Jean-Jacques Cart (également orthographié Jean-Jaques Cart), né le à Morges et mort le à Lausanne, est un juriste et une personnalité politique suisse.
Biographie Bourgeois de L'Abbaye, descendant d'une famille de réfugiés français de Mouthe, il est le fils de Jacques Louis Cart, serrurier, et de Françoise Thury.
Après avoir suivi des cours de droit à GenèveSelon le Dictionnaire historique de la Suisse, le Livre du Recteur n'en fait toutefois pas mention., il séjourne deux ans en Angleterre entre 1766-1768Selon le Dictionnaire historique de la Suisse, c'est peut-être là qu'il obtient son doctorat en droit. Entre 1769 et 1773, il vit à Boston où il est précepteur du fils de l'amiral Samuel Hood. De retour à Morges, il reçoit la patente d'avocat en 1775, après s'être formé chez Samuel Porta, et épouse Suzanne-Françoise Muret la même année. Le couple aura quatre enfants.
Cart, patriote vaudois Dès 1782, il se manifeste comme patriote vaudois, contre Leurs Excellences de BerneTitre par lequel les dirigeants bernois tenaient à être appelés, selon . lors de l'« affaire du grand chemin »Entre 1775 et 1780, Berne dessine une nouvelle route entre Lausanne et Genève. Morges, en 1782, refuse de participer aux frais, estimant que ce sont les péages imposés par l’État qui doivent servir à l'entretien des routes. Référence : .. Il rédige en 1791 le Mémoire à consulter dans lequel il estime que Berne n'a pas le droit de décréter la levée d'impôts dans le Pays de Vaud sans l'accord préalable des communes concernées. Ces prises de position lui valent la reconnaissance de la ville de Morges qui lui offre la bourgeoisie le .
Cart, révolutionnaire En 1791, ayant participé au Banquet de Rolle (célébrant la prise de la Bastille, ce qui déplaît à Berne), il est convoqué par la haute commission chargée d'enquêter sur les contacts des villes avec l'étranger. Afin d'éviter son arrestation, il s'enfuit en France, à Lyon. Il s'y lie avec des Girondins et y publie en 1793 ses lettres à Bernard de Muralt, contestant une fois de plus le régime bernois. La même année, Gaspard Monge, alors ministre de la Marine, l'envoie aux États-Unis négocier l'achat de subsistances pour la France. La chute des Girondins l'oblige à y rester et il s'y installe comme fermier. Dans un mémoire de 1797 au Directoire de la République française, il prône un rattachement du Pays de Vaud à la Savoie et de Genève et du Valais à la France.
Il revient en Suisse au milieu de 1798, après la proclamation de la République lémanique. Nommé sénateur en 1800, il affiche une position résolument unitaire, combattant le fédéralisme, position qu'il expose en 1802 dans son ouvrage De la Suisse avant la révolution et après la révolution. Membre de la Consulta helvétique, il participe à l'élaboration de l'Acte de médiation du . Il collabore de plus à la rédaction de la Constitution vaudoise. De 1803 à sa mort, il se voue exclusivement à la politique vaudoise, comme député au Grand Conseil et comme président du tribunal d'appel et rédacteur des codes civil et criminel.
Publications
Lieux éponymes Lausanne possède une rue Jean-Jacques-Cart (de l'avenue Frédéric-César-de-La-Harpe à l'avenue Floréal), sur décision municipale de 1924 ; Morges possède une avenue Jean-Jacques-Cart (de l'avenue de Marcelin à l'avenue de Peyrolaz).
Voir aussi Articles connexes Histoire de la Suisse sous domination française
Liens externes
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Député au Grand Conseil du canton de Vaud au XIXe siècle Catégorie:République helvétique Catégorie:Naissance en novembre 1747 Catégorie:Naissance à Morges Catégorie:Décès en septembre 1813 Catégorie:Décès à Lausanne Catégorie:Décès à 65 ans