L’avenue de Messine est une voie du de Paris.
Situation et accès Longue de , elle commence au 134, boulevard Haussmann et au 55, rue de Miromesnil et finit au 1, place de Rio-de-Janeiro et au 37, rue de Lisbonne.
Le quartier est desservi par les lignes de métro 9 et 13 à la station Miromesnil.
Origine du nom Cette voie doit son nom à la ville sicilienne de Messine.
Historique vignette|gauche|Ancien carmel de l'avenue de Messine, dont la chapelle se trouvait à la hauteur du . À ne pas confondre avec son homonyme la jouxtant, la « rue de Messine », l'avenue de Messine fut tracée en 1826 entre la rue de Plaisance (aujourd'hui rue de Téhéran) et les rues de Valois-du-Roule (aujourd'hui rue de Monceau) et de Lisbonne, sur les terrains appartenant à Jonas Hagerman et Sylvain Mignon, spéculateurs associés dans la création du quartier de l'Europe. Elle fut prolongée en 1862 jusqu'au boulevard Haussmann sur les terrains de l'ancien abattoir du Roule (voir « Rue de Miromesnil »).
L'avenue de Messine .
Au carrefour entre l'avenue de Messine et le boulevard Haussmann (place du Pérou), une statue en bronze de William Shakespeare« Les amis de Shakespeare », Excelsior, 24 avril 1933, sur retronews.fr., , due au sculpteur Paul Fournier, fut érigée en 1888 aux frais de William Knighton, ressortissant britannique qui habitait l'immeuble d'angle situé au 134, boulevard Haussmann. Elle fut fondue pendant la mobilisation des métaux non ferreux de la Seconde Guerre mondiale et ne fut pas remplacée.. Le souvenir en a été conservé par la papeterie À Shakespeare, située au 109, boulevard Haussmann, à l'angle de la rue d'Argenson.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
: galerie spécialisée dans la reproduction de tableaux fondée par le cycliste, skieur et pilote automobile Igor Troubetzkoy (1912-2008), reprise ensuite par son filsPierre Léonforte, « Copies conformes », Vanity Fair n°66, mars 2019, p. 124-127.. : emplacement d'un ancien couvent de Carmélites. Immeuble moderne construit vers 1910. Le sixième étage fut habité par les époux Louis Thomas et Raymonde Delaunois. Le cinquième étage fut habité par l'écrivain Jules Bois. : la Cinémathèque française y fut créée par Henri Langlois le . Elle comportait sur trois étages une salle de projection de 60 places ainsi que le premier musée du cinéma. C'est dans cette salle que se rencontrèrent les « Jeunes Turcs »., notamment François Truffaut, Jean-Luc Godard, Jacques Rivette, Éric Rohmer et Suzanne Schiffman. La Cinémathèque resta dans ces locaux jusqu'au . Le romancier Georges Perec se souvient de la Cinémathèque dans son autobiographie fragmentée Je me souviens (41 « souvenir »). : habité par Henri Beraldi (1849-1931), historien d'art et grand collectionneur de livres et d'estampes romantiques, et par Ambroise Tardieu, agent de change. Louis Carré (1897-1977) y a fondé en 1937 une célèbre galerie d'art spécialisée dans l'art moderne. C'est ici que Marcel Valtat avait installé les bureaux du CPA, Comité Permanent Amiante, ainsi que ses éditions et Communications économiques et sociales. Ce fut également le siège de la chancellerie de la légation d'Haïti au début du Annuaire diplomatique et consulaire de la République française, Berger-Levrault, 1907, p. 467.. : emplacement du square de Messine, qui avait absorbé l'impasse Emery à la fin du . vignette| : centre culturel ukrainien. : hôtel du prince Jacques de Broglie (1878-1974), fils du prince Henri-Amédée de Broglie et de la princesse, née Marie Say, héritière des sucreries Say. Le , un attentat à la grenade y est perpétré contre l’ambassadeur des États-Unis Myron Timothy Herrick, alors domicilié à cette adresse ; cet attentat, qui ne fait qu’un blessé léger, s’inscrit dans le cadre de la campagne contre la condamnation à mort des anarchistes italiens Sacco et Vanzetti« Après l’attentat contre M. Myron-T. Herrick », Le Petit Journal, 21 octobre 1921, sur retronews.fr.. : le marchand d'art Paul Guillaume (1891-1934) y vécut avec son épouse Domenica (1898-1977) au début des années 1920Jean-Marie Rouart, « L'affaire Domenica Walter », Paris Match, semaine du 4 au 10 août 2016, p. 68-75.