Si les dragons sont, habituellement, des unités de cavalerie, certaines unités d'infanterie de l'armée française ont pu porter ce nom sous la Révolution et l'Empire.

Ainsi, à trois reprises, un de dragons à pied a été constitué. En premier lieu au Camp de Boulogne (1803) ; en deuxième lieu, pendant la campagne de 1805, enfin pendant la campagne de 1806Cdt E.-L Bucquoy, Les uniformes du Premier Empire, Dragons et Guides, 1980, page 51..

1803 Deux divisions de dragons à pied sont constitués cette année. Ce sont les régiments entiersDeux escadrons, le reste du régiment étant renvoyé au dépôt.Bucquoy, op. cit., page 50. qui sont démontés pour les constituer. Le fait partie de la brigade Millet, division Klein.

Les dragons de la division Klein sont cantonnés autour de Compiègne.

À l'ouverture de la campagne d'Austerlitz, les dragons sont remontés.

1805 Le , une division de quatre régiments de dragons à pied est créée à Strasbourg. Chaque régiment de dragon devait fournir 2 compagnies à pied.

Le de dragons à pied est ainsi constitué de compagnies des 10, 13 et 22 (), 3, 6 et 11 ().

Fin , tous ces dragons furent remontés et ces régiments de piétons disparurent.

1806 Le , Napoléon décide de créer 4 bataillons de dragons à pied, formés en deux régiments. Ils sont rattachés à la Garde Impériale mais n'en font pas partieCdt E.-L Bucquoy, Les uniformes du Premier Empire, Dragons et Guides, 1980, page 55..

Le est formé à Strasbourg. Il comprend les et . Ils étaient composés de huit compagnies, issues des 8, 12, 16, 17, 18, 21, 25 et 27 régiments de Dragons.

Ce régiment est rattaché aux Chasseurs à pied de la Garde.

Ce régiment disparait deux mois plus tard, ses dragons étant remontés et rejoignant leurs régiments d'origine.

Notes et références

Bibliographie Cdt E.-L Bucquoy, Les uniformes du Premier Empire, Dragons et Guides, 1980, Paris, J. Grancher, 183 pages, .

Dragons à pied, 2