Villeneuve-Saint-Denis est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Géographie Localisation La commune est située à environ au sud-est de Lagny-sur-Marne.

Communes limitrophes

Géologie et relief L'altitude de la commune varie de à pour le point le plus haut, le centre du bourg se situant à environ d'altitude (mairie) Carte IGN classique.. Elle est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible..

Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Carte des réseaux hydrographique et routier de Villeneuve-Saint-Denis.

Le réseau hydrographique de la commune se compose de cinq cours d'eau référencés : le ru de la Folie, ., qui conflue avec le ru de la Hotte ; le fossé 01 du Bois Saint-Denis, . et ; le fossé 01 du Pré Boyau, ., et ; le ru du Gibet, ., qui confluent avec le ru de la Folie ; le fossé 01 du Bois Ripault, ., qui conflue avec le ru du Gibet ; La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de .

Gestion des cours d'eau Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie..

La commune fait partie du SAGE « Yerres », approuvé le . Le territoire de ce SAGE correspond au bassin versant de l’Yerres, d'une superficie de , parcouru par un réseau hydrographique de de long environ, répartis entre le cours de l’Yerres et ses affluents principaux que sont : le ru de l'Étang de Beuvron, la Visandre, l’Yvron, le Bréon, l’Avon, la Marsange, la Barbançonne, le Réveillon.. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le syndicat mixte pour l'assainissement et la gestion des eaux du bassin versant de l’Yerres (SYAGE), qualifié de « structure porteuse »site officiel du Syndicat mixte pour l'assainissement et la gestion des eaux du bassin versant de l’Yerres (SYAGE).

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Torcy à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité vignette|redresse=1.2|Carte des ZNIEFF de localisées sur la commune. L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Villeneuve-Saint-Denis comprend deux ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes... : la « Forêt de Crécy » (), couvrant du département. ; les « forêts d'Armainvilliers et de Ferrières » (), couvrant du département..

Urbanisme Typologie Au , Villeneuve-Saint-Denis est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (57,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (57,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53%), terres arables (36,4%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,8%), zones agricoles hétérogènes (4,5%), zones urbanisées (1,4 %)..

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover.... L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018..

Planification La commune, en 2019, avait engagé l'élaboration d'un plan local d'urbanisme. Un plan local d'urbanisme intercommunal couvrant le territoire de la communauté de communes de la Bassée - Montois était en élaboration...

Lieux-dits et écarts La commune compte lieux-dits administratifsContrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois... répertoriés consultables ici. (source : le fichier Fantoir) dont le Gibet, la Guette et la Dénicherie.

Quartiers Le village voit sa population augmenter avec la création de deux quartiers résidentiels, de 2017 à 2020. Une portion limitée à est créée ainsi que des ralentisseurs.

Logement En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de dont 75,2 % de maisons et 24,3 % d’appartements.

Parmi ces logements, 80,7 % étaient des résidences principales, 2,4 % des résidences secondaires et 17 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 71 % contre 27,1 % de locatairesStatistiques officielles de l'Insee.En raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %., dont 5,4 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU). et, 1,9 % logés gratuitement.

Voies de communication et transports Voies de communication

Transports La commune est desservie par la ligne (Tournan-en Brie - Val d'Europe) du réseau de bus Pays Briard.

Depuis , la commune est desservie en soirée par le bus Soirée Marne-la-Vallée - Chessy, permettant de relier la gare de Marne-la-Vallée - Chessy.

Toponymie Le nom de la localité est mentionné sous les formes Villa nova heati Dionysii en 1225Ernest Nègre - 1998 - Toponymie générale de la France - Page 1428. ; Villeneuve-Saint-Denis en 1801.

Au cours de la Révolution française, la commune porte les noms de Villeneuve-Franciade et de Villeneuve-l'Union.

De l'oïl ville et de l'adjectif féminin nova, « neuve ».

Le toponyme ville apparut sous les Mérovingiens aux , et se multiplia quand les monastères défrichèrent et mirent les « essarts » en culturePaul Bailly, 1989, Toponymie en Seine-et-Marne..

En 1674, l'Académie royale des sciences oublie d'indiquer Villeneuve-Saint-Denis sur la carte des environs de Paris, peut-être par confusion avec le village voisin de Villeneuve-le-Comte.

L'hagiotoponyme Saint-Denis fait référence à Denis de Paris, premier évêque de Paris, saint patron de l'ancienne chapelle du village.

Histoire Au début du , cité en 1217, Villeneuve-Saint-Denis naît au cœur de la forêt briarde avec l'arrivée des moines défricheurs. Les moines constituent alors de véritables sociétés d'agriculture. Le défrichement est long, ils sont aidés par l'arrivée des colons, des menuisiers et charpentiers.

Le village touche au domaine du roi de France, bordé par la forêt de Crécy. C'est alors une plaine de labourages sans vignes.

L'église d'alors était une forme de chapelle bâtie par Hugues Foucault, abbé de Saint-Denis. Elle n'existe plus, la bâtisse actuelle est vieille de .

Saint Denis a été saint patron de l'ancienne chapelle, d'où le nom du village, Sanctus Dionysus la Villa Nova, mais ensuite les habitants ont souhaité un second saint patron et ce fut sainte Christine. On trouve une seule sépulture : un des derniers seigneurs de la Guette.

Le hameau de la Guette, repérable par son château, est un fief assis sur la paroisse. Philippe le Bel en fit don à son valet de chambre, Dreux de la Guette, en 1307.

En 1522, les moniales cisterciennes de l'abbaye du Pont-aux-Dames à Couilly déclarent aux officiers du roi François Ier posséder cent dix arpents de terre et prés depuis la fondation de leur abbaye en 1226, aux charges de messes, prières et oraisons, lesquels héritages sont baillés à ferme d'argent à l'année pour un montant de 16 livres 10 sols, tant cens que rente pour chaque année au jour de saint MartinBerthault, L'Abbaye du Pont-aux-Dames, Paris-Meaux, 1878

Au on trouve un Jean de la Guette qui, pour honorer une dette, céda en 1554 la terre de la Guette.

En 1723, Pierre Martin est qualifié de seigneur de la Guette.

Le château de la Guette fut reconstruit au . Il devint la propriété des Rothschild. Pendant l'occupation allemande, il abritera des enfants juifs, souvent orphelinsLe château de la Guettedurant la Seconde Guerre mondiale. , il est aménagé en 32 logements sociaux.

L'école qui existait déjà en 1789, fut détruite par un incendie au . Elle fut reconstruite au début du grâce notamment à une souscription de F auprès des habitants, grandement aidés par le baron Edmond de Rothschild, grand-père de l'actuel baron Edmond.

La mairie fut détruite et reconstruite en même temps que l'école. Dans la salle du Conseil, des plaques honorent depuis le les enfants morts pour la France et les généreux donateurs : la baronne de Semellé et les Rothschild.

Du lavoir et de la grange aux dîmes (dernier vestige écroulé dans les années 1950), il ne reste plus rien aujourd'hui.