vignette|Denier romain représentant une course de cheval sur le Champ de Mars Les ou ou sont des fêtes en l'honneur de Mars et célébrées les et , traditionnellement époque de l'année où les Romains préparaient de nouvelles campagnes militaires.
Des courses de chevaux, organisées sur le Champ de Mars, marquaient principalement les cérémonies.
Étymologie ou se décompose en *equi-curr-ia, du latin , cheval, .
Sources antiques
Varron définit les Equirria comme Varron, De la langue latine, VI, 3, 21 lire en ligne.. Paul Diacre, abréviateur de Festus, attribue leur création à Romulus Festus Grammaticus, De la signification des mots, II, EQUIRIA, lire en ligne.. Les Fastes d'Ovide précisent que ce sont des courses de chars à deux roues, les biges Ovide, Fastes, II, 858-860 lire en ligne.. Cette attribution à Romulus et à Mars est encore citée à la fin du par le polémiste chrétien TertullienTertullien, De spectaculis, 5..
Une autre source, plus tardive, se trouve au dans le de Jean le Lydien, fonctionnaire à Constantinople. Son ouvrage sur les festivités du calendrier, selon les termes de Georges Dumézil, est une compilation des textes plus anciens qui ont disparu. Il attribue l'organisation des premières courses de chars en février à la division du peuple romain en trois tribus réalisée par Romulus. Chaque tribu est représentée par un char, associé à une couleur et une divinité : rouge et Mars, blanc avec Jupiter, vert et Vénus, ou bien selon une autre source de Jean le Lydien, rouge avec Mars, blanc avec l'Air, vert à Flora, bleu pour Saturne ou Neptune. Georges Dumézil considère que les deux énoncés ne sont pas contradictoires, car Jupiter est une divinité aérienne et Flora renvoie à Antho (« Fleur » en grec), fille d'Amulius d'Albe, protectrice de Romulus et Remus comme Vénus. Le char vert est clairement associé à Rome, car les Romains considérait comme un mauvais signe que le char vert arrive dernier, et considéraient que Rome même avait perdu. Dumézil note que l'organisateur de la course Romulus n'y participe pas et n'engage pas de char qui le représenterait.
Analyse comparative Georges Dumézil retrouve le schéma tripartite indo-européen dans la division en trois factions, religieuse et céleste (blanc et Air/Jupiter), héroïque (rouge et Mars) et productrice (vert et Vénus/Flora/Rome) sous le regard royal, transcendant et non engagé. Dans sa comparaison mythologique entre la tradition romaine et celle de l'Inde védique, il propose un rapprochement avec la course de char décrites dans le rituel védique du , et dans celle des petits-fils de Yayati, où ce tripartisme apparaît dans les trois premiers chars, accompagnés du char royal, gagnant systématique d'une course truquée.
Références
Bibliographie
Liens externes Dictionnaire des antiquités
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