Hyalomma est un genre de tiques de la famille des Ixodidae.
Description
Liste des espèces Selon Guglielmone & al., 2010Guglielmone, Robbins, Apanaskevich, Petney, Estrada-Pena, Horak, Shao & Barker, 2010 : The Argasidae, Ixodidae and Nuttalliellidae (Acari: Ixodida) of the world: a list of valid species names Zootaxa, n. 2528, . :
Hyalomma aegyptium (Linnaeus, 1758) Hyalomma albiparmatum Schulze, 1919 Hyalomma anatolicum Koch, 1844 Hyalomma arabica Pegram, Hoogstraal & Wassef, 1982 Hyalomma asiaticum Schulze & Schlottke, 1930 Hyalomma brevipunctata Sharif, 1928 Hyalomma dromedarii Koch, 1844 Hyalomma excavatum Koch, 1844 Hyalomma franchinii Tonelli-Rondelli, 1932 Hyalomma glabrum Delpy, 1949 Hyalomma hussaini Sharif, 1928 Hyalomma hystricis Dhanda & Raja, 1974 Hyalomma impeltatum Schulze & Schlottke, 1930 Hyalomma impressum Koch, 1844 Hyalomma isaaci Sharif, 1928 Hyalomma kumari Sharif, 1928 Hyalomma lusitanicum Koch, 1844 Hyalomma marginatum Koch, 1844 Hyalomma nitidum Schulze, 1919 Hyalomma punt Hoogstraal, Kaiser & Pedersen, 1969 Hyalomma rhipicephaloides Neumann, 1901 Hyalomma rufipes Koch, 1844 Hyalomma schulzei Olenev, 1931 Hyalomma scupense Schulze, 1919 Hyalomma somalicum Tonelli-Rondelli, 1935 Hyalomma truncatum Koch, 1844 Hyalomma turanicum Pomerantzev, 1946
Taxonomie Le nom valide complet (avec auteur) de ce taxon est Hyalomma C.L.Koch, 1844.
Hyalomma a pour synonymes : Delpyiella Dias, 1955 Euhyalomma Filippova, 1984 Hyalomma bubi Sharma, 1993 Hyalommina Schulze, 1919 Nyalommasta Schulze, 1930
Enjeux écoépidémiologiques et de santé publique
Les Hyalomma sont considérées comme en extension (densité croissante de population) sur une partie de leur aire de répartition qui semble elle-même s'étendre depuis la fin du (Hyalomma lusitanicum trouvée sur un cheval près de Stuttgart en 2005, ou sur des vêtements dans le sud de l'Allemagne en 2006, H. marginatum et H. m. rufipes trouvées sur des chevaux aux Pays-Bas. En France, H. lusitanicum était présente dans le delta du Rhône, mais semble selon Rageau et Mouchet (1970) avoir fortement régressé après les épidémies de myxomatose. Toutefois, des proliférations de H. lusitanicum ont été décrites dans les Bouches-du-Rhône à partir de 2019, et une étude a montré que l'espèce portait un pathogène émergent, Rickettsia sibirica mongolitimonae. Morel en 1959 estimait que H. m. marginatum était possiblement présente dans le Sud-Ouest, mais qu'elle était bien présente en Corse. Les autres espèces d'Hyalomma semblent occasionnellesPérez-Eid C. Les tiques. Identification, biologie, importance médicale et vétérinaire. Lavoisier. Paris 2007. L'augmentation de l'aire de cette espèce préoccupe les épidémiologistes et écoépidémiologues car les tiques du genre Hyalomma sont vectrices de maladies ou zoonoses dont notamment ; rickettsiosesRumer L, Graser E, Hillebrand T, Talaska T, Dautel H, Mediannikov O, et al. Rickettsia aeschlimannii in Hyalomma marginatum ticks, Germany [letter]. Emerg Infect Dis. 2011 ; 17 (2) : 325 - 326. Texte complet. (en Corse y compris.) virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (FHCC). Selon l'Institut de recherche pour le développement, les pullulations de tiques Hyalomma constatées dans l'hémisphère nord depuis quelques décennies semblent toujours liées aux actions humaines. et peut-être exacerbées par des hivers et printemps plus doux et par l'importation régulière par des oiseaux d'espèces de Hyalomma en Europe occidentale à partir de l'Afrique ou de la Turquie.
En Crimée, c'est une pullulation du lièvre, dont la chasse avait été interdite alors que ses prédateurs naturels avaient été pourchassés, qui a permis une explosion démographique des tiques et la diffusion du virus. L'épidémie a cessé après que la plupart des lièvres furent morts (du virus et/ou de conditions météo très défavorables).
En Astrakhan, la maladie est endémique et en extension depuis que les tiques Hyalomma marginatum ont bénéficié de la régulation du cours de la Volga. La canalisation du fleuve a supprimé ou diminué ses crues, qui inondaient les vallées en y noyant et régulant les populations de tiques.
Le virus semble s'être adapté aux conditions difficiles du Nord-Est de la SibérieMagnaval JF, Tolou H, Gibert M, Innokentiev V, Laborde M, Melnichuk O, Grandadam M, Crubézy E, Alekseev A. Seroepidemiology of Nine Zoonoses in Viljujsk, Republic of Sakha (Northeastern Siberia, Russian Federation). Vector-Borne and Zoonotic Dis. 2011 ; 11 (2) : 157-160. (Résumé)..
Le drainage des forêts, et leur déshydratation par les routes qui les traversent et par les coupes rases, combinés au réchauffement climatique pourraient donc aussi exacerber la circulation des tiques et les "chances" qu'elles ont de contacter de nouvelles espèces réservoir et d'ainsi étendre les zones où la maladie est endémiqueBitam I, Parola P, Raoult D. « Global warming may increase Rhipicephalus sanguineus vectorized diseases ». ICRRD, May, 2008, Marseille, France.
En 2023, l'Anses publie une analyse des risques pour la santé humaine et animale liée aux tiques du genre Hyalomma présente en France et conseille à un renforcement de la surveillance à l'échelle nationale.
Publication originale C. L. Koch, 1844 : Systematische Übersicht über die Ordnung der Zecken. Archiv Für Naturgeschichte, Berlin, , (texte intégral).
Notes et références
Articles connexes
Tique parasitoses zoonoses Maladie de Lyme Méningo-encéphalite verno-estivale Maladie émergente
Bibliographie Morel, 1959 : Les Hyalomma (Acariens, Ixodidae) de France. Annales de Parasitologie, ,
Liens externes
Catégorie:Ixodidae