Les épreuves masculines de steeple figurent au programme des Jeux olympiques depuis l'édition de 1900 à Paris. Courues sur et aux Jeux olympiques de 1900, sur aux Jeux olympiques de 1904, et sur aux Jeux olympiques de 1908, elles se disputent sur la distance de depuis les Jeux olympiques de 1920. Les femmes ne participent à l'épreuve du steeple que depuis les Jeux olympiques de 2008, à Pékin.

Avec deux médailles d'or remportées, le Finlandais Volmari Iso-Hollo, le Kényan Ezekiel Kemboi et le marocain Sofiane El-Bakkali sont les athlètes les plus titrés dans cette épreuve.

Les records olympiques du steeple sont actuellement détenus par le Kényan Conseslus Kipruto, auteur de en finale des Jeux olympiques de 2016, à Rio de Janeiro , et par la Bahreïnie Winfred Yavi, auteur de en finale des Jeux olympiques de 2024.

Éditions + Années 96 00 04 08 12 20 24 28 32 36 48 52 56 60 64 68 72 76 80 84 88 92 96 00 04 08 12 16 20 24TotalHommes X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X 25Femmes X X X X X 5

Hommes Historique 1900-1912

Le steeple fait partie des disciplines disputées lors des Jeux olympiques de 1900, à Paris, où deux épreuves se déroulent sur la distance de , le , et sur la distance de , le lendemain le . Le Canadien George Orton s'impose dans l'épreuve du et le Britannique John Rimmer remporte celle du .

Quatre ans plus tard, lors des Jeux olympiques de 1904, à Saint-Louis, la distance parcourue est de . La victoire revient à l'Américain Jim Lightbody, qui s'imposera quelques jours plus tard dans deux autres épreuves, le et le .

Lors des Jeux olympiques de 1908, à Londres, les organisateurs proposent un steeple, soit l'équivalent de . Le Britannique Arthur Russell enlève le titre olympique, devant son compatriote Archie Robertson et l'Américain John Eisele. Des caractéristiques de l'épreuve sont modifiées lors de ces Jeux : les haies n'ont plus qu'un yard de hauteur () et 2 pieds six pouces de profondeur (), la rivière fait quatre yards de largeur () et le nombre d'obstacles est limité à cinq par tour, spécificités devenant la norme internationale en athlétisme.

Aucune épreuve de steeple ne se déroule lors des Jeux olympiques de 1912, à Stockholm.

1920-1936

À partir des Jeux olympiques de 1920, toutes les épreuves de steeple se disputent sur la distance de . En 1920, à Anvers, le Britannique Percy Hodge s'adjuge le titre olympique dans le temps de , devant l'Américain Patrick Flynn et l'Italien Ernesto Ambrosini.

La Finlande, qui domine les épreuves de demi-fond et de fond dans les années 1920, s'impose lors des Jeux olympiques de 1924 par l'intermédiaire de Ville Ritola qui, au Stade de Colombes, s'impose dans le temps de , devant son compatriote Elias Katz et le Français Paul Bontemps. Ville Ritola remportera trois autres médailles d'or lors de ces Jeux.

Lors des Jeux olympiques de 1928, à Amsterdam, Le Finlandais Toivo Loukola enlève le titre olympique en , devançant ses deux compatriotes Paavo Nurmi et Ove Andersen. Loukola établit la meilleure performance jamais enregistrée sur steeple, le premier record du monde n'étant homologué par l'IAAF qu'à partir de 1954 Progression du record du monde du steeple masculin, www.iaaf.org, p.630, consulté le 18 mai 2019.

Les Finlandais maintiennent leur hégémonie lors des Jeux olympiques de 1932, à Los Angeles où Volmari Iso-Hollo remporte la finale en , devant le Britannique Thomas Evenson et l'Américain Joseph McCluskey.

En 1936, durant les Jeux olympiques de Berlin, Volmari Iso-Hollo devient le premier athlète à conserver son titre olympique sur steeple en s'imposant en devant son compatriote Kaarlo Tuominen et l'Allemand Alfred Dompert. En quatre éditions des Jeux olympiques, de 1920 à 1936, la Finlande remporte huit médailles dont quatre titres.

1948-1964

Lors des Jeux olympiques de 1948, à Londres, le Suédois Tore Sjöstrand s'adjuge le titre olympique dans le temps de et devance ses deux compatriotes Erik Elmsäter () et Göte Hagström ().

