Le saut en hauteur masculin figure au programme des Jeux olympiques depuis la première édition, en 1896 à Athènes. Les femmes participent à cette épreuve depuis les Jeux de 1928, à Amsterdam.

Avec deux médailles d'or remportées, la Roumaine Iolanda Balaș et l'Allemande Ulrike Meyfarth sont les athlètes les plus titrées dans cette épreuve. Aucun athlète masculin n'est parvenu à remporter le titre olympique à deux reprises.

Les records olympiques de la discipline sont actuellement détenus par l'Américain Charles Austin, auteur de en finale des Jeux olympiques de 1996, à Atlanta, et par la Russe Yelena Slesarenko, créditée de lors des Jeux olympiques de 2004, à Athènes.

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Hommes Historique 1896-1912 thumb|left|Irving Baxter, champion olympique du saut en hauteur en 1900. Le saut en hauteur fait partie des douze épreuves d'athlétisme au programme des premiers Jeux olympiques de l'ère moderne disputés en 1896 au Stade panathénaïque d'Athènes. En l'absence notable de l'Américain Michael Sweeney, le meilleur spécialiste de la hauteur de la fin du , la victoire revient à son compatriote Ellery Clark, titré par ailleurs dans l'épreuve du saut en longueur, qui s'impose avec la marque de , devant deux autres Américains : Robert Garrett et James Connolly à égalité avec . Cinq athlètes prennent part à la compétition.

Lors des Jeux olympiques de 1900, à Paris, l'Américain Irving Baxter, qui règne sur les championnats nationaux des États-Unis depuis quatre années, remporte le concours en franchissant la hauteur de , devançant l'Irlandais Patrick Leahy et le Hongrois Lajos Gönczy . À Paris, Irving Baxter s'impose également dans le concours du saut à la perche.

Aux Jeux olympiques de 1904, à Saint-Louis, six athlètes issus de trois nations participent à la compétition. L'Américain Samuel Jones s'impose avec , devant son compatriote Garrett Serviss et l'Allemand Paul Weinstein .

Quatre ans plus tard, lors des Jeux olympiques de 1908, à Londres, l'Américain Harry Porter s'adjuge le titre olympique en franchissant une barre à . Trois athlètes sont ex æquo pour la deuxième place avec : le Français Géo André, le Hongrois István Somodi et l'Irlandais Con Leahy .

En 1912, lors des Jeux olympiques de Stockholm, l'Américain George Horine figure parmi les favoris de la compétition en étant le premier homme à avoir franchi les , en 1912, performance considérée comme le premier record du monde officiel de la discipline. Mais Horine rate son concours et ne se classe que troisième de la compétition avec la marque de , devancé par son compatriote Alma Richards, vainqueur avec et l'Allemand Hans Liesche, deuxième avec .

De 1900 à 1912, se déroulent par ailleurs les épreuves de saut en hauteur sans élan. L'Américain Ray Ewry remporte les trois premières éditions alors qu'en 1912, son compatriote Platt Adams l'emporte devant son frère, Benjamin.

1920-1936 thumb|Harold Osborn, champion olympique en 1924. L'hégémonie américaine sur la discipline se poursuit lors des Jeux olympiques de 1920, à Anvers. Richmond Landon y remporte le titre en franchissant plus précisément, nouveau record olympique . Son compatriote Harold Muller est médaillé d'argent avec et le Suédois Bo Ekelund médaillé de bronze ( également).

En 1924, aux Jeux olympiques de Paris, l'Américain Harold Osborn remporte la finale en établissant un nouveau record olympique avec alors que, quelques mois auparavant, à Urbana, il avait amélioré le record du monde en le portant à . Son compatriote Leroy Brown () et le Français Pierre Lewden () se classent respectivement deuxième et troisième de l'épreuve . Lors de ces Jeux de 1924, Osborn remportera également l'épreuve du décathlon.

