Vittorio Sgarbi, né le à Ferrare, est un critique d'art, écrivain, homme politique et personnalité de la télévision italienne.
Il est connu pour ses frasques médiatiques et ses démêlés avec la justice. Il a notamment été condamné en 1994 pour escroquerie au détriment de l'État et en 2012, il a été destitué de sa charge de maire de la ville de Salemi en Sicile, à cause d'infiltrations mafieusesSalemi, il comune di Vittorio Sgarbi sciolto per mafia, ilfattoquotidiano.it et a été condamné à rembourser la ville pour avoir gaspillé les ressources du trésor en payant des consultants externes, messinaweb.tv.
Il est secrétaire d'État à la Culture entre 2001 et 2002 dans le gouvernement de Silvio Berlusconi puis entre 2022 et 2024 dans celui de Giorgia Meloni. Il est le frère aîné de l'éditrice et réalisatrice Elisabetta Sgarbi.
Biographie Vittorio Sgarbi est un critique d'art italien, diplômé en philosophie, avec spécialisation en histoire de l'art. Il a écrit de nombreux livres, dont le dernier est . Ses travaux sont souvent accueillis avec circonspection par la communauté des historiens de l'art, tant italienne qu'internationale, en raison du manque de rigueur de ses recherches, de ses compromissions avec le monde politique italien et du flou qui entoure les méthodes d'acquisition des tableaux de sa propre collection, une des plus riches d'Italie.
Politiquement classé à droite, Vittorio Sgarbi a été député lors de quatre législatures (, , et ), en appartenant successivement au Parti libéral italien () à Forza Italia ( et ) ainsi qu'à une liste sous son nom (). En 1999, il a fondé le parti I Liberali, et en 2012, le Partito della Rivoluzione-Laboratorio Sgarbi. Très proche de Silvio Berlusconi et de son parti, il est l'un des personnages symboliques de cette époque de la vie publique italienne, des années 1980 à 1990. Il est secrétaire d’État à la Culture du deuxième gouvernement Berlusconi (2001-2002).
Assesseur à la culture de Milan, il est exclu de la municipalité par la maire, Letizia Moratti.
Sollicité par Giuseppe « Pino » Giammarino, ancien député régional DC proche des riches mafieux Ignazio et Antonino Salvo, il est élu le maire de Salemi en Sicile (soutenu par l'Union des démocrates chrétiens et du centre). Souhaitant redynamiser la vie locale en rendant la commune plus attractive, il s'engage dans un programme culturel ambitieux, crée un musée de la mafia, et propose la vente de maisons abandonnées à 1 €.
Exploitant ses amitiés et son carnet d'adresses, il fait venir des grands noms au sein de la municipalité : le marchand d'art Peter Glidewell, assesseur à la culture et l'agriculture, Bernardo Tortorici Montaperto, prince de Raffadali assesseur à l'urbanisme, le photographe Oliviero Toscani assesseur aux droits de l'homme et à la créativité, le plasticien Graziano Cecchini assesseur sans portefeuille, le critique d'art Philippe Daverio directeur de la bibliothèque...
En 2012, la ville est mise sous tutelle de l’État pour cause d'infiltrations mafieuses et Vittorio Sgarbi est démis de ses fonctions par la ministre Anna Maria Cancellieri.
Il a par la suite créé un parti politique portant son nom.
Il quitte Forza Italia, parti avec lequel il avait été élu en 2018, pour s’inscrire au groupe mixte en 2019.
Il redevient secrétaire d'État à la Culture, nommé en 2022 dans le gouvernement Meloni.. Il quitte son poste en , à la suite de ses démêlés judiciaires.
Personnalité Figure médiatique très présente à la télévision, Vittorio Sgarbi est souvent choisi pour le spectacle qu'il donne dans les débats télévisés, n'hésitant pas à insulter et attaquer personnellement, parfois physiquement, ses contradicteursClash Caron-Polony : après le divorce, les retrouvailles dans la douleur, lefigaro.fr, 15 décembre 2014. Il apparaît dans plusieurs productions cinématographiques, notamment dans Paparazzi, un film de 1998 réalisé par Neri Parenti.
Il critique l'actrice Asia Argento dans sa dénonciation des agressions sexuelles révélées par l'affaire Harvey Weinstein, alléguant même que c'est elle qui pourrait avoir agressé Harvey Weinstein.
Il prétend être le père d’une quarantaine d'enfants non reconnus.
Démêlés judiciaires Vittorio Sgarbi a été plusieurs fois condamné par la justice : pour insultes à une femme qui récitait un poème qui n'était pas de son goût durant un programme télévisé, en 1989. En 1996, il a été condamné pour absentéisme et présentation de faux documents lorsqu'il travaillait à la Surintendance des biens artistiques de VeniseLA CONDANNA FA INFURIARE SGARBI ' QUEI GIUDICI SONO DA INTERDIRE', Repubblica, 2 luglio 1994.. En 1998, il est condamné pour diffamation aggravée contre un juge anti-mafia de Palermearticle 30 août 2006 su La Repubblica. Il a été condamné pour injures envers le journaliste Marco Travaglio. En plus de ces condamnations, Vittorio Sgarbi en a reçu trois autres pour diffamation et une autre pour injures. Il a également été condamné pour outrages contre des officiers de la gendarmerie italienne en 2016..
En 2023, il est l'objet d'une enquête pour évasion fiscale puis en 2024 pour un vol de tableau.
vignette|Sgarbi, à Casalpusterlengo le juste avant l'enseignement magistral I tesori di Lodi, Codogno e Casalpusterlengo.. vignette|Sgarbi, à Casalpusterlengo le durant l'enseignement magistral I tesori di Lodi, Codogno e Casalpusterlengo. vignette|Antonio Leonelli da Crevalcore, Sacra Famiglia con s. Giovanni Battista, 1490-1500 ca., Fondation Cavallini Sgarbi, Ro ferrarese. vignette|Giuseppe Maria Mazza Vierge à l'Enfant, 1685, Fondation Cavallini Sgarbi, Ro ferrarese.
Ouvrages
Notes et références
Liens externes
Site personnel de Vittorio Sgarbi
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