Ernest Jean Marie Marcel Arnould, né le à Tendon dans les Vosges et mort le dans le Acte de naissance à Tendon, n° 34, vue 24/27, avec mentions marginales de deux mariages (en 1912 et 1924) et du décès à Paris en 1955., est un agent d'affaires, un dirigeant d'associations et un éphémère député des Vosges sous la République.

Biographie Marcel Arnould est le fils d'un organiste et chantre à l'église de Remiremont.

Carrière militaire Après le collège1791-2003, le grand livre des élus vosgiens p. 15., en 1909, il s'engage volontairement dans l'armée pour 3 ans. Servant dans l'artillerie, il est promu l'année suivante brigadier puis maréchal des logisDossier de la Légion d'honneur de M. Arnould dans la base Léonore.

À l'issue de sa période d'engagement, il devient agent d'affaires.

Il est mobilisé en 1914. Promu adjudant en , il passe ensuite par l'École d'application de Fontainebleau d'où il sort deuxième de sa promotion. Il est fait sous-lieutenant en . Il est gazé et évacué en . Démobilisé, il devient lieutenant en . Il est titulaire de la croix de guerre. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en 1937 comme officier de réserve.

Militantisme en faveur des anciens combattants et députation Ancien combattant, Marcel Arnould milite à la Fédération vosgienne des anciens combattants (FV), affiliée à l'Union fédérale des associations françaises de mutilés, réformés, anciens combattants (UF). Il est trésorier de la section spinalienne au début des années 1920, membre de la commission exécutive à partir de 1924 au moins et secrétaire général de cette Fédération dont il prend la présidence en . . Désireux de mettre en actes l' des anciens combattants prônée par l'UF et de porter le programme de la FVLe Télégramme des Vosges, 11 novembre 1926 (Lettre du vice-président de la FV), il se présente à une élection législative partielle en compagnie d'André Barbier, sur une liste républicaine indépendante d'anciens combattants, afin de pourvoir aux sièges de Maurice Flayelle, devenu sénateur, et d'Édouard Mathis, décédéLe Télégramme des Vosges, 21 novembre 1926 (profession de foi). Ils sont élus le , face à une liste d'union des gauches menée par Marc Rucart et une liste communisteL'Express de l'Est, 29 novembre 1926, Le Télégramme des Vosges, 30 novembre 1926. Sa candidature a été initiée et portée par la FV, qui a demandé aux partis politiques de retirer leurs candidats. Si la plupart des membres de son association ont accepté cette demande, certains y ont cependant été réticents et d'autres l'ont condamnéeL'Express de l'Est, 26 novembre 1926, Ibid., 27 novembre 1928. La candidature de Marcel Arnould a provoqué une scission au sein de la Fédération et donné lieu à la création en 1927 de l'Union vosgienne des associations indépendantes des mutilés et anciens combattants, résolument apolitique et bientôt présidée par Jean Leroy. Sa liste est soutenue par des radicaux modérés comme Constant Verlot, par les élus de droite et par le quotidien vosgien de droite Le Télégramme des VosgesLe Télégramme des Vosges, 27 novembre 1926, Ibid., 25 novembre 1926, Ibid., 23 novembre 1926. Son colistier, André Barbier, conseiller général, était déjà soutenu par ce même quotidien lors des élections cantonales de 1919 et 1925Le Télégramme des Vosges, 18 juillet 1925.

À la fin de l'année 1927, dans le contexte des États généraux de la France meurtrie tenus à Versailles en Bulletin de l'AGMG, novembre-décembre 1927La Voix du combattant, 19 novembre 1927 se forme une Confédération nationale des anciens combattants et victimes de guerreLa Voix du combattant, 31 décembre 1927. Marcel Arnould se met d'accord avec les dirigeants vosgiens de l'Union nationale des combattants (UNC) pour fusionner la FV et l'UNC des Vosges, ce qui donne naissance à la Légion vosgienne. Il n'en prend pas la présidence et donne les raisons de la fusion lors du premier congrès de la nouvelle association, à Épinal, en Le Télégramme des Vosges, 30 janvier 1928. Début 1928, il participe aux discussions visant à fonder une Fédération de l'Est des anciens combattants, avec les dirigeants de l'AMC de Meurthe-et-Moselle, notamment son président Gaston Rogé, et ceux de la Fédération meusienne; il est désigné président du bureau provisoireLe Télégramme des Vosges, 10 février 1928. Il présente un rapport sur la retraite du combattant lors du congrès de la Légion vosgienne de 1929 à Saint-Dié, en tant que président d'honneur de cette fédérationLe Télégramme des Vosges, juillet 1929.

Il se porte candidat aux élections législatives générales d' ; elles se font désormais au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Candidat à Épinal, hostile au cartel des gauches et à ses Le Télégramme des Vosges, 10 avril 1928, « Un appel de M. Marcel Arnould », Ibid., 26 avril 1928, il demeure soutenu par Le Télégramme des VosgesLe Télégramme des Vosges, 3 avril 1928, Ibid., 17 avril 1928, Le Télégramme des Vosges, 21 avril 1928. Il est devancé au second tour par le candidat radical-socialiste Marc RucartLe Télégramme des Vosges, 30 avril 1928.

Syndicalisme et création de la FNAIM Marcel Arnould abandonne alors la politique pour ses affaires privées et gagne la région parisienne dans les années 1930. Il s'installe à Asnières puis à Paris.

Il est élu en 1929 vice-président de la Chambre syndicale des agents immobiliers de FranceLe Matin, 19 février 1929Dossier de la Légion d'honneur de M. Arnould dans la base Léonore, et milite à ce titre contre la politique fiscale limitant le développement de la propriété mobilièreLe Temps, 22 mars 1932, La Liberté, 16 octobre 1929, L'Immeuble et la construction dans l'Est, 11 février 1934. En 1942, il fait partie du comité du nouveau Comité provisoire pour l'organisation des agents immobiliers de la SeineLe Matin, 6 juillet 1942. En , il crée et préside la Fédération nationale des groupements professionnels d'agents immobiliers et de mandataires en vente de fonds de commerce (FNAIM), devenue depuis la Fédération nationale de l'immobilier, dans le but d’assainir la professionCombat, 17 février 1946. Il en demeure le président jusqu'à sa mort en 1955.

Décorations

50px Officier de l'Ordre du Mérite commercial

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . Robert Arnould-Laurent, archives familiales

Liens externes

Catégorie:Naissance en juin 1891 Catégorie:Naissance dans le département des Vosges Catégorie:Député des Vosges (Troisième République) Catégorie:Député de la treizième législature de la Troisième République Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1937 Catégorie:Décès en avril 1955 Catégorie:Décès dans le 11e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 63 ans