Quatre ans plus tard, en 1928 aux Jeux olympiques d'Amsterdam, l'Américain Robert King s'adjuge le titre olympique avec la marque de , devant son compatriote Benjamin Hedges, deuxième avec , et le Français Claude Ménard, troisième avec . Derrière Robert King, un barrage est organisé car quatre athlètes avaient réalisés ce saut de : Hedges, Ménard, le Philippin Simeon Toribio et le champion olympique en titre Harold Osborn qui ne termine finalement que de l'épreuve .

Pour la première fois depuis 1896, le titre olympique du saut en hauteur échappe à un athlète américain. En finale des Jeux olympiques de 1932, à Los Angeles, c'est en effet le Canadien Duncan McNaughton qui s'impose après barrages . Il franchit tout d'abord une barre à 1,97 m tout comme trois autres concurrents, Simeon Toribio et les deux Américains Robert Van Osdel et Cornelius Johnson. À , tous les essais des quatre concurrents sont infructueux, la barre redescend par conséquent à , et c'est sur une seule tentative que McNaughton franchit cette hauteur et devient champion olympique. Van Osdel et Toribio se classent respectivement deuxième et troisième de l'épreuve.

En 1936, lors des Jeux olympiques de Berlin, Cornelius Johnson remporte le titre en établissant un nouveau record olympique avec . Quelques jours plus tôt, au cours des sélections olympiques américaines, à New York, il avait porté le record du monde à , performance égalée lors ces mêmes sélections par son compatriote David Albritton. Ce dernier se classe deuxième à Berlin en réalisant un saut à , devançant au nombre d'essai manqués Delos Thurber, le troisième américain de cette finale. Le Finlandais Kalevi Kotkas, champion d'Europe en 1934, termine au pied du podium .

1948-1964 thumb|left|Valeriy Brumel, champion olympique en 1964 et vice-champion olympique en 1960. Lors de la finale des Jeux olympiques de 1948, à Londres, les concurrents doivent faire face à un sautoir détrempé à la suite d'averses qui se sont abattues quelques minutes plus tôt sur le Stade de Wembley. L'Australien John Winter remporte le concours en étant le seul à franchir , à son premier essai, et en utilisant la technique du ciseauJohn Winter est le dernier lauréat olympique avec la technique du ciseau.. Le Norvégien Bjørn Paulson et l'Américain George Stanich complètent le podium avec un saut à .

Quatre ans plus tard, lors des Jeux olympiques de 1952 à Helsinki, l'Américain Buddy Davis efface à sa première tentative une barre à , nouveau record olympique. Il devance sur le podium son compatriote Kenneth Wiesner () et le Brésilien José Telles da Conceição (). En 1953, Davis portera le record du monde du saut en hauteur à .

L'Américain Charles Dumas, qui a dépossédé Buddy Davis de son record du monde quelques mois avant le début des Jeux olympiques de 1956 avec , remporte le titre olympique à Melbourne en franchissant la hauteur de à son troisième et dernier essai. Son compatriote Charles Porter est médaillé d'argent avec et le Soviétique Igor Kashkarov médaillé de bronze avec . Durant cette finale, le record olympique est égalé ou amélioré à neuf reprises par ces trois athlètes .

Le titre du saut en hauteur masculin des Jeux olympiques de 1960, à Rome, est remporté par le Soviétique Robert Shavlakadze, qui bat de trois centimètres son record personnel pour franchir à son premier essai et établir un nouveau record olympique. Il devance son compatriote de 18 ans Valeriy Brumel, qui franchit lui aussi , mais à son deuxième essai, et le favori américain John Thomas (), qui avait amélioré le record du monde à quatre reprises lors de la saison 1960, et porté ce record à . Le Soviétique Viktor Bolshov, qui avait également franchi la hauteur de et égalé le précédent record olympique, termine au pied du podium .

En 1964, en finale des Jeux olympiques de Tokyo, Valeriy Brumel et John Thomas sont les seuls à franchir la barre de , au premier essai, mais le Soviétique est désigné vainqueur au bénéfice de la barre précédente à (record olympique égalé) qu'il avait passé à sa première tentative. John Rambo, l'autre américain, est médaillé de bronze avec . Valeriy Brumel, champion d'Europe en 1962, détient alors le record du monde avec , record qu'il a amélioré à six reprises de 1961 à 1963 .

