Saint-Nic est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie La commune fait historiquement partie du pays Glazik, et plus localement du Porzay. Elle est située à l'entrée sud de la presqu'île de Crozon. Description

La commune de Saint-Nic, s'étend depuis les flancs sud-ouest du Ménez-Hom; le sommet principal, haut de , se trouve dans la commune de Dinéault, mais le sommet secondaire dénommé « Hielc'h », haut de , est situé en Saint-Nic et forme le point le plus élevé du finage communal, en pente orientée vers le sud-ouest ; les pentes, assez fortes par endroits, forment plusieurs gradins descendant progressivement vers l'océan Atlantique. Seule la partie la plus à l'ouest, autour du hameau de Leuré, est relativement plane, formant un plateau vers d'altitude.

Le bourg est situé vers une soixantaine de mètres d'altitude. Il est situé à une certaine distance de la côte, sur un plateau : c'est là une caractéristique commune à de nombreuses communes littorales bretonnes (par exemple à Argol, Crozon, Plomodiern, Ploéven, etc..) les premiers immigrants bretons fixèrent le centre de leurs plous à l'intérieur des terres, probablement par crainte des pirates saxons.. La plage de Pentrez vignette|center|500px|La plage de Pentrez à marée basse vue du carrefour entre la route des falaises et celle en direction de Crozon.

vignette|centre|700px|Vue panoramique de la plage de Pentrez. Des petits fleuves côtiers dévalent les pentes : celui de Cameros forme la limite communale avec Argol ; le ruisseau de Creac'h Milin occupe une position relativement centrale dans la commune, passant à l'ouest du bourg et se jetant dans l'Océan Atlantique au nord de la plage de Pentrez ; un autre, encore plus modeste , forme la limite avec Plomodiern, séparant la plage de Pentrez de son prolongement méridional, la plage de Lestrevet, située donc en Plomodiern , le tout étant dénommé « La Lieue de Grève ».

Le littoral présente un aspect très contrasté entre la plage de Pentrez, découvrant largement à marée basse, et bordée de dunes de faible hauteur (sept mètres maximum) et d'une zone marécageuse dans sa partie sud d'une part, et les falaises atteignant jusqu'à trente-huit mètres d'altitude situées entre le nord de la plage de Pentrez et la plage de Caméros, de part et d'autre de la pointe de Kéréon. Les falaises entre Pentrez et Cameros et la plage de Cameros

Habitat

Toute la partie nord et nord-est du territoire communal est inhabitée, couverte de landes et de bois, en raison de l'altitude et des pentes ; le hameau le plus élevé est celui de Kergoat Côme, à d'altitude. La partie centrale du finage communal présente un habitat rural dispersé en hameaux et fermes isolées. Le bourg a modérément grossi avec la création de quelques lotissements au nord du bourg ancien.

L'urbanisation balnéaire s'est concentrée en bordure de la partie nord de la plage de Pentrez, autour des hameaux de Bernal, Kervengard et Pors Moreau ; plusieurs commerces, notamment des restaurants, et des campings, ont été créés le long de cette plage.

Transports

La partie nord de la commune est traversée par la D 878 (ancienne route nationale 787) qui, venant de Châteaulin, contourne par le sud-ouest le massif du Ménez-Hom, avant de poursuivre en direction de Crozon. Le bourg de Saint-Nic est relié à cet axe routier via la D 63 en direction de Crozon et la D 108 en direction de Châteaulin.

La route longeant la plage de Pentrez correspond à une ancienne voie romaine, puis à la route royale (le tracé passait alors sur la Lieue de Grève elle-même) allant de Quimper à Lanvéoc en direction de Brest , via la traversée de la Rade de Brest. Cette route, inadaptée à un trafic routier important de transit en raison de son étroitesse et de sa traversée de la zone balnéaire de Pentrez est toutefois encore très empruntée car elle reste l'itinéraire le plus court pour aller de Quimper à Crozon.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Ségal à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Saint-Nic est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pleyben - Châteaulin, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

La commune, bordée par la mer d'Iroise, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (76,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (40,4 %), zones agricoles hétérogènes (36,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (12 %), forêts (5,7 %), zones urbanisées (5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,2 %), zones humides côtières (0,1 %)..

