Sahl (i) Smbatean ou Sahl fils de Smbat Charles J. F. Dowsett, « A Neglected Passage in the History of the Caucasian Albanians », dans Bulletin of the School of Oriental and African Studies, vol. 19, n° 3 (1957), p. 463. (en arménien ; mort après 855), ou, dans les sources arabes, Sahl ibn Sunbat ou Sahl ibn Sunbat al-Armaniyy Al-Mas'ûdî, Meadows of Gold and Mines of Gems. vol VIII , est un prince arménien. d'Albanie du Caucase et de Shaki (Héréthie) Vladimir Minorsky, « Caucasica IV », dans Bulletin of the School of Oriental and African Studies, vol. 15, n° 3 (1953), 504-529. du .

Origines

Les historiens du Caucase sont divisés sur les origines de Sahl, à partir d'interprétations diverses de l'historien arménien Movsès Kaghankatvatsi.

Un Aranshahikide ?

Selon Cyrille Toumanoff, qui reprend la qualification d'Aranshahikide par Movsès Kaghankatvatsi, Sahl est un membre de cette lignée arménienne (elle-même une branche de la dynastie siounide)., et en particulier de Zarmihr Eranshahik, seul survivant selon la tradition du massacre des Eranshahiks par les Mihranides au , en raison de l'appartenance de son épouse à cette maison Movsès Kaghankatvatsi, Histoire de l'Albanie du Caucase, texte critique et introduction par Varag Arakelyan, Académie arménienne des sciences, Erevan, 1983, 2.17, 3.19-22..

Un Siounide ?

D'autres historiens (Robert H. Hewsen, Charles Dowsett, Vladimir Minorsky, Claude Mutafian), se basant sur le texte de Movsès Kaghankatvatsi selon lequel Sahl, père d'Artnerseh (époux de Spram), est seigneur de Siounie, remettent en cause cette ascendance aranshahikide. Pour Minorsky, la qualification d'Aranshahikide par Kaghankatvatsi est l'anticipation d'une reprise du titre du dernier Mihranide, Varaz-Terdat II. Dowsett estime quant à lui qu'il n'est pas exclu que la généalogie aranshahikide ait été fabriquée soit par Sahl, soit par Kaghankatvatsi, soit par sa source, afin de renforcer les prétentions de Sahl sur l'Albanie du Caucase. Hewsen fait ainsi de Sahl un prince siounide s'étant emparé du domaine familial du Gegharkunik et ayant pris son autonomie, fondant ainsi la lignée des princes de Khatchen (en 821) Robert H. Hewsen, Armenia: A Historical Atlas, University of Chicago Press, 2001, 119, 163.. Mutafian reprend également cette origine de la principauté de KhatchenClaude Mutafian et Éric Van Lauwe, Atlas historique de l'Arménie, Autrement, coll. « Atlas / Mémoires », 2005 , 46..

Un Bagratide ?

L'historien géorgien Nodar Assatiani estime de son côté que Sahl et les dynastes d'Héréthie qui lui succèdent sont issus d'une branche cadettes des Bagratides., en contradiction avec le texte de Movsès Kaghankatvatsi.

Cyrille Toumanoff estime toutefois qu'une alliance matrimoniale initiale de la dynastie avec une princesse bagratide est très probable du fait des noms retenus pour Sahl, son père et son successeur : « Smbat » (son père), « Sahl » qu'il interprète comme une déformation de « Sahak (?) » et « Adarnassé ».. Christian Settipani émet même l'hypothèse que Smbat, le père de Sahl, serait issu par sa mère du prince d'Arménie Smbat VI Bagratouni..

Règne

Dans les sources arméniennes, Sahl et ses frères sont mentionnés en raison de leurs luttes victorieuses aux côtés d'Esayi Abu-MuseArtsakh contre les envahisseurs arabes dans les montagnes de l'Artsakh. Le premier affrontement rapporté a lieu en 822 lors de l'invasion du canton d'Amaras. L'autorité du Calife dans la région est en outre substantiellement affaiblie par la révolte de Babak Khorramdin en Azerbaïdjan (822-837), lequel a épousé une fille de Vasak, prince de Siounie, ce qui ne l'empêche toutefois pas de se retourner ultérieurement contre son beau-père. Sahl, prince de Shaki, en tire profit pour étendre son autorité sur l'Albanie du Caucase dont le dernier souverain mihranide, Varaz-Terdat II, est assassiné en 822/823. La fille de ce dernier, dénommée Spram, est unie au fils de Sahl, Adrnerseh/Adernassé.

Vardan Areveltsi rapporte qu'en 837-838, Afchin, général du Calife abbasside Al-Mutasim, est envoyé en Arménie pour lutter contre Babak. Défait, ce dernier se réfugie dans les montagnes contrôlées par Sahl, qui le capture et le remet à Afchin contre une récompense d'un million de dirhams d'argent Vardan Areveltsi, Havakumn Patmutsyun (Histoire universelle), Erevan, 2001, 118-119.. Selon Movsès Kaghankatvatsi, le Calife lui accorde alors la souveraineté sur l'Arménie, la Géorgie et l'Albanie du Caucase.

Exil

En 854, selon Thomas Arçrouni, Sahl connaît le même sort que de nombreux dynastes arméniens et est exilé à Samarra à la suite des opérations militaires menées par le Turc Bougha, envoyé par le Calife reprendre la région en main. Le sort ultérieur de Sahl n'est pas connu, même si l'on sait qu'il meurt après 855.

Notes et références

Bibliographie . .

Catégorie:Histoire de l'Arménie médiévale Catégorie:Histoire de la Géorgie Catégorie:Albanie du Caucase Catégorie:Prince arménien du IXe siècle