Le triple saut masculin figure au programme des Jeux olympiques depuis la première édition, en 1896 à Athènes. Les femmes ne participent à cette épreuve que depuis les Jeux olympiques de 1996, à Atlanta.

Avec trois médailles d'or remportées consécutivement de 1968 à 1976, l'ex-Soviétique Viktor Saneïev est l'athlète masculin le plus titré dans cette épreuve. La Camerounaise Françoise Mbango Etone détient quant à elle le record de victoires chez les femmes avec deux titres en 2004 et 2008.

Les records olympiques de la discipline sont actuellement détenus par l'Américain Kenny Harrison, crédité de en finale des Jeux olympiques de 1996, et par la Vénézuélienne Yulimar Rojas, auteure d'un nouveau record du monde en lors des Jeux olympiques de 2020, à Tokyo.

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Hommes Historique 1896-1912

Le triple saut fait partie des douze épreuves d'athlétisme au programme des premiers Jeux olympiques de l'ère moderne disputés en 1896 au Stade panathénaïque d'Athènes. La finale se déroule le et met aux prises sept concurrents. L'Américain James Connolly s'impose avec un saut à , devant le Français Alexandre Tuffèri () et le Grec Ioánnis Persákis () . Son style de saut est également contesté , Connolly est le seul sauteur à exécuter un cloche-pied puis une foulée avant son saut. Après consultation des règlements, confirmant que le mouvement de Connolly n'était pas interdit, le jury valide le saut et désigne l'Américain vainqueur, ce dernier devenant officiellement le premier champion olympique de l'ère moderne .

Quatre ans plus tard, à la Croix-Catelan de Paris, l'Américain Meyer Prinstein s'adjuge le titre des Jeux olympiques de 1900 en franchissant . James Connolly, vainqueur à Athènes, se classe deuxième de l'épreuve, devant l'autre américain Lewis Sheldon .

Meyer Prinstein remporte une nouvelle victoire aux Jeux olympiques de 1904 à Saint-Louis, avec la marque de , devant ses compatriotes Frederick Engelhardt et Robert Stangland . Aux Jeux de 1900 et 1904, figurent également des épreuves du triple saut sans élan que remporte l'Américain Ray Ewry.

En 1908, lors des Jeux olympiques de Londres, la victoire revient au Britannique Tim Ahearne qui s'impose avec la marque de , nouveau record olympique, devant le Canadien Garfield MacDonald et le Norvégien Edvard Larsen .

Le titre des Jeux olympiques de 1912, à Stockholm, est remporté sur son sol par le Suédois Gustaf Lindblom avec la marque de , devant ses deux compatriotes Georg Åberg et Erik Almlöf .

1920-1936

Le concours du triple saut des Jeux olympiques de 1920, à Anvers, est remporté par le Finlandais Vilho Tuulos avec la marque de , performance constituant un nouveau record du monde de la discipline. Les Suédois Folke Jansson et Erik Almlöf sont respectivement deuxième et troisième de l'épreuve .

Lors des Jeux olympiques de 1924, au Stade de Colombes, l'Australien Nick Winter s'adjuge le titre olympique en et devance l'Argentin Luis Bruneto et le champion olympique en titre Vilho Tuulos .

Quatre ans plus tard, aux Jeux olympiques de 1928 à Amsterdam, la victoire revient au Japonais Mikio Oda qui apporte à son pays sa première victoire olympique. Il s'impose grâce à un saut à réalisé lors des qualifications mais pris en compte pour la finale, devant l'Américain Levi Casey et devant Vilho Tuulos qui obtient sa troisième médaille olympique consécutive .

Le Japonais Chuhei Nambu, quatrième à Amsterdam, succède à son compatriote Mikio Oda en s'imposant lors des Jeux olympiques 1932 de Los Angeles . Il améliore à cette occasion le record du monde détenu par Oda en atteignant la marque de , et devance le Suédois Erik Svensson et l'autre japonais Kenkichi Oshima.