Quatre ans plus tard, aux Jeux olympiques de 1952 à Helsinki, l'Américain Horace Ashenfelter, auteur d'un record personnel à avant le début de la compétition, crée la surprise en s'imposant en finale en , record du monde non-officiel, devant le Soviétique Vladimir Kazantsev () et le Britannique John Disley ().

Aux Jeux olympiques de 1956, à Melbourne, le titre olympique revient au Britannique Chris Brasher, qui après avoir distancé ses quatre partenaires d'échappée à mètres de l'arrivée, remporte le titre dans le temps de . Mais, disqualifié dans un premier temps pour avoir bousculé ses adversaires dans le dernier tour, Brasher est finalement requalifié par le jury d'appel après trois heures de discussion. Le Hongrois Sándor Rozsnyói, premier détenteur officiel du record du monde, est médaillé d'argent en , le Norvégien Ernst Larsen complétant le podium en .

En 1960, lors des Jeux olympiques de Rome, le Polonais Zdzisław Krzyszkowiak, qui a amélioré le record du monde du steeple quelques semaines avant le début de la compétition, remporte la finale olympique disputée sous une très forte chaleur, dans le temps de . Il devance les Soviétiques Nikolay Sokolov () et Semyon Rzhishchin ().

Le Belge Gaston Roelants, champion d'Europe en titre et détenteur du record du monde depuis 1963, s'adjuge la médaille d'or des Jeux olympiques de 1964, à Tokyo, en établissant un nouveau record olympique en . Le Britannique Maurice Herriott prend la deuxième place en , juste devant le Soviétique Ivan Belyayev ().

1968-1984

Lors des Jeux olympiques de 1968, à Mexico, le Kényan Amos Biwott devient le premier athlète africain titré sur steeple. Il s'impose au sprint dans le temps de , devant son compatriote Benjamin Kogo () et l'Américain George Young (). Le champion olympique en titre Gaston Roelants, lâché après de course, se classe septième de l'épreuve.

Le Kényan Kipchoge Keino remporte le titre des Jeux olympiques de 1972, à Munich, en établissant un nouveau record olympique en après avoir porté une accélération à l'entame du dernier tour. Son compatriote Ben Jipcho se classe deuxième en et le Finlandais Tapio Kantanen troisième en . Amos Biwott, champion olympique en titre, termine à la sixième place.

Quatre ans plus tard, aux Jeux olympiques de 1976, à Montréal, le Polonais Bronisław Malinowski établit dès les séries un nouveau record olympique en , temps qu'améliore en finale le Suédois Anders Gärderud qui l'emporte en , améliorant à cette occasion son propre record du monde. Bronisław Malinowski s'adjuge la médaille d'argent en et l'Est-allemand Frank Baumgartl la médaille de bronze en .

Bronisław Malinowski obtient la consécration mondiale aux Jeux olympiques de 1980, à Moscou, marqués par le boycott d'une cinquantaine de nations, dont le Kenya où figure le détenteur du record du monde Henry Rono. Le Polonais remporte la course dans le temps de , devant le Tanzanien Filbert Bayi (), échappé dès le premier kilomètre et rejoint par Malinowski à de l'arrivée, et l'Éthiopien Eshetu Tura ().

Lors des Jeux olympiques de 1984, à Los Angeles, la victoire revient au Kényan Julius Korir () qui devance le Français Joseph Mahmoud () et l'Américain Brian Diemer ().

1988-2004

Le Kényan Julius Kariuki succède à son compatriote Julius Korir lors des Jeux olympiques de 1988, à Séoul, en établissant en finale un nouveau record olympique en . Il devance l'autre kényan Peter Koech, médaillé d'argent en et le Britannique Mark Rowland, médaillé de bronze en .

En 1992, aux Jeux olympiques de Barcelone, le Kenya réalise un triplé inédit : Matthew Birir s'impose en , devant Patrick Sang () et William Mutwol (), et ce en l'absence de Moses Kiptanui, champion du monde l'année passée et nouveau détenteur du record du monde qui n'a terminé que quatrième des sélections olympiques kényanes.

Lors des Jeux olympiques de 1996, à Atlanta, le Kényan Joseph Keter remporte la finale en , devant le triple champion du monde Moses Kiptanui () qui ne parviendra pas à décrocher un titre olympique. L'Italien Alessandro Lambruschini, qui a terminé au pied du podium en 1988 à Séoul et 1992 à Barcelone, obtient la médaille de bronze en , devant le champion olympique en titre Matthew Birir.

