Landivisiau est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Située dans le nord du département, la ville est la capitale historique du cheval breton (foire aux chevaux annuelle).

Géographie

Situation

Landivisiau se trouve en bordure sud du plateau de Léon, juste au nord de la vallée de l'Élorn, fleuve côtier venant des monts d'Arrée et qui se jette, après avoir traversé Landerneau, dans la rade de Brest ; son tracé sert de limite communale avec Loc-Eguiner et forme un coude juste à la limite sud de la commune (l'Élorn coule sud-nord en amont de Landivisiau, est-ouest en aval), où ce cours d'eau reçoit un affluent de rive droite, le Quillivaron, qui sépare Landivisiau de Lampaul-Guimiliau et, plus à l'est, de Guiclan ; à l'ouest le ruisseau de Kerfeunteniou, un autre affluent de rive droite de l'Élorn qui se jette dans celui-ci en aval de Landivisiau, sert de limite communale avec Bodilis ; au nord la limite de la commune avec Plougourvest, son ancienne paroisse-mère, est totalement artificielle, ne s'appuyant sur aucun fait naturel.

Les altitudes s'échelonnent entre (sur le plateau du Léon, au nord du finage communal) et (au niveau du Moulin Neuf, là où l'Élorn quitte le territoire communal).

Landivisiau possède un bois, le bois de Coatmeur, situé à l'est de la ville, sur une butte formée par la presqu'île de confluence entre le Quillivaron et un de ses affluents.

Landivisiau fait partie de la communauté de communes du Pays de Landivisiau et traditionnellement du pays Chelgen. L'aire urbaine de Landivisiau regroupe, outre Landivisiau, les communes de Lampaul-Guimiliau et Guimiliau.

Communes limitrophes

Transports

Landivisiau est en bordure de la voie express RN 12, à de Brest et de Saint-Brieuc ; la ville est desservie par deux échangeurs, l'un à l'ouest, l'autre à l'est de la ville, qui ont facilité l'essor de la zone artisanale et industrielle du Vern, située au nord de la voie express. Antérieurement, le tracé de l'ancienne RN 12 passait en plein cœur de la ville de Landivisiau.

Landivisiau est aussi desservie par une gare (excentrée au sud de la ville car le tracé de la voie ferrée emprunte la vallée de l'Élorn) située sur la Ligne de Paris-Montparnasse à Brest, où s'arrêtaient par le passé certains trains express, et qui a suscité la création de la zone industrielle du Fromeur. Désormais, cette gare n'est plus desservie que par des TER, les TGV Atlantique ne s'y arrêtant pas. Landivisiau fut aussi entre 1912 et 1946 un carrefour ferroviaire, la ligne ferroviaire à voie métrique exploitée initialement par les Chemins de fer armoricains allant de Plouescat à Rosporden, et exploitée à partir de 1921 par les Chemins de fer départementaux du Finistère y croisant celle des Chemins de fer de l'Ouest, c'est-à-dire la ligne ferroviaire actuelle.

L'aéroport de Brest-Bretagne est l'aéroport commercial le plus proche de Landivisiau, la base d'aéronautique navale de Landivisiau étant exclusivement militaire.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Élorn, le ruisseau le Quillivaron et divers autres petits cours d'eau.

L'Élorn, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Sizun et se jette dans la rade de Brest entre les communes de Plougastel-Daoulas et de Le Relecq-Kerhuon, après avoir traversé .

Le Quillivaron, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Sauveur et se jette dans l'Élorn à Loc-Eguiner, après avoir traversé .

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de LandivisiauLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Servais à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Landivisiau est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Landivisiau, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Landivisiau, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (62,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (28,7 %), zones agricoles hétérogènes (23,4 %), zones urbanisées (22,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (14,4 %), forêts (7 %), prairies (3,9 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Landeviziau en 1232, Landiviziau en 1309..

Landivisiau vient du breton lann qui signifie « ermitage » et de saint Thivisiau qui est à l'origine du patronyme de Gwisiau (Vizio).

En breton, Landivisiau est orthographié .

Histoire Origines Son origine provient de cet établissement monastique datant du Haut Moyen Âge et jusqu'à la Révolution française, Landivisiau resta une simple trève dépendante de la paroisse de Plougourvest.

Dates clés vignette|Gare de Landivisiau, en 1905.