Lors des Jeux olympiques de 1936, à Berlin, Naoto Tajima offre une troisième victoire olympique consécutive pour le Japon en remportant la finale avec un saut à , nouveau record du monde. Il devance son compatriote Masao Harada et l'Australien Jack Metcalfe, l'ancien détenteur du record du monde .

1948-1964

Lors des Jeux olympiques de 1948, à Londres , le Suédois Arne Åhman remporte le titre olympique sous de fortes intempéries avec la marque de , devant l'Australien George Avery () et le Turc Ruhi Sarıalp () .

Quatre ans plus tard, en finale des Jeux olympiques de 1952 à Helsinki, le Brésilien Adhemar Da Silva améliore de son propre record du monde en atteignant la marque de à son deuxième essai, avant de porter ce record à à son cinquième essai . Premier brésilien champion olympique de la discipline, il devance largement le Soviétique Leonid Shcherbakov () et le Vénézuélien Arnoldo Devonish ().

Adhemar Da Silva conserve son titre olympique à l'occasion des Jeux olympiques de 1956, à Melbourne. Il l'emporte avec un saut à , améliorant le record olympique qu'avait établi l'Islandais Vilhjálmur Einarsson en début de concours avec . Einarsson décroche la médaille d'argent et le Soviétique Vitold Kreyer la médaille de bronze () .

Aux Jeux olympiques de 1960 à Rome, le Polonais Józef Szmidt, qui a porté le record du monde à avant ces Jeux, devenant officiellement le premier athlète à atteindre la limite des , remporte le titre en améliorant le record olympique avec la marque de , établi à son troisième essai. Il devance les Soviétiques Vladimir Goryayev () et Vitold Kreyer () qui obtient sa deuxième médaille de bronze consécutive .

Józef Szmidt décroche une nouvelle médaille d'or lors des Jeux olympiques de 1964 à Tokyo, où il améliore son propre record olympique en effectuant, à son ultime essai, un saut à . Les Soviétiques Oleg Fedoseyev () et Victor Kravchenko () complètent le podium .

1968-1984

Lors des Jeux olympiques de 1968, à Mexico, cinq records du monde du triple saut sont améliorés . Le , lors des qualifications, l'Italien Giuseppe Gentile atteint par vent nul la marque de et améliore de le record du monde de Józef Schmidt. Le lendemain, en finale, à sa première tentative, l'Italien porte son record à , avant que le Soviétique Viktor Saneïev n'améliore d'un centimètre le record du monde de Gentile avec (), réussi à son troisième essai. Puis, le Brésilien Nelson Prudêncio ajoute au record du monde du Soviétique en établissant la marque de au cinquième essai (). Enfin, à son sixième et dernier essai, Viktor Saneïev établit le quatrième record du monde de la journée, son deuxième personnel, en atteignant la marque de , bénéficiant là-encore d'un vent favorable de . Entre le début et la fin du concours le record du monde a été amélioré de . Viktor Saneïev décroche son premier titre olympique, devant Nelson Prudêncio et Giuseppe Gentile.

Quatre ans plus tard, aux Jeux olympiques de 1972 à Munich, Viktor Saneïev conserve son titre olympique en s'imposant avec un triple-bond à réussi au premier essai. Il devance de justesse l'Est-allemand Jörg Drehmel, champion d'Europe en 1971, deuxième avec , et Nelson Prudêncio qui obtient le bronze après l'argent de Mexico, avec la marque de .

Viktor Saneïev devient l'athlète le plus titré aux Jeux olympiques en s'adjugeant un troisième titre consécutif à l'occasion des Jeux olympiques de 1976. À Montréal, le Soviétique réalise à son cinquième essai et devance l'Américain James Butts () et le Brésilien João Carlos de Oliveira (), détenteur du record du monde depuis la saison 1975 .

Lors des Jeux olympiques de 1980, le Soviétique Jaak Uudmäe obtient la consécration olympique en s'imposant avec la marque de qu'il établit à son troisième essai. Il devance Viktor Saneïev qui à , échoue à de son quatrième titre olympique consécutif (), João Carlos de Oliveira se classant troisième du concours pour la deuxième fois consécutive () .

