Le relais 4 × 100 mètres masculin figure au programme des Jeux olympiques depuis l'édition de 1912 à Stockholm. Les femmes participent à cette épreuve depuis les Jeux de 1928, à Amsterdam.
Les records olympiques de la discipline sont actuellement détenus, chez les hommes, par l'équipe de Jamaïque (Nesta Carter, Michael Frater, Yohan Blake et Usain Bolt), qui établit le temps de en finale des Jeux olympiques de 2012, à Londres (record du monde), et par l'équipe des États-Unis chez les femmes (Tianna Madison, Allyson Felix, Bianca Knight et Carmelita Jeter), créditée de lors des mêmes Jeux (record du monde également).
Les États-Unis sont la nation la plus titrée côté masculin et féminin. À titre individuel, les athlètes comptant le plus de médailles d'or dans cette discipline (3) sont les Américains Frank Wykoff chez les hommes et Evelyn Ashford chez les femmes.
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Hommes Historique
1912-1936 thumb|left|upright=1.2|Le relais 4 × américain (Jesse Owens, Ralph Metcalfe, Foy Draper et Frank Wykoff) titré lors des Jeux olympiques de 1936, à Berlin. L'épreuve du relais 4 × 100 mètres fait sa première apparition olympique à l'occasion des Jeux olympiques de 1912, à Stockholm. Lors de la demi-finale, l'équipe de Grande-Bretagne, composée de David Jacobs, Henry Macintosh, Victor d'Arcy et William Applegarth) atteint pour la première fois les 0 dixième (43 s), derrière les Américains arrivés en 5, mais disqualifiés pour passage du témoin hors-zone. Lors de la demi-finale, l'équipe de Suède (Ivan Möller, Charles Luther, Ture Person et Knut Lindberg) porte ce record à 42 s 5, devant la Hongrie en 42 s 9. Ces deux performances ne sont pas reconnues par l'IAAF comme les premiers records du monde, au contraire de l'équipe d'Allemagne (Otto Röhr, Max Herrmann, Erwin Kern et Richard Rau), qui le même , lors de la demi-finale court en 3 dixièmes. Lors de la finale, la Grande-Bretagne remporte la médaille d'or devant la Suède, seconde en 42 s 6. La médaille de bronze n'est pas attribuée, à la suite de la disqualification du relais allemand pour une faute de passage du témoin .
Lors de la finale du relais 4 × des Jeux olympiques de 1920, la victoire revient aux États-Unis qui alignent Charley Paddock, vainqueur du , Jackson Scholz, Loren Murchison et Morris Kirksey, deuxième sur . Les quatre athlètes établissent un nouveau records du monde de la spécialité en et devancent le relais français composé de René Lorain, René Tirard, René Mourlon, Émile Ali-Khan (), et le relais suédois (Agne Holmström, William Pettersson, Sven Malm et Nils Sandström) .
En 1924, lors des Jeux olympiques de Paris, l'équipe des États-Unis (Frank Hussey, Louis Clarke, Alfred LeConey et Loren Murchison) s'impose en finale dans le temps de , établissant un nouveau record du monde. L'équipe de Grande-Bretagne, composée de Harold Abrahams, le champion olympique du , Wilfred Nichol, Walter Rangeley et Lancelot Royle, se classe deuxième en après avoir également battu le record du monde en séries en . Les Pays-Bas (Jacob Boot, Harry Broos, Jan de Vries, et Marinus van den Berge) terminent troisièmes en .
Les États-Unis obtiennent un nouveau sacre olympique en 1928 à Amsterdam. L'équipe, composée de Frank Wykoff, James Quinn, Charley Borah et Henry Russell, s'impose en et devance l'Allemagne (Georg Lammers, Richard Corts, Hubert Houben et Helmut Körnig) et la Grande-Bretagne (Cyril Gill, Teddy Smouha, Walter Rangeley et Jack London) . Le Canada, qui aligne en dernier relayeur le champion olympique du Percy Williams, est disqualifié en finale.
Quatre ans plus tard, aux Jeux olympiques de 1932 à Los Angeles, les États-Unis se passent de leur meilleurs sprinteurs en finale, Eddie Tolan et Ralph Metcalfe, respectivement premier et deuxième de l'épreuve individuelle. La course est remportée par leurs compatriotes Robert Kiesel, Emmett Toppino, Hector Dyeret Frank Wykoff en , nouveau record du monde. L'Allemagne (Helmut Körnig, Fritz Hendrix, Erich Borchmeyer et Arthur Jonath) termine deuxième en , devant l'Italie (Giuseppe Castelli, Ruggero Maregatti, Gabriele Salviati et Edgardo Toetti), troisième en .
