Les Mavericks de Dallas (Dallas Mavericks en anglais, « les francs-tireurs de Dallas »), dits les Mavs, sont une franchise de basket-ball basée à Dallas dans l'État du Texas. Ils sont membres de la Division Sud-Ouest de la Conférence Ouest de la NBA. L’équipe joue ses matchs à domicile à l'American Airlines Center, qu’elle partage avec les Stars de Dallas de la Ligue nationale de hockey (LNH).
Tout au long des années 1980, les Mavericks sont une équipe constante en playoffs, dirigée par les stars Rolando Blackman et Mark Aguirre. L’équipe a connu des difficultés au cours des années 1990, entrant dans une période de reconstruction. En 1998, le succès de la franchise change radicalement avec l’acquisition de Dirk Nowitzki, qui deviendra la pierre angulaire de la période la plus victorieuse de l’histoire de la franchise, menant l’équipe à son premier titre NBA en 2011.
En 2015, la franchise est la cinquième plus riche de la NBA avec une valeur financière de 685 millions de dollars selon le magazine Forbes ; elle se trouve actuellement derrière les Knicks de New York, les Lakers de Los Angeles, les Bulls de Chicago et les Celtics de Boston.
En amont de la saison 2017, les Mavericks ont vendu 707 matchs consécutifs à guichets fermés, depuis le , il s'agit d'un record dans l'ensemble des ligues majeures de sports aux États-Unis.
Depuis la saison d'inauguration de la franchise (1980-1981), les Mavs ont remporté quatre titres de division (1987, 2007, 2010, 2021), trois titres de conférence (2006, 2011, 2024) et un titre NBA en 2011.
Historique de la franchise
1979-1983 : Une équipe qui apprend En 1979, un milliardaire, Donald J. Carter (Don Carter), aidé du futur manager général de la franchise Norm Sonju, mettent sur pied un dossier afin de créer une nouvelle équipe NBA dans le Texas. Dallas avait déjà accueilli dans le passé des équipes de basket-ball, mais pour le compte de la défunte ligue ABA. L'équipe se nommait alors les Chaparrals de Dallas. Son existence est brève, puisqu'elle ne joue que durant deux saisons, en 1967-68 puis 1972-73, après l'équipe a déménagé à San Antonio pour devenir les Spurs de San Antonio. 150px|thumb|right|Don Carter, le premier propriétaire de la franchise.
En 1980, après le All-Star Game, les responsables de la NBA, à l'issue d'un vote, acceptent la création d'une nouvelle franchise dans le Texas. Après avoir payé un droit d'entrée de 12 millions de dollars, l'équipe du riche Carter fait ses débuts pour la saison 1980-1981, et évolue dans la Midwest division. Le nom de l'équipe provient de la série télévisée Maverick. Le , Dallas sélectionne à la draft, avec son onzième choix Kiki Vandeweghe, qui entre dans l'histoire de la franchise comme étant le premier joueur sélectionné par le club.
Les responsables texans, durant lexpansion draft, qui leur permet de choisir un joueur dans chaque équipe (chaque équipe peut protéger sept joueurs), choisissent de ne pas engager des joueurs d'expérience, voire All-Star, comme Earl Monroe, Rick Barry ou encore Pete Maravich, mais préfèrent miser sur de jeunes joueurs. Sur les 22 joueurs sélectionnés par Dallas, 18 ont moins de trois ans d'expérience. Malgré cela, les Mavericks récupèrent 11 anciens premiers tours de draft, dont Austin Carr des Cavaliers de Cleveland ancien rookie de l'année, mais en fin de carrière à cette époque. L'entraîneur Dick Motta prend les rênes de l'équipe.
left|thumb|200px|Reunion Arena Tout ce beau monde est prêt à jouer dans la Reunion Arena, le stade qu'a fait construire Carter, pour environ 27 millions de dollars. Le cinq majeur est peu connu, puisqu'il est composé de Abdul Jeelani, Jerome Whitehead, Tom LaGarde, Geoff Huston et Winford Boynes. La première saison est délicate, le club finit avec un bilan de 15 victoires et 67 défaites. Le meilleur marqueur de l'équipe Jim Spanarkel n'a inscrit que 14,1 points tandis que Tom LaGarde mène l'équipe aux rebonds avec 8,6 prises par match.
Dallas effectue des échanges judicieux, notamment de joueurs contre des choix de draft, ainsi Vandeweghe, qui ne voulait pas jouer dans l'équipe, est échangé avec un premier tour de draft de 1986 contre deux premiers tours de drafts 1981 et 1984. Ces deux choix de draft permettent de choisir Rolando Blackman en 1981 puis Sam Perkins en 1984. Lors de la draft de 1981, Dallas choisit des joueurs qui transforment l'équipe sensiblement. Mark Aguirre avec le premier choix, Rolando Blackman avec le neuvième et enfin Jay Vincent avec le vingt-quatrième choix. Les deux premiers hommes participent à la montée en puissance de Dallas : Aguirre en sept saisons passées dans le Texas affiche une moyenne de 24,6 points par match, et son acolyte ailier Blackman affiche lui une moyenne de 19 points en 11 saisons passées aux Mavericks. Jay Vincent, quant à lui affiche une moyenne de 21 points par match en 1981-1982, la meilleure saison de sa carrière. La saison 1981-1982 est légèrement meilleure avec un bilan de 28 victoires et 54 défaites, mais la mauvaise série de 13 défaites en quinze matches durant le mois de décembre, a ôté tout espoir de playoffs. L'avenir semble néanmoins meilleur pour les Mavericks avec Aguirre, Blackman et Vincent, trois rookies de talent.