« Chef de bibliothèque », Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », 3-4 avril 2021, p. 35.. : fondation CIGREF. vignette|gauche|Façade du 22, de nuit. (angle de la rue de la Bienfaisance) : hôtel de la soprano italienne Lina Cavalieri (1874-1944), renommée pour sa beauté (en 1910) « Extrait de jugement », Le Figaro, 31 janvier 1912, sur RetroNews.. Domicile de l’acteur Alain Delon de 1961 à 1968 (et de Romy Schneider jusqu'à leur séparation en 1963 puis Nathalie Delon, sa compagne et femme entre 1964 et 1969). L'escalier fut réalisé par Georges Geffroy. L’homme à tout faire de l’acteur, Stefan Markovitch, y habite un deux-pièces. C’est d’ailleurs sur le trottoir de l’avenue de Messine qu’il est aperçu vivant pour la dernière fois, le : on retrouve son corps quelques jours plus tard dans une déchargeBertrand Le Gendre, « L’affaire Markovitch : rumeurs, ragots, dégoûts », Le Monde, 16 juillet 2006.. En 1967, le bâtiment sert de lieu de tournage au film Le Samouraï. Par la suite, espace culturel de l'ambassade d'UkraineDominique Paulvé, « Beauté intérieurs », Vanity Fair, 53, décembre 2017, .. vignette| : bâtiment Art nouveau de Jules Lavirotte. (angle de la rue de Messine) : au début du , on trouve à cet emplacement une maison de retraite et la chapelle du couvent des CarmélitesFondé en 1853 sous le nom de Monastère de la Réparation et de la Sainte-Face, il est fermé lors de l'expulsion des congrégations de 1903, et la communauté se réfugie à Amay en Belgique. Il est alors détruit et la rue de Messine est percée à son emplacement.. En 1906, l'édifice précédent est démoli et un hôtel particulier et une maison de rapport construits par l'architecte Jules Lavirotte, ornés de grès flammés d'Alexandre Bigot, dont les sculptures décoratives sont l'œuvre de Léon Binet et les ferronneries celle d'Auguste Dondelinger, le remplacent. À l'époque, le dernier niveau de l’hôtel est aménagé en toit-terrasse, avec un véritable jardin dessiné par l’architecteMonique Eleb avec Anne Debarre, L’Invention de l’habitation moderne : Paris, 1880-1914, Hazan, 1995 .. En 1907, l'immeuble, qui ne compte alors que deux étages (le musée Carnavalet en conserve une photo), est primé au concours de façades de la ville de Paris. vignette|23 bis. : immeuble Art nouveau de 1906 construit par Léon ChesnayProtections patrimoniales, arrondissement, Ville de Paris, Règlement du PLU, tome 2, annexe VI, . ; banque d'affaires Rothschild et . : adresse supposée, dans un immeuble d'appartements à plusieurs étages, du personnage de l'amant dans la pièce de Sacha Guitry Faisons un rêve (1916) et le film que le même en a tiré. vignette|Plaque au 26. : habité par André Tardieu (1876-1945), trois fois président du Conseil sous la Troisième République (plaque commémorative). L'immeuble fut également le domicile de ses parentsIbidem.. : les bas-reliefs d’esprit maniériste encadrant la fenêtre centrale du premier étage, les Fleurs et les Fruits, sont l’œuvre du sculpteur Louis-Ernest Barrias et ont été sculptées en 1883Françoise Goy-Truffaut, Paris façade, un siècle de sculptures décoratives à Paris, Hazan, 1989 .. : anciennement ambassade d'Équateur en France.
L'AS Messine Paris, club sportif ayant existé de 1937 à 2012, tire son nom du Groupe Messine, compagnie d'électricité qui tirait elle-même son nom de la rue ou avenue de Messine, où elle avait son siège. vignette|droite| : sculptures encadrant une fenêtre.
L'homme d'affaires François Pinault y a travaillé..
Bibliographie . . .
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie .
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris « 23, avenue de Messine » (vue de l'immeuble photographié entre 1916 et 1922), Musée Carnavalet, Histoire de Paris.
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