1968-1984 thumb|Dick Fosbury, champion olympique en 1968. Le concours du saut en hauteur des Jeux olympiques de 1968 se déroule à Mexico, en altitude. Les athlètes américains Ed Caruthers et Dick Fosbury égalent tour à tour le record olympique en franchissant une barre à , les regards se focalisent particulièrement sur Dick Fosbury qui est le premier athlète à sauter dos à la barre en grande compétition alors que la technique en vigueur à l'époque est le rouleau ventral. Caruthers, Fosbury et le Soviétique Valentin Gavrilov, champion d'Europe en 1969, effacent ensuite tous les trois la barre de à leur premier essai, mais à la hauteur suivante, seuls Fosbury (à son premier essai) et Caruthers (à son deuxième essai) parviennent à franchir . Le titre revient finalement à Dick Fosbury à la barre suivante qui est le seul à franchir , et ce à sa troisième et dernière tentative.

Lors des Jeux olympiques de 1972, à Munich, la victoire revient au Soviétique Jüri Tarmak qui est le seul à franchir, avec la technique du rouleau ventral, la hauteur de , à son deuxième essai. L'Est-allemand Stefan Junge et l'Américain Dwight Stones, qui utilise la technique du Fosbury-flop, se classent respectivement deuxième et troisième du concours avec .

Dwight Stones, qui a porté le record du monde à quelques jours avant le début des Jeux olympiques de 1976, figure parmi les favoris au titre olympique. À Montréal, en finale, le Polonais Jacek Wszoła, le Canadien Greg Joy, le Soviétique Sergey Budalov et Dwight Stones sont les quatre athlètes à franchir . À la barre suivante, seuls Wszoła (à son premier essai) et Joy (à son deuxième essai) effacent la barre de , mais le Polonais s'adjuge finalement le titre olympique en étant le seul à franchir , à sa deuxième tentative, améliorant d'un centimètre le record olympique de Dick Fosbury établi en 1968 . Dwight Stones se classe troisième du concours, comme à Munich quatre ans plus tôt.

Les Jeux olympiques de 1980 à Moscou sont marqués par le boycott d'une cinquantaine de nations, en particulier des sauteurs en hauteur des États-Unis ou d'Allemagne de l'Ouest dont le meilleur spécialiste, Dietmar Mögenburg, a égalé le record du monde de quelques semaines avant le début de ces Jeux. En finale, quatre athlètes franchissent synonyme de nouveau record olympique : les Allemands de l'Est Gerd Wessig, Jörg Freimuth et Henry Lauterbach et le tenant du titre Jacek Wszoła, codétenteur du record du monde avec . Tous franchissent ensuite la barre suivante à , à leur premier essai à l'exception de Gerd Wessig qui la passe à sa deuxième tentative . Wessig prend ensuite la tête du concours en étant le seul à effacer à son premier essai, Wszoła et Freimuth s'y reprenant à deux fois. Le titre olympique revient finalement à Gerd Wessig qui franchit seul la barre à (à son premier essai), puis qui établit un nouveau record du monde à la barre suivante avec , réussi à son deuxième essai. Il tente ensuite vainement .

En l'absence des athlètes du bloc soviétique pour cause de boycott, le titre du saut en hauteur masculin aux Jeux olympiques d'été de 1984, à Los Angeles, revient à Dietmar Mögenburg qui parvient à franchir toutes ses barres à son premier essai : , , , , puis . Il devance sur le podium le Suédois Patrik Sjöberg () et le Chinois Zhu Jianhua (), qui était pourtant l'un des principaux favoris au titre en ayant porté le record du monde à quelques jours avant le début de ces Jeux. À la quatrième place, figure Dwight Stones qui réalise également mais qui est départagé avec le Chinois en raison d'un échec à .

1988-2004 thumb|left|upright=1.3|Javier Sotomayor, champion olympique en 1992 et médaillé d'argent en 2000.