Couilly-Pont-aux-Dames est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.
Au dernier recensement de , la commune comptait . Géographie Localisation vignette|gauche|redresse=0.75|Localisation de la commune de Couilly-Pont-aux-Dames dans le département de Seine-et-Marne Couilly-Pont-aux-Dames est située à au sud de Meaux sur la rive droite du Grand Morin.
Communes limitrophes La commune est limitrophe de : Quincy-Voisins, Saint-Germain-sur-Morin, Bouleurs, Condé-Sainte-Libiaire, Villiers-sur-Morin, et avec quelques mètres au cadastre, Montry et Coutevroult.
Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Carte des réseaux hydrographique et routier de Couilly-Pont-aux-Dames.
Le réseau hydrographique de la commune se compose de huit cours d'eau référencés : la rivière le Grand Morin, longue de ., affluent en rive gauche de la Marne, marque la limite sud-ouest de la commune, ainsi que : un brasNature en attente de mise à jour. de . ; un bras de . ; un bras de . ; un bras de . ; le ru du Mesnil, ., conflue avec le Grand Morin près de Pont-aux-Dames ; le ru du Corbier, ., conflue avec le Grand Morin au moulin de TalméSite de la mairie, Son Patrimoine - Les moulins et le Grand-Morin ; le canal du Grand Morin, latéral au Grand Morin, de ., qui se jetait, jusqu'en 1963, dans le Canal de Meaux à Chalifert au niveau de la commune de Esbly ; Par ailleurs, son territoire est également traversé par l’aqueduc de la Dhuis.
La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de .
Gestion des cours d'eau Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie..
La commune fait partie du SAGE « Petit et Grand Morin », approuvé le . Le territoire de ce SAGE comprend les bassins du Petit Morin () et du Grand Morin ().. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le syndicat Mixte d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SMAGE) des 2 Morin, qualifié de « structure porteuse »site officiel du Syndicat Mixte d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SMAGE) des 2 Morin.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Changis-sur-Marne à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel....
Urbanisme Typologie Au , Couilly-Pont-aux-Dames est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Bailly-RomainvilliersUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant quatorze communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Bailly-Romainvilliers comprend cinq villes-centres (Bailly-Romainvilliers, Crécy-la-Chapelle, Esbly, Magny-le-Hongre, Quincy-Voisins) et neuf communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (45,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (47,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (44,3% ), zones urbanisées (32,5% ), forêts (22% ), prairies (0,6% ), zones agricoles hétérogènes (0,6 %)..
Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover.... L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018..
Planification La loi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Pays créçois, approuvé le ..
La commune, en 2019, avait engagé l'élaboration d'un plan local d'urbanisme., qui en date du de la même année était approuvé et mis en place.
Lieux-dits et écarts La commune compte lieux-dits administratifsContrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois... répertoriés consultables ici. dont Martigny (source : le fichier Fantoir).
Logement En 2017, le nombre total de logements dans la commune était de dont 85 % de maisons (maisons de ville, corps de ferme, pavillons, etc.) et 14,1 % d'appartementsEn raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %..
Parmi ces logements, 90,3 % étaient des résidences principales, 2,7 % des résidences secondaires et 7 % des logements vacants.
La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 83,4 % contre 14 % de locataires Statistiques officielles de l'Insee, section « Logement » consulté le 3 octobre 2020 dont, 0,1 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU). et, 2,6 % logés gratuitement.
Voies de communication et transports Voies de communication
Transports La commune est desservie par : la gare de Couilly - Saint-Germain - Quincy du T14 (liaison Esbly - Crécy-la-Chapelle anciennement branche de la ligne P du Transilien) ; le réseau de bus Brie et 2 Morin, avec les lignes 4, 12 et 19 ; le réseau de bus Meaux et Ourcq, avec les lignes 12, 70 et 73.
Toponymie Le nom Colliacum ou Coulliacum est attesté très tôt dans plusieurs documents administratifs, notamment dans une charte de Charles le Chauve en 853Couilly-aux-Dames, son histoire, puis au cours des siècles suivants sous les formes Cuelly, Coully-en-Brie et Couilly. Il s'agit vraisemblablement d'une formation toponymique gauloise ou gallo-romaine. Le second élément est apparemment le suffixe d'origine gauloise *-(i)ākoPierre-Yves Lambert, La langue Gauloise, édition errance 1994. . devenu *-(I)ACU en gallo-roman et généralement latinisé en -(i)acum, -(i)aco, -(i)acus dans les textes. Suffixe locatif à l'origine, il désigne à l'époque romaine la propriété.
Albert Dauzat et Charles Rostaing estiment que le premier élément Couill- est issu de l'anthroponyme latin ColiusAlbert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 . ., explication reprise par Ernest NègreErnest Nègre, Toponymie générale de la France, tome I, Librairie Droz S.A., Genève 1990, .. Ils postulent tous un *Coli-acu. Cependant, cette tradition des études toponymiques depuis Henri d'Arbois de Jubainville qui consiste à expliquer le premier élément des noms en -acum par un nom de personne est de plus en plus remise en question par les toponymistes modernes, notamment à la lumière des nouvelles connaissances apportées sur la langue gauloiseVoir par exemple Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003.. Michel Roblin pense que Couilly provient du latin collis, « colline ».
Le nom de Couilly-Pont-aux-Dames est né du rattachement du village de Couilly au hameau de Pont-aux-Dames, par délibération du conseil municipal le . Situé dans la partie est du village actuel, ce hameau s’appelait « Hameau du Rus ». Il a changé de nom après l’installation de l’abbaye des religieuses bernardines et est devenu Pont-aux-DamesD’après le site de la mairie de l’office de tourisme de Couilly Pont aux Dames..
Histoire Il est question de Couilly dans une charte de Charles le Chauve datant de 853, en faveur de l'abbaye des Fossés qui deviendra plus tard Saint-Maur. En 1096, les religieux de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés qui possédaient des terrains sur la rive gauche du Morin, offrirent à l'église de Couilly des reliques de saint Georges qui prit ce saint comme vocable. En 1100, Couilly et Saint-Germain-lès-Couilly formaient deux paroisses distinctes tout en étant à l'origine qu'un seul et même bourg séparé par un pont sur le Morin. Le territoire originel de ce bourg s'étendait loin car Montry et Esbly en ont été séparés pour les ériger en cures au .