Quatre ans plus tard, lors des Jeux olympiques de 2000, à Sydney, le Kényan Reuben Kosgei, champion du monde en 1999, l'emporte en , devant son compatriote Wilson Boit Kipketer, deuxième en et le Marocain Ali Ezzine, troisième en . Bernard Barmasai, alors détenteur du record du monde, échoue à la quatrième place.

En remportant le titre des Jeux olympiques de 2004, à Athènes, Ezekiel Kemboi assure la sixième victoire kényane consécutive dans cette épreuve. Il s'impose dans le temps de , devant ses compatriotes Brimin Kipruto () et Paul Kipsiele Koech (). Le Qatarien et ancien kényan Saif Saaeed Shaheen, champion du monde en 2003, ne participe pas à la compétition en vertu du règlement olympique qui oblige d'être naturalisé depuis au moins trois ans pour être sélectionnable.

Depuis 2008 thumb|Conseslus Kipruto, champion olympique en 2016 et actuel détenteur du record olympique. Brimin Kipruto, médaillé d'argent à Athènes, s'adjuge la médaille d'or des Jeux olympiques de 2008, à Pékin, dans le temps de , devançant au sprint le Français Mahiedine Mekhissi () qui est le premier à empêcher un doublé kényan sur steeple depuis 1984 et Joseph Mahmoud, dernier médaillé olympique français dans cette épreuve. L'autre Kényan Richard Mateelong remporte la médaille de bronze en alors que le tenant du titre Ezekiel Kemboi termine à la place à plus de six secondes de Kipruto.

Lors des Jeux olympiques de 2012, à Londres, Ezekiel Kemboi remporte pour la deuxième fois la médaille d'or du steeple, huit ans après son dernier sacre obtenu à Athènes, devenant à cette occasion le deuxième athlète après le Finlandais Volmari Iso-Hollo (vainqueur en 1932 et 1936) à s'adjuger deux titres olympiques dans cette épreuve. Il s'impose en après avoir fait la différence dans l'ultime ligne droite après le passage de la dernière rivière, devant Mahiedine Mekhissi () qui obtient sa deuxième médaille d'argent olympique consécutive, et l'autre Kényan Abel Mutai () .

Le Kényan Conseslus Kipruto remporte les Jeux olympiques de 2016, à Rio de Janeiro après avoir pris la tête à la mi-course en compagnie d'Ezekiel Kemboi et de l'Américain Evan Jager. Après une accélération placée à de l'arrivée, Kipruto s'impose dans le temps de , nouveau record olympique, devant Evan Jager, deuxième en . Ezekiel Kemboi, troisième de la course, est finalement disqualifié pour avoir empiété la ligne intérieure sur plusieurs appuis, laissant la médaille de bronze à Mahiedine Mekhissi, initialement quatrième de la course en , qui devient à cette occasion le seul athlète à remporter trois médailles olympiques sur steeple après ses deux médailles d'argent obtenus en 2008 et 2012.

En 2021 à Tokyo, le Marocain Soufiane el-Bakkali met fin à l'hégémonie kényane sur le 3 000 m steeple en remportant la finale en . Cette domination kényane durait sans discontinuer depuis les Jeux de 1980 à Moscou, où le Kenya était absent pour cause de boycott. Derrière el-Bakkali, le vice-champion du monde éthiopien Lamecha Girma décroche l'argent en 8 min 10 s 38, tandis que le Kényan Benjamin Kigen sauve l'honneur de son pays en arrachant le bronze en 8 min 11 s 45. Conseslus Kipruto, champion olympique en 2016, n'avait lui pas réussi à se qualifier pour ces Jeux Olympiques.

Palmarès 3 000 m steeple 1920 1924 1928 1932 1936 1948 1952 1956 1960 1964 1968 1972 1976 1980 1984 1988 1992 1996 2000 2004 2008 2012 2016 2020 2024

Autres distances Des épreuves de steeple ont également été disputées lors des Jeux olympiques sur des distances différentes du : sur et en 1900, sur en 1904 , et sur (2 miles) en 1908.

+ÉditionDistance Or Argent Bronze1900 1904 1908 10 min 47 s 8 10 min 48 s 4 11 min 00 s 8

Multiples médaillés