1292 : apparition du nom Landeviziau. 1309 : changement de nom pour Landivisiau. 1497 : construction de la chapelle Saint-Guénal. 1590 : début de la construction du clocher de l'église. Entre 1610 et 1620 : construction de la chapelle Sainte-Anne. 1856 : transfert de la chapelle Sainte-Anne dans le cimetière. 1875 : construction de la chapelle Notre-Dame-de-Lourdes. 1958 : destruction des anciennes halles. 1960 : construction des nouvelles halles. 1963-1965 : construction de la base aéronavale de Landivisiau. 1982 : inauguration de la nouvelle mairie. 2007-2008 : construction de la nouvelle caserne des pompiers. 2007 : inauguration de la nouvelle piscine.

Préhistoire et Antiquité

Deux chambres sépulcrales contenant des traces de crémation ainsi que quelques objets archéologiques furent découverts en 1888 sous un dolmen situé dans un tumulus situé à Ker-huella par Paul du ChâtellierJournal des débats politiques et littéraires, n° du 15 avril 1888, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k464273h/f3.image.r=Landivisiau?rk=665239;2 et Alexandre Bertrand, Découverte du tumulus-dolmen de Ker-huella, près Landivisiau (Finistère) par M. Paul du Châtelier, "Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres", 1888, consultable https://www.persee.fr/doc/crai_0065-0536_1888_num_32_2_69445.

La voie romaine allant de Morlaix à Brest suivait de très près le tracé emprunté par la suite par l'ancienne route nationale 12, passant donc par Saint-Thégonnec, Landivisiau, La Roche-Maurice et LanderneauRené Kerliver, "Étude critique sur la géographie de la presqu'île armoricaine au commencement et à la fin de l'occupation romaine", 1874, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57839621/f81.image.r=Landivisiau?rk=5214618;0.

Moyen Âge

La châtellenie de Daoudour (mot breton signifiant en français « Deux-Eaux ») s'étendait entre le haut cours de l'Élorn et la rivière de MorlaixArthur de La Borderie, Les grandes seigneuries de Bretagne. La vicomté ou principauté de Léon, "Revue de Bretagne et de Vendée", 1889, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207871k/f108.image.r=Daoudour?rk=21459;2.

La seigneurie de Coëtmeur appartenait au à Yvon de Coëtmeur, seigneur du dit lieu et de Daoudour (ces deux lieux étant alors dans la paroisse de Plougourvest) et aussi seigneur de Kermilin en Tréflaouénan et de Lescoat en Plouguin.. Au , elle appartint à la maison de Tournemine. Le Chevalier de Fréminville écrit en 1844 qu' « on voyait naguère, dans l'église de Landivisiau, le tombeau d'un chevalier armé, François de TournemineFrançois de Tournemine, né en 1495 à Tréflaouénan., seigneur de Coëtmeur, Kermilin et Lescoët. On l'a entièrement détruit ». Le château du Daoudour est vendu à François de Tournemine en 1550 par la vicomtesse de Rohan.

La juridiction de Daoudour et Coëtmeur, une des quatre juridictions du Léon, s'exerçait à Landivisiau, mais la localité resta une simple trève de Plougourvest jusqu'en 1792.. Mais Landivisiau, mieux située sur l'axe Brest-Morlaix et dans la vallée de l'Élorn, qui fournissait de l'énergie aux moulins, a tôt dépassé sa paroisse-mère, dès la fin du Moyen Âge. Devenue capitale économique et administrative (un subdélégué y était installé) du pays chulod, Landivisiau avait deux fois plus d'habitants que Plougourvest dès 1700, quatre fois plus vers 1900, six fois plus vers 1960 et huit fois plus au début du Jean Rohou, Fils de ploucs, tome 1, 2005, éditions Ouest-France, ..

La foire Saint-Mathieu de Landivisiau a été créée initialement en 1429 en pleine campagne à Coatsabiec, alors en Plougourvest (désormais en Bodilis). Ne trouvant pas à se loger dans les environs, les marchands passaient la nuit sur place, brûlant du bois pour se réchauffer. À la suite d'un incident survenu en 1768 (la foule tua un exempt [un policier] et blessa deux gendarmes qui voulaient arrêter un mendiant), la foire fut transférée à LandivisiauJean Rohou, "Fils de ploucs", tome 2, 2007, éditions Ouest-France, ..

Époque moderne

L'essor de l'activité toilière