Guiclan est une commune française du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie vignette|gauche|Carte de la commune de Guiclan. Guiclan est une commune du Léon, située entre Morlaix et Landivisiau. Le finage communal est constitué par un morceau du plateau granitique du Léon, en pente douce vers le nord (son altitude maximale atteint à l'ouest de Kermat et s'abaisse jusque vers dans le nord du territoire communal), échancré par les vallées d'un fleuve côtier, la Penzé qui limite à l'est la commune, la séparant de Saint-Thégonnec et Taulé, et de deux de ses sous-affluents de rive gauche, le ruisseau de Cosquérou et le ruisseau du Guern (qui confluent plus en aval pour former l'Eon, affluent de rive gauche de la Penzé) ainsi qu'au sud-ouest par la vallée de l'Horn, un autre petit fleuve côtier qui se jette aussi dans la Manche ; l'altitude s'abaisse jusqu'à seulement à l'extrême nord du territoire communal qui forme une presqu'île de confluence entre la Penzé et un de ses petits affluents de rive gauche, juste à l'ouest du hameau de Penzé, situé principalement en Taulé. Les prairies sont nombreuses dans les fonds de vallée.

Le bourg de Guiclan est vers une centaine de mètres d'altitude, légèrement décalé au centre-est du territoire communal. Le paysage agraire est traditionnellement du bocage, du moins dans la partie sud de la commune (le nord est plus dénudé et plus venté et se rattache pour partie à la Ceinture dorée), avec un habitat dispersé en de nombreux écarts formés de hameaux (les principaux hameaux sont Saint-Jacques, Kermat, Revin, Trévilis, Locmenven, Kerbriant) et de fermes isolées, mais a été considérablement modifié ces dernières décennies :

Le village de Penzé, situé principalement dans les communes de Taulé et Plouénan, est aussi à la limite extrême nord de la commune de Guiclan.

Le nombre des exploitations agricoles ne cesse de diminuer : 256 en 1970, 205 en 1979, 185 en 1982, 66 en 2018 (14 éleveurs de porcs, 9 producteurs de lait et de viande bovine, 6 éleveurs de volailles, les autres pratiquant des productions multiples ou diverses, par exemple deux piscicultures.) ; leur taille moyenne augmente en conséquence.

La partie sud de la commune est traversée par la voie express RN 12 (sa construction avait provoqué un remembrement des terres agricoles dans la partie sud de la commune), et est desservie par l'échangeur de Kermat (ce hameau est traversé par l'ancienne route nationale 12, désormais simple RD 712).

Le Sentier de grande randonnée de pays « Tour du Pays de Morlaix » longe la vallée de la Penzé.

Communes limitrophes

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Penzé, le ruisseau le Quillivaron, l'Éon, le Guern, la rivière l'horn et divers autres petits cours d'eau.

La Penzé, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Plounéour-Ménez et se jette dans la baie de Morlaix entre les communes de Saint-Pol-de-Léon et de Carantec, après avoir traversé . Les caractéristiques hydrologiques de la Penzé sont données par la station hydrologique située sur la commune de Taulé. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 670 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1967 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le ..

Le Quillivaron, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Sauveur et se jette dans l'Élorn à Loc-Eguiner, après avoir traversé .

L'Éon, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans la Penzé à Plouénan.

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de GuiclanLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pleyber-Christ à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Guiclan est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Landivisiau, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (92,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (57,3 %), zones agricoles hétérogènes (31 %), forêts (4,2 %), prairies (3,1 %), zones urbanisées (3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,4 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes, Ploelan en 1277, Ploelen en 1279, Ploelane en 1292, Ploelan en 1330, 1363, Ploelent en 1371, Ploelan en 1407, 1516, Guiclan, paroisse de Ploulan en 1569, Guiglan en 1630.

Le nom de la localité procède du breton gwik- signifiant , et issu du latin vicus, et du breton lan .

Giglan ou Gwiglann en breton.

Histoire

Préhistoire : la grotte de Roc'h Toul vignette|gauche|La grotte de Roc'h-Toul. Environ trois à quatre cents lames en silex ont été trouvées à Roc'h Toul (la « Roche percée ») en Guiclan en 1868 par le docteur Le Hir de Morlaix dans une grotte de grès armoricainJoseph Déchelette, "Manuel d'archéologie préhistorique, celtique et gallo-romaine. I, Archéologie préhistorique", 1908, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61091937/f209.image.r=Guiclan.langFR. Le docteur Le Hir a aussi trouvé dans le voisinage de cette caverne dans un champ nommé Parc-ar-Plenen des traces d'activité humaine liées à cet habitat troglodytique datant de l'époque azilienne (environ ans)http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_0249-7638_1957_num_54_7_7853 Analyse des industries lithiques recueillies à Roc'h-Toul et Parc-ar-Plenen..

La grotte est classée monument historique. Elle abrite cinq espèces de chauves-souris et le site voit pousser une fougère protégée : l'Hyménophylle de Tunbridge.

Origines

Le nom de Feunteun-Bôl (« Fontaine de Pol ») laisse supposer que saint Pol serait passé par Guiclan.

Antiquité Des vestiges d'un habitat gaulois ont été identifiés à Locmenven..

Une voie romaine « venant de Plouénan passait par l'ouest de Guiclan, l'est de Guimiliau, Loc-Eguiner, Commana, puis venait se fondre à l'ouest de Botmeur avec la voie (...) de Quimper à Morlaix »René Kerviler, "Armorique et Bretagne : recueil d'études sur l'archéologie, l'histoire et la biographie bretonnes, publiées de 1873 à 1892", 1893, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57842440/f292.image.r=Guiclan.langFR. Des débris de tuiles datant de l'époque gallo-romaine ont été trouvés à Rugoloen et à Tréminou, et divers vestiges de la même époque à Kersangilly et Fagot.

L'historien Bernard Tanguy a écrit :

Moyen Âge

Le miracle de 1313

Selon le procès en canonisation de saint Yves, un grand miracle se serait produit en 1313 à Guiclan : la fille d'Alain de Bosnezne, prénommée Thyphaine, âgée de , serait morte, mais sa mère pria saint Yves, l'implorant de rendre vie à sa fille ; au moment de la mettre dans un linceul, elle aurait redonné des signes de vie et se serait ensuite remise complètement..

Les foires de Guiclan

En 1595, de grandes foires sont concédées, pour être organisées à Guiclan, par le roi Henri IV à Tanguy, seigneur de Kersauson et de Kersaint-Gilly. Vers le milieu du , les foires de Guiclan se tenaient les deuxièmes lundis de février, avril, juin, août, octobre et décembreEusèbe Girault de Saint-Fargeau, "Dictionnaire géographique, historique, industriel et commercial de toutes les communes de la France...", 1844-1846, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5549886c/f192.image.r=Guiclan.langFR.

La famille de Kersauson La maison seigneuriale de Kersauson, dont le nom signifie ville des Sausons (c'est-à-dire des Saxons, en fait des Anglais) disposait en 1260 des droits de haute justice, moyenne justice et basse justice. Les ancêtres de cette famille, des chefs de clan probablement, auraient fait partie des immigrants de Bretons insulaires venus des Îles Britanniques en Armorique aux , et Joseph-Marie de Kersauson de Penandreff, "Histoire généalogique de la maison de Kersauson", 1886, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55649073/f18.image.r=Guiclan.langFR.