objectif (D.D.O.) du Schéma de cohérence territoriale (S.C.O.T.) de l'Odet et ., qui regroupe Quimper Communauté, le Pays Glazik et le Pays fouesnantais.

Le reste du finage communal a conservé un caractère plus rural, surtout dans ses parties nord et est, ainsi qu'aux abords de l'Odet dans son extrême-ouest, avec quelques hameaux épars de moindre importance comme Kerouter à l'extrême-ouest, Squividan, Kerangouic et Keranrouz Vihan au nord ; le Golf de l'Odet contribue à conserver un aspect semi-rural à la partie sud de la commune. La commune a conservé dans ces zones un aspect bocager et ses routes étroites et sinueuses (comme Hent Castel, la route qui mène du bourg de Clohars-Fouesnant à Pleuven, ou la « Route de Kerhall » (dénommée « Route de Ty-Pin » pour sa partie bénodétoise), et plusieurs autres, ce qui lui procure un charme indéniable, mais nécessite des précautions de circulation pour les automobilistes.

L'achat de la « friche Bonder » (du nom de son ancien propriétaire, aussi ancien maire), située en plein cœur du bourg, en 2005 a permis à la municipalité de faire construire un ensemble d'habitations et un bâtiment accueillant des commerces et des services (une épicerie, une pizzeria à emporter, un salon de coiffure, un cabinet infirmier), donc de permettre la naissance d'un petit centre commercial. L'étendue de cette friche a aussi permis la construction de logement neufs à l'emplacement d'anciennes maisons devenues insalubres et donne au centre du bourg un aspect neuf assez surprenant pour un bourg dont l'histoire est pourtant ancienne.

Géologie

Un gisement de « terre à porcelaine » (kaolin) a été découvert en 1861 « dans la propriété de Bodinio, (…) sur une étendue de plusieurs hectares, d'une très facile exploitation et près d'un cours d'eau. Des échantillons de cette terre ayant été envoyés à Sèvres, il a été reconnu qu'ils étaient de la plus belle, de la plus pure qualité »..

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par divers petits cours d'eau.

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Clohars-FouesnantLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Plomelin à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Clohars-Fouesnant est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Fouesnant, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Quimper, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

La commune, bordée par l'estuaire de l'Odet, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d'urbanisme s'y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l'équilibre écologique du littoral, comme le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d'urbanisme le prévoit..

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (51 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (57,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (29,9 %), forêts (22,5 %), terres arables (18,3 %), zones urbanisées (16,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (7,1 %), prairies (2,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,7 %), eaux maritimes (0,4 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire Toponymie

Clohars vient de « Cluttuual », du vieux breton « clut » (réputé) et « gual » (valeureux). Le cartulaire de Quimper de 1086La datation du cartulaire ou pancarte de Quimper est discutée. cite la paroisse de Cloetgual. Puis on trouve : Parrochia Croezual Foenan (en 1285), Croezgual Foenant (vers 1330), Croezval (en 1349), Crozoual Foenant (en 1426), Clohal Foenant (en 1535), Clohar Foenant (en 1640). La paroisse faisait partie de l'ancien « Pou de Foënan »..

Blason

Préhistoire et Antiquité

Un tumulus et trois tombellesTombe formée d'une éminence de terre ont été trouvées à Bodinio.