Le Cloître-Pleyben est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie

Le Cloître-Pleyben est située à au nord-est de Quimper et à de la mer. La commune est proche du parc naturel régional d'Armorique qui commence sept kilomètres plus au nord. Le territoire communal forme un plateau bosselé compris entre 140 et d'altitude, le point culminant se trouvant à l'ouest-sud-ouest du bourg, au sud du hameau de Quinquis Ivin ; le bourg lui-même est situé à d'altitude. Ce plateau est échancré par quelques vallons encaissés formés par des affluents de rive droite de l'Aulne, le principal étant le Ster Goanez qui prend sa source au sud du bourg de Loqueffret et sert ensuite de limite communale à l'est avec Plonévez-du-Faou ; ou des affluents de rive gauche de la Douffine comme le Ster Roudou, venu de Lannédern et qui sert un temps, ainsi qu'un de ses affluents, de limite communale à l'ouest avec Brasparts.

Ses habitants sont les Cloîtriens et les Cloîtriennes.

Le bourg d'importance modeste, a tendance à s'étirer vers le sud-est jusqu'aux hameaux de Prajou-Marie et Gars ar Garo ; l'habitat rural est dispersé en hameaux (villages dans le vocabulaire local), les principaux étant ceux de Garz ar Goff au sud-est ; de Kerrouet, Kergadoret, Kerdantet et Le Manoir à l'est ; de Kerauffret, Menez Rouz, Botmézer et Le Rest au nord-est ; de Trévoën, Cleuz Coat, Coat Hiz Ven (près de la chapelle Saint-Jean), Coat Caër et Guen Graonic au nord-ouest ; de Cleuz Guen, Quinquis Ivin, Kerizella, Cleuziou Meur, Leïn ar Forn, Leïnon, Goazigou et Kermontet au sud-ouest.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Stêr Goanez, le ruisseau stêr roudou et divers autres petits cours d'eau.

Le Ster Goanez, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Loqueffret et se jette dans le canal de Nantes à Brest à Saint-Thois, après avoir traversé .

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique du Cloître-PleybenLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Brennilis à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Le Cloître-Pleyben est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pleyben - Châteaulin, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (95,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (47,2 %), zones agricoles hétérogènes (35,6 %), prairies (12,6 %), zones urbanisées (2,4 %), forêts (2,2 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le Cloître provient du latin claustrum signifiant monastère, enceinte en raison d'un monastère qui aurait été fondé par les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Les variantes orthographiques « Cloistre », « Le Clostre », « Cloestre » ont été relevées au cours du Moyen Âge. Le Cloître est une ancienne trève de la paroisse de Pleyben sous l'Ancien Régime, faisant partie de l'évêché de Cornouaille..

Par décret en date du , la commune portera désormais le nom de Le Cloître-PleybenJournal officiel du 2 juin 1955, page 5602.

Histoire Préhistoire et Antiquité Plusieurs habitats néolithiques ont été trouvés sur le territoire communal (souterrains du Quinquis et de Cleuz-Guen) attestant une sédentarisation humaine..

L'ancienne voie romaine, devenue le chemin dénommé Hent-Ahès au Moyen Âge, « venant de Carhaix passait par Plouguer, Le Pénity en Landeleau, le Respidal en Collorec, au sud du Cloître-Pleyben, au nord de Pleyben, la chapelle de Lopars en Châteaulin, Dinéault, au sud d'Argol, Crozon et la chaussée de l'anse du Kerloc'h pour parvenir à Camaret »René Kerviler, Armorique et Bretagne, recueil d'études sur l'archéologie, l'histoire et la biographie bretonnes, éditeur H. Champion, Paris, 1893, Gallica.

Au Moyen Âge Une motte féodale existait à Kerrouet ; elle a été arasée au .

Les Hospitaliers L'importance du culte de saint Jean-Baptiste dans la paroisse laisse supposer que celle-ci pourrait avoir été créée par les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem à l'exemple de la chapelle Saint-Jean-Baptiste qui date du . Située à Coat-Ilis-Ven (le Bois de l'église blanche), au nord-ouest du bourg, elle a probablement été fondée par les Hospitaliers. Son portail, de style néoclassique, comprend une porte en plein cintre entre deux pilastres, surmontée d'une frise. Au-dessus du fronton cintré brisé se trouve une pietà..

Le Selon Marteville et Varin en 1843Jean Ogée, A. Marteville, Pierre Varin, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, Molliex éditeur, Rennes, 1843, Books Google [archive] ↑ http://pompierspleyben.pagesperso-orange.fr/histoire.htm, pour une superficie totale de , les terres labourables occupaient (45,8 % de la superficie totale), les prés et pâturage 160 ha, les bois 48 ha, les vergers et jardins 40 ha, les landes et incultes (36,1 % de la superficie totale). Quatre moulins se trouvaient alors sur le territoire communal.

La présence de loups a provoqué des récits comme celui-ci : « Selon un récit présenté comme authentique, deux sonneurs qui rentraient fatigués d'une longue noce, passant à pied par les terres du manoir de Kerdanet au Cloître-Pleyben seraient tombés dans une fosse à loup où ils avaient été précédés par un vrai loup. Ils sonnèrent tout le reste de la nuit pour charmer le loup et éviter d'être mangés. Mais l'authenticité de ce récit reste douteuse, car de nombreux récits plus ou moins analogues existaient en maints endroits »François de Beaulieu, "Quand on parle du loup en Bretagne", éditions Le Télégramme, 2004, ..

Au

Un bureau téléphonique fut mis en service au Cloître-Pleyben le Journal L'Ouest-Éclair, n° du 29 décembre 1913, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k643854q/f5.image.r=Plouarzel?rk=2618038;4.

La Première Guerre mondiale Le monument aux morts de la commune porte les noms de 74 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale (l'un d'entre eux a été effacé)Memorialgenweb.org - Le Cloître-Pleyben : monument aux morts.

L'entre-deux-guerres

Des jeunes paysans finistériens, notamment 11 familles du Cloître-Pleyban, émigrent à partir de 1926 en direction du Lot-et-Garonne, s'installant dans les environs de Gontaud-de-Nogaret, Saint-Pierre-de-Nogaret, Verteuil-d'Agenais et Hautesvignes ; d'autres les années suivantes dans les environs de Seyches, Clairac et Lévignac-de-GuyenneSylvain Le Bail, "Cœurs de Breizh. Aux Bretons d'ici et d'ailleurs", Les oiseaux de papier, 2009, ..

La Seconde Guerre mondiale vignette|Le monument aux morts du Cloître-Pleyben. Le monument aux morts de la commune porte les noms de 11 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale.