Presles-en-Brie (prononcé ) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Géographie Localisation Au cœur de la Brie, le village se situe à au sud de Gretz-Armainvilliers. vignette|centré|Localisation de la commune de Presles-en-Brie dans le département de Seine-et-Marne

Communes limitrophes vignette|centré|Carte des communes limitrophes de Presles-en-Brie.

Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Carte des réseaux hydrographique et routier de Presles-en-Brie.

Le réseau hydrographique de la commune se compose de huit cours d'eau référencés : la Marsange, longue de ., affluent de l'Yerres en rive droite, traverse la commune du nord au sud ; le ru des Monbarres, ., et ; le ru de la Queue Mahot, ., et ; le ru de la Berthélerie (cours d'eau naturel et chenal non navigable), ., affluents de la Marsange ; le canal de la Berthélerie, ., et ; le fossé 01 de l'Étang de Tizard, ., qui confluent avec le ru de la Berthélerie ; la rivière Barbançonne, longue de ., irrigue également l'est de la commune ; le cours d'eau 01 de la Commune de Presles-en-Brie, ., affluent de la Barbanconne. La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de .

Gestion des cours d'eau Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie..

La commune fait partie du SAGE « Yerres », approuvé le . Le territoire de ce SAGE correspond au bassin versant de l’Yerres, d'une superficie de , parcouru par un réseau hydrographique de de long environ, répartis entre le cours de l’Yerres et ses affluents principaux que sont : le ru de l'Étang de Beuvron, la Visandre, l’Yvron, le Bréon, l’Avon, la Marsange, la Barbançonne, le Réveillon.. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le syndicat mixte pour l'assainissement et la gestion des eaux du bassin versant de l’Yerres (SYAGE), qualifié de « structure porteuse »..

Réseau de communication et transports Au bord de la RN4, Presles est desservie par les bus 03 et 409 du réseau de bus du Pays Briard.

Les gares les plus proches sont les gares de Gretz et Tournan (Ligne E du RER et ligne P du Transilien).

Le village est traversé par la LGV Interconnexion Est.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Sud-ouest du bassin Parisien » et « Nord-est du bassin Parisien ».. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mandres-les-Roses à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité

vignette|redresse=1.2|Carte des ZNIEFF de localisées sur la commune. L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Presles-en-Brie comprend une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes..., la « forêt de la Léchelle et de Coubert » (), couvrant du département..

Urbanisme vignette|Vue sur Presles-en-Brie. Typologie Au , Presles-en-Brie est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Lieux-dits et écarts La commune compte lieux-dits administratifsContrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois... répertoriés consultables ici. dont Autheuil, Gagny, la Brosse, les Fontaines, Villepatour (source : le fichier Fantoir).

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (59,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52,1% ), forêts (34,2% ), zones urbanisées (4% ), zones agricoles hétérogènes (3,7% ), prairies (2,8% ), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2% ), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,3 %)..

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover.... L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018..

Planification La commune disposait en 2019 d'un plan local d'urbanisme approuvé.. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme..

Logement En 2017, le nombre total de logements dans la commune était de dont 84,6 % de maisons et 15 % d'appartementsEn raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %..

Parmi ces logements, 93,7 % étaient des résidences principales, 1,4 % des résidences secondaires et 4,9 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 78,3 % contre 20,1 % de locatairesStatistiques officielles de l'Insee, section Logement consulté le 3 juillet 2020 dont, 0,5 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU). et, 1,6 % logés gratuitement.

Toponymie vignette|Panneau à l'entrée du centre. Le nom de la localité est mentionné sous les formes Praticum au IXe siècle., Ecclesia de Praeriis vers 1150Archives nationales, L 877, n° 21. ; Praheriae en 1182Archives nationales, S 1175, n° 6. ; Praieres vers 1222 (Livre des vassaux). ; Praesles en 1276Longnon, II, 5. ; Parrochia de Praeriis en 1289Archives nationales, S 1175. ; Praelles en 1347Archives nationales, P 471, n° 451. ; Praelles lez Tournan en Brie en 1364Archives nationales, P 471, n° 499. ; Presles en Brye en 1579Archives nationales, S 1176..

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale fondée sur l'ancien français praerie, praierie « prairie », mot issu du latin pratum « pré », suivi du suffixe -arium, remplacé par -alia (latin pratalia).

En 1915, la commune, jusqu'alors nommée Presles, devient Presles-en-Brie. Cette modification est faite pour montrer l'attachement de la commune à la région et pour la différencier des autres communes homonymes.

Histoire Les informations de cette section sont issues d'un site webHistoire de Presles-en-Brie - sur PreslesHistorique.free.fr.

Préhistoire La découverte de silex (haches et lames) datant du Néolithique témoignent de la présence d'une population bien avant l'Âge du bronze.

Moyen Âge Après la découverte récente d'un habitat datant de l'époque mérovingienne, les documents les plus anciens retraçant l'histoire du village de Presles-en-Brie remontent au temps des Capétiens. La commune est caractéristique des campagnes briardes, bâtie autour d'une église romane en pierre.

La construction de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption aurait été effectuée au cours du . Toutefois, la présence d'appareillage en Opus Spicatum (dispositions de pierres en épis de blé sur le côté droit du portail) est caractéristique des constructions réalisées bien plus tôt du au . Il est fait état de deux nefs du , dont les piliers rectangulaires reposeraient sur des bases carrées datées du . Le portail serait, quant à lui, daté du , mais son origine reste encore une énigme, car en parfaite contradiction avec son environnement. La tour de grès qui y est accolée aurait été bâtie bien après la construction principale, vers la fin du XVe, début du .

Cette église est l'un des témoignages principaux de l'histoire passée de la commune. On y trouve aujourd'hui encore, de nombreuses gargouilles, culs-de-lampe et tombeaux.

Trois cloches ont été fondues au pour l'église : Marie Élisabeth en 1713, Maire Anne Josèphe en 1727 et Françoise en 1776.

À la Révolution française, la commune compte 550 habitants. Durant cette période, Presles sort de l'anonymat par le biais d'une riche famille de la noblesse française : les comtes et marquis de Jaucourt. Ils se domicilient au château de Presles (aujourd'hui détruit) jusqu'au .

Sous le Premier Empire, la légende dit que Napoléon serait passé par la commune, et qu'un soldat russe se serait noyé dans un lac. Depuis, ce lac se nomme Mare aux Russes. Napoléon aurait également surveillé la bataille de Mormant du haut du clocher de l'église.

En 1834, tout comme le reste de la région, la commune est frappée par l'épidémie de choléra.

Au , Presles est un village prospère. Des arbres fruitiers, notamment de la vigne, sont cultivés le long de la Marsange. Le , la gare de Presles est construite au hameau de Villepatour. Elle se situe sur la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville.

La guerre franco-prussienne de 1870 frappe la commune. De nombreux combats eurent lieu sur son territoire.