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..

Toponymie Le nom de la commune proviendrait du nom d'un saint breton dénommé Saint Maeoc ou saint Maëc ou saint Mayeux ou saint Mieux ou saint Mic ou saint Nic. Le nom de la paroisse apparaît dès le dans des chartes sous les noms de Plebs Sent Nic in pago Porzoed ou Plebs Sent Mic, puis au sous le nom de Seinctnic, puis en 1410 sous celui de « Saint Vic » et en 1599 Saint Nic..

Le nom Pentrez provient des mots bretons pen (signifiant « cap ») et trez (« sable »).

Histoire

Préhistoire vignette|Saint-Nic : le dolmen de Menez Lié. Le menhir de Lescorveau faisait partie d'un alignement de quatre menhirs situés à proximité et déplacés vers 1970.; deux autres menhirs sont visibles, l'un au Gorrequer (haut d'environ , déplacé lui aussi, il se trouvait initialement probablement au milieu des ruines du manoir de Penhoat). et l'autre à Coathérel.. Un dolmen subsiste à Menez Lié.

Antiquité

Des vestiges gallo-romains, notamment d'une saunerie, ont été découverts à Pentrez. Une construction gallo-romaine (un poste d'observation ?) située à mi-hauteur de la falaise exposée au sud située au nord de la plage de Pentrez est signalée comme « ayant été emportée par la mer, avec une partie de la falaise » en 1872R.-F. Le Men, La cité des Osismiiet la cité des Veneti, "Revue archéologique", 1872, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203592m/f109.image.r=Pentrez?rk=1416316;0.

Moyen Âge

Des historiens ont attribué au roi Gradlon la fondation de l'abbaye de Landévennec : dans un texte fort peu connu, Bachelot de la Pylaie a retrouvé à Plomodiern, c'est-à-dire sur les bords de l'ancienne palud, le souvenir d'un usage caractéristique en vigueur à la veille de la Révolution : « Nous rencontrons, au bord des sables de Pentrez, une grande roche (...) sur laquelle chaque nouvel abbé de Landévennec, entouré de ses confrères et des vassaux qui ressortaient de cette maison, répétait la formule de la prise de possession selon la coutume ordinaire des bénéficiers et là, faisant face à la baie de Douarnenez, il renouvelait ainsi les témoignages de la reconnaissance que les religieux de Landévennec conservaient au roi Gradlon, le fondateur de leur monastère. (...) Cette cérémonie, et surtout l'endroit où elle s'accomplissait, viennent se joindre aux traditions pour confirmer l'existence de la ville d'Ys dans ce somptueux bassin occupé maintenant par l'océan »Henri Queffélec, Tempête sur la ville d'Ys, 1962, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k33526026/f25.image.r=Plomodiern?rk=6759690;0.

Issue d'un démembrement de la paroisse de Plomodiern, Saint-Nic dépendait du diocèse de Cornouaille.

Le fief de Kéménet [Quéménet] comprenait alors les paroisses de Saint-Nic, Plomodiern, Ploéven, Plounevez [Plonévez-Porzay] et une partie de Locronan, ainsi que PenharsPaul Aveneau de La Grançière, "Notes historiques sur la paroisse de Pluguffan, avec notices généalogiques sur la plupart des familles de la Basse-Bretagne", 1896, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5474912f/f83.image.r=Crozon?rk=6566556;0.

Au Hoël II de Bretagne, duc de Cornouaille, fit don du village de Pentrez à la cathédrale Saint-Corentin, en reconnaissance de la victoire qu'il remporta sur les seigneurs ligués contre lui, lors de son retour d'un pèlerinage à Rome et en Terre Sainte « sur la tombe des apôtres » effectué entre 1072 et 1078Barthélemy Pocquet du Haut-Jussé Les Papes et les Ducs de Bretagne COOP Breizh Spézet (2000) 27 et 37, note ..