En 1984, aux Jeux olympiques de Los Angeles, et en l'absence des pays du bloc de l'Est pour cause de boycott, la victoire revient à l'Américain Al Joyner qui réalise la marque de dès son premier essai, devançant son compatriote Mike Conley avec et le Britannique Keith Connor avec .

1988-2004

Le Bulgare Khristo Markov, champion du monde en 1987 et détenteur du record d'Europe avec , remporte le titre des Jeux olympiques de 1988, à Séoul, en établissant en finale un nouveau record olympique avec , et ce à sa première tentative. Il devance trois athlètes soviétiques : Ihar Lapchyne (), Aleksandr Kovalenko () et Oleg Protsenko () .

Quatre ans plus tard, aux Jeux olympiques de 1992, à Barcelone, l'Américain Mike Conley établit un nouveau record olympique avec dès son deuxième essai, avant de réaliser à sa sixième et dernière tentative, performance au-delà du record du monde mais non homologuée en raison d'un vent de supérieur à la limite autorisée . Conley devance son compatriote Charles Simpkins () et le Bahaméen Frank Rutherford ().

Lors des Jeux olympiques de 1996, à Atlanta, l'Américain Kenny Harrison s'adjuge le titre olympique en devançant le détenteur du record du monde britannique Jonathan Edwards qui avait réalisé lors de son titre mondial obtenu l'année passée à Göteborg. Kenny Harrison, qui atteint la marque de à son troisième essai et améliore ainsi de le record olympique de Mike Conley, devance de Jonathan Edwards () et de le Cubain Yoelbi Quesada () .

Jonathan Edwards obtient la consécration olympique lors des Jeux olympiques de 2000, à Sydney, en s'imposant avec la marque de qu'il établit à son troisième essai. Il devance le Cubain Yoel García, médaillé d'argent avec et le Russe Denis Kapustin, médaillé de bronze avec .

Le concours du triple saut des Jeux olympiques de 2004, à Athènes, couronne le Suédois Christian Olsson, champion du monde en 2003 à Paris, qui réalise à son deuxième essai, signant un nouveau record national. Dans ce concours, quatre de ses sauts sont supérieurs à celui du second, le Roumain Marian Oprea qui réalise avec sa meilleure performance de la saison. La médaille de bronze est remportée par le Russe Danila Burkenya avec .

Depuis 2008

Lors des Jeux olympiques de 2008, à Pékin, le Portugais Nelson Évora, champion du monde en 2007, devient champion olympique en établissant la meilleure performance mondiale de l'année avec la marque de , réussie à sa quatrième tentative. Il devance sur le podium le Britannique Phillips Idowu, deuxième avec , et le Bahaméen Leevan Sands qui établit un nouveau record national avec .

L'Américain Christian Taylor, champion du monde en 2011, remporte le titre des Jeux olympiques de 2012, à Londres, en réalisant la meilleure performance mondiale de l'année avec (), réalisée à son quatrième essai . Il devance son compatriote Will Claye, médaillé d'argent avec et le champion d'Europe en titre italien Fabrizio Donato, médaillé de bronze avec .

Aux Jeux olympiques de 2016, à Rio de Janeiro, Christian Taylor devient le cinquième athlète de l'histoire à remporter deux titres olympiques au triple saut. Il conserve son titre en effectuant à son sixième et dernier essai son meilleur saut de l'année avec , devançant Will Claye, de nouveau deuxième avec , et le Chinois Dong Bin () qui améliorent tous les deux leur record personnel.

En l'absence de Christian Taylor, double champion olympique et quadruple champion du monde, blessé après une rupture d'un tendon d'Achille, la médaille d'or aux Jeux olympiques de Tokyo est remportée par le Portugais Pedro Pichardo qui réalise un triple-bond à à son troisième essai, améliorant de son propre record national. Le Chinois Zhu Yaming, qui bat également son record personnel, à son cinquième essai, avec , remporte la médaille d'argent alors que le Burkinabé Hugues Fabrice Zango s'adjuge la médaille de bronze avec . Au terme d'un concours très dense, Will Claye se classe de la finale avec , l'Algérien Yasser Triki terminant avec (nouveau record national).

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