Lors des Jeux olympiques de 1936, à Berlin, le titre est remporté par l'équipe des États-Unis, composé de Jesse Owens, médaillé d'or dans trois autres épreuves, dont celles des sprints courts , Ralph Metcalfe, Foy Draper et Frank Wykoff, qui remporte son troisième succès consécutif dans cette épreuve après 1928 et 1932 . Les États-Unis réalisent en finale un nouveau record du monde en et deviennent le premier relais de l'histoire à descendre sous la barrière des 40 secondes . L'équipe d'Italie (Orazio Mariani, Gianni Caldana, Elio Ragni et Tullio Gonnelli) se classe deuxième en et l'équipe d'Allemagne (Wilhelm Leichum, Erich Borchmeyer, Erwin Gillmeister et Gerd Hornberger) troisième en alors que l'équipe des Pays-Bas est disqualifiée. Marty Glickman et Sam Stoller, écartés du relais américain au profit d'Owens et de Metcalfe le jour de la course, provoque une polémique et a mené à des accusations d'antisémitisme envers le Comité olympique des États-Unis .
1948-1964 thumb|upright=1.2|L'Équipe unifiée d'Allemagne (Armin Hary, Martin Lauer, Bernd Cullmann et Walter Mahlendorf) remporte le titre olympique en 1960.
En 1948, lors des Jeux olympiques de Londres, la victoire revient une nouvelle fois aux États-Unis qui s'imposent en finale dans le temps de , en alignant dans l'ordre Barney Ewell, Lorenzo Wright, Harrison Dillard (champion olympique sur ) et Mel Patton (champion olympique sur ). La Grande-Bretagne (John Archer, Jack Gregory, Alastair McCorquodale et Kenneth Jones) termine deuxième en et l'Italie (Michele Tito, Enrico Perucconi, Antonio Siddi et Carlo Monti) troisième en .
Quatre ans plus tard, en 1952 aux Jeux olympiques d'Helsinki, les États-Unis s'imposent en avec Dean Smith, Harrison Dillard, qui signe son deuxième succès consécutif dans cette épreuve, Lindy Remigino, champion olympique sur , et Andy Stanfield, médaillé d'or sur . L'Union soviétique remporte la médaille d'argent en (Boris Tokarev, ,Levan Kalyayev, Levan Sanadze et Vladimir Sukharev) et la Hongrie la médaille de bronze en (László Zarándi, Géza Varasdi, György Csányi et Béla Goldoványi .
Aux Jeux olympiques de 1956, à Melbourne, l'équipe des États-Unis, composée de Ira Murchison, Leamon King, Thane Baker et Bobby Joe Morrow, titré par ailleurs individuellement sur et , l'emportent en et améliorent de 3/ de seconde le vieux record du monde établi par leurs homologues lors des Jeux de 1936. L'Union soviétique (Leonid Bartenyev, Boris Tokarev, Yuriy Konovalov et Vladimir Sukharev) se classe deuxième en et l'Équipe unifiée d'Allemagne (Lothar Knörzer, Leonhard Pohl, Heinz Fütterer et Manfred Germar) troisième en .
Lors des Jeux olympiques de 1960, à Rome, les États-Unis (Budd, Norton, Johnson et Sime) subissent leur première défaite depuis 1920 en étant disqualifiés lors de la finale pour passage de témoin hors limite, après avoir pourtant remporté la course dans le temps de . L'Équipe unifiée d'Allemagne, composée de Bernd Cullmann, Armin Hary (champion olympique sur ), Walter Mahlendorf et Martin Lauer, devient championne olympique en , égalant le record du monde qu'elle avait déjà réalisée la veille lors des séries. L'Union soviétique (Gusman Kosanov, Leonid Bartenyev, Yuriy Konovalov et Edvin Ozolin) obtient la médaille d'argent en et la Grande Bretagne (Peter Radford, David Jones, David Segal et Nick Whitehead) la médaille de bronze en .
À partir des Jeux olympiques de 1964, l'épreuve se dispute sur une piste de 8 couloirs. Au Stade olympique de Tokyo, la victoire revient à l'équipe des États-Unis composée de Paul Drayton, Gerald Ashworth, Richard Stebbins et Bob Hayes, champion olympique sur quelques jours plus tôt, qui établit un nouveau record du monde en . Les Américains devancent l'équipe de Pologne (Andrzej Zieliński, Wiesław Maniak, Marian Foik et Marian Dudziak), deuxième en et l'équipe de France (Paul Genevay, Bernard Laidebeur, Claude Piquemal et Jocelyn Delecour), troisième en également .
1968-1984 thumb|left|Larry Black, champion olympique du 4 × en 1972. Lors des Jeux olympiques de 1968, à Mexico, l'équipe de Jamaïque, amenée par Lennox Miller, établit à deux reprises un nouveau record du monde : lors des séries puis lors des demi-finales. Le lendemain, en finale, le relais des États-Unis composé de Jim Hines et Charles Greene, respectivement premier et troisième de l'épreuve du , Melvin Pender et Ronnie Ray Smith, s'impose dans le temps de ( au chronométrage électronique) et améliore d'un centième de seconde le record du monde établi la veille. L'équipe de Cuba (Hermes Ramírez, Juan Morales, Pablo Montes et Enrique Figuerola) remporte la médaille d'argent en () alors que l'équipe de France (Gérard Fenouil, Jocelyn Delecour, Claude Piquemal et Roger Bambuck) s'adjuge la médaille de bronze comme à Tokyo quatre ans plus tôt, en établissant un nouveau record d'Europe en (). La Jamaïque termine au pied du podium .
En 1972, en finale des Jeux olympiques de Munich, les États-Unis (Larry Black, Robert Taylor, Gerald Tinker et Eddie Hart) remportent la médaille d'or en établissant un nouveau record du monde en . Ils devancent l'Union soviétique (Aleksandr Kornelyuk, Vladimir Lovetskiy, Juris Silovs et en dernier relayeur le champion olympique du Valeriy Borzov), médaillé d'argent en , et l'Allemagne de l'Ouest (Jobst Hirscht, Karlheinz Klotz, Gerhard Wucherer et Klaus Ehl), médaillée de bronze en .
Quatre ans plus tard, aux Jeux olympiques de 1976, à Montréal, les États-Unis décrochent un nouveau titre olympique en alignant Harvey Glance, John Wesley Jones, Millard Hampton et Steve Riddick en dernier relayeur. En réalisant le temps de , ils devancent l'équipe de République démocratique allemande composée de Manfred Kokot, Jörg Pfeifer, Klaus-Dieter Kurrat et Alexander Thieme (), et l'équipe d'Union soviétique composée de Aleksandr Aksinin, Nikolay Kolesnikov, Juris Silovs et Valeriy Borzov () .
Les Jeux olympiques de 1980 sont marqués par le boycott d'une cinquantaine de nations, dont les États-Unis. À Moscou, chez elle, la victoire revient à l'équipe d'Union soviétique (Vladimir Muravyov, Nikolay Sidorov, Andreï Prokofiev et Aleksandr Aksinin) qui s'impose dans le temps de . Elle devance l'équipe de Pologne (Zenon Licznerski, Leszek Dunecki, Marian Woronin et Krzysztof Zwoliński), deuxième en , et l'équipe de France (Patrick Barré, Pascal Barré, Hermann Panzo et Antoine Richard), troisième en . La Grande-Bretagne, qui aligne en deuxième relayeur dans la ligne droite opposée le champion olympique du Allan Wells, ne termine que quatrième de la finale .
Lors des Jeux olympiques de 1984, les États-Unis renouent avec le succès et remportent la médaille d'or en établissant en finale un nouveau record du monde en . Les Américains alignent dans l'ordre Sam Graddy, médaillé d'argent sur , Ron Brown, quatrième sur , Calvin Smith, alors détenteur du record du monde du et Carl Lewis, vainqueur du et du et titré par ailleurs au saut en longueur lors de ces Jeux. La Jamaïque (Al Lawrence, Greg Meghoo, Don Quarrie et Ray Stewart) se classe deuxième en et le Canada (Ben Johnson, Tony Sharpe, Desai Williams et Sterling Hinds) troisième en .
1988-2004 thumb|upright=0.8|Carl Lewis, champion olympique du 4 × en 1984 et 1992.