Montgé-en-Goële est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Géographie Localisation Montgé-en-Goële est situé à au sud-est de Dammartin-en-Goële..
Communes limitrophes
Géologie et relief La commune fait partie du pays traditionnel appelé la Goële. Elle est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible..
Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Carte des réseaux hydrographique et routier de Montgé-en-Goële.
Le réseau hydrographique de la commune se compose de cinq cours d'eau référencés : la rivière Beuvronne, longue de ., affluent en rive droite de la Marne ; le ru de Beauvais, long de ., et ; le fossé 01 de la Courtilière, ., et ; le ru de l'Abîme, ., affluents de la Beuvronne ; le ru des Avernes, ., affluent de la Thérouanne. Le ru HuguelinNon référencé par Sandre et SIGES. se jette dans le ru de l'Abîme.
La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de .
Gestion des cours d'eau Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie..
La commune fait partie du SAGE « Nonette », approuvé le . Le territoire de ce SAGE concerne le bassin versant de la Nonette et de ses deux principaux affluents, la Launette et l’Aunette. Il inclut totalement ou partiellement , dont 47 sur le département de l’Oise et 6 sur celui de le département de Seine-et-Marne, pour une superficie de .. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le syndicat Interdépartemental du SAGE de la Nonette, qualifié de « structure porteuse », un syndicat créé en 1968site officiel du Syndicat Interdépartemental du SAGE de la Nonette.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Plessis-Belleville à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité vignette|redresse=1.2|Carte des ZNIEFF de localisées sur la commune. L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal de Montgé-en-Goële comprend une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national..., la « Forêt de Montge-en-Goële » (), couvrant du département..
Urbanisme Typologie Au , Montgé-en-Goële est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Lieux-dits et écarts La commune compte lieux-dits administratifsContrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois... répertoriés consultables ici. (source : le fichier Fantoir).
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (60,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (56,9 %), forêts (35,3 %), zones urbanisées (4,3 %), zones agricoles hétérogènes (3,5 %)..
Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover.... L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018..
Planification La loi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Roissy Pays de France, approuvé le et porté par la communauté d’agglomération Roissy Pays de France..
La commune disposait en 2019 d'un plan local d'urbanisme en révision.. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme..
Logement En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de dont 95,1 % de maisons et 4,3 % d'appartements.
Parmi ces logements, 83,1 % étaient des résidences principales, 4,3 % des résidences secondaires et 12,6 % des logements vacantsEn raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %..
La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 87,5 % contre 9,6 % de locataires et 2,9 % logés gratuitementStatistiques officielles de l'Insee, section Logement consulté le 2 mai 2020.
Voies de communication et transports Voies ferrées vignette|left|La gare du « tacot » au début de l'exploitation. Le bâtiment-voyageurs fut doté d'un étage bientôt après. La gare se trouvait au sud du village, dans le prolongement de l'impasse de l'Arabie. Du au jusqu'au , Montgé était raccordé au réseau ferroviaire par la ligne à écartement métrique du Tramway de Meaux à Dammartin, et disposait d'une gare avec bâtiment voyageurs, voie d'évitement et voie de garage. Au début, le trafic se développa favorablement, si bien que la desserte avait pu être portée de trois à quatre allers-retours quotidiens en 1913, mais avec la Première Guerre mondiale, la réduction à un unique aller-retour fut inévitable. L'exploitation ne s'en rattrapa pas facilement et le réseau fut mis sous séquestre en 1921, situation qui dura jusqu'en janvier 1931 quand l'affermage à la Compagnie de chemins de fer départementaux (CFD) devint effectif. Dès la fin des années 1920, la desserte s'était normalisée, et la CFD remplaça la plupart des trains par des autorails en 1934. Le temps de voyage était de une heure et dix minutes pour Meaux, et de dix-sept minutes pour la gare SNCF de Dammartin. Cependant, le nombre de voyageurs continua de diminuer, les lignes d'autocars attirant de plus en plus de clientèle. De ce fait, la CFD obtint la fermeture au service public à titre d'essai à partir du , le service de voyageurs étant entièrement reporté sur la route. Un service de marchandises saisonnier fut maintenu jusqu'en 1958 entre Saint-Soupplets et la gare de Meaux pour le transport de betteraves, assuré par la sucrerie de VillenoyCf. Jean-Claude Riffaut, Le tramway de Meaux à Dammartin, revue MTVS (revue trimestrielle encyclopédique) n° 45, Imprimerie des Pays de l'Adour, Gan (64) 1988, 54 p., ISSN 0150-116X, p. 6-10 et 24-26..
Le sentier de grande randonnée GR1 traverse le territoire de la commune, entre Juilly à l'ouest et Cuisy à l'est.
Toponymie vignette|Panneau à l'entrée de la commune. Montgé en 1793, Montger en 1801, Montgé-en-Goële en 1970.
Mentionné au , De Monte Gaio et aussi Mon Jovis. Étymologie probable : Mons Jovis, mont Jupiter.
Goële : petite région enclavée dans la plaine de France (en limite de la Picardie).
Quelques toponymes des lieux-dits sont d'origine gallo-romaine ou germanique (grandes invasions des ), mais la plupart se sont formés à l'époque romane entre le .
Dans leur emploi primitif, les toponymes décrivaient un endroit (le trou, la friche), il s'agissait de noms communs. Des dérivations et des compositions s'appliquèrent à ces noms afin de les particulariser (la vignette, le vieux château). Puis, peu à peu, les noms se figèrent sur un lieu unique; ces endroits devinrent ainsi des lieux-dits.
Nombreux sont ceux de Montgé qui ont suivi cette règle : l'Abîme, le Gouffre, les Aulnes, la Terre à Guy, le Parc aux Bœufs, la Montagne Verte, le Caillou, la Vignette, le Fond de Bois, les Grands Jardins, l'Entre Deux Bois, la Grande Friche.
Certains ont vieilli ou ont été déformés et méritent quelques explications : la Cavée, signifiant chemin creux ; le clos Pourceau, signifiant clos à porcs ; les carreaux, multitude de parcelles de terre ; la Folie, de feuillée, désignant un lieu ombragé d'arbres, en l'occurrence un rendez-vous de chasse proche du domaine de Saint-Thibault ; les fonds de Goële, déformation de fossés de Goële ; les Tillières, c'est-à-dire les tilleuls ou les tuilières ; les Essarts, du verbe essarter ou défricher.
D'autres lieux doivent leur nom à des symboles, des faits particuliers, des anecdotes ou des conditions climatiques : le bois de l'Homme Mort, déjà un lieu-dit en 1623 ; Chanteloup, le Conseil des Loups, la Mare aux Loups : il y en avait tellement, que pendant la Révolution, des battues de plus de cinquante personnes furent organisées ;