La saison 1982-1983 voit les Mavericks manquer de peu au playoffs. Durant toute la saison, ils peuvent prétendre à une place en playoffs, mais une baisse de régime dans la seconde partie de la saison les prive de cet espoir. Les Mavericks avec un bilan de 38 victoires en 82 matches échouent de peu, mais leur trio infernal continue d'enchaîner les bonnes performances. Le , contre Denver, Blackman marque 31 points, Aguirre lui réussit un triple-double avec 30 points, 11 rebonds et 16 passes décisives. Plus tard Aguirre inscrit 44 points. La direction texane persiste dans ses choix judicieux à la draft, et en 1983, sélectionnant le meneur de l'Illinois, Derek Harper, qui durant sa décennie passée à Dallas affiche une moyenne de 15 points et 6 passes décisives par match.
1983-1988 : L'apprentissage des playoffs Blackman et Aguirre continuent de mener l'équipe à la marque, alimentés en passes décisives par Brad Davis, qui est classé dixième meilleur passeur de la ligue avec 6,9 réalisations par match. La saison 1983-1984 des Mavericks est historique puisqu'elle correspond à leur première apparition en playoffs, et Mark Aguirre devient le premier Maverick sélectionné au All-Star Game. En 1983, Dale Ellis un futur All-Star, est drafté.
Durant cette saison 1983-1984, le club, avec un bilan de 43 victoires, finit à la cinquième place de la Conférence Ouest, mais échoue en demi-finale de conférence contre les Lakers de Los Angeles, en cinq manches.
La draft 1984, permet la venue du jeune Sam Perkins, un intérieur habile à trois points, qui vient d'être champion universitaire avec l'université de Caroline du Nord. La saison 1984-1985 confirme les progrès du club qui termine avec un bilan de 44 victoires pour 38 défaites, obtenant une quatrième place de la Conférence. Aguirre continue de marquer autant qu'il peut, avec un record offensif de 49 points lors d'une rencontre. Son coéquipier Blackman participe au All-Star Game 1985. Cette fois-ci les Mavs sont battus dès le premier tour par les Portland Blazers.
Les saisons suivantes se ressemblent, les Mavericks sélectionnent à la draft des futurs bon joueurs, comme Detlef Schrempf en 1985, Roy Tarpley un intérieur de l'université du Michigan qui marquera la franchise, en 1986… Et en 1985 obtiennent par un échange la venue de James Donaldson, un pivot futur All-Star.
Dallas réalise de bonne saisons régulières, 44-38 et 55-27 en 1986 et 1987, mais l'aventure en playoffs est courte : durant les playoffs 1986, Dallas est encore sorti en demi-finales de Conférence par les Lakers et en 1987, Seattle bat dès le premier tour les Texans. Dale Ellis qui est transféré aux Sonics contribue à l'élimination de son ancienne équipe, grâce à son adresse à trois points.
1987-1988 : À une victoire des finales NBA Dallas dispose d'une équipe forte, Mark Aguirre, Sam Perkins, James Donaldson, Derek Harper et Rolando Blackman ; ainsi qu'un banc de qualité avec Detlef Schrempf, Roy Tarpley et Brad Davis. La saison 1987-1988 est l'apothéose de ce groupe, au niveau personnel, Aguirre continue d'affoler les compteurs avec 25 points par match, lui Donaldson joue le All-Star Game 1988, de plus Roy Tarpley est élu le meilleur sixième homme de la NBA.
Le groupe plus rôdé à la pression des playoffs, connaît le meilleur parcours de son histoire, après avoir sorti Houston puis Denver, les Mavs affrontent en finale de Conférence leur bête noire, les Lakers de Los Angeles. Aguirre et sa bande poussent Magic Johnson et les siens jusqu'à la septième manche. Les Texans échouent au pied des finales NBA, en s'inclinant 102-117 lors du match décisif.
1989-1994 : Les débuts d'une décennie de disette La saison 1988-1989, est une saison noire : les Mavs sont privés de playoffs. Roy Tarpley est suspendu toute la saison pour usage de stupéfiant, la star Mark Aguirre est échangé contre Adrian Dantley, talentueux mais dépressif, Schrempf est échangé contre Herb Williams des Pacers de l'Indiana. Le talent de l'Allemand explosera quelques saisons plus tard. À cela s'ajoute en mars la blessure du pivot Donaldson.
La saison suivante 1989-1990, les Mavs retournent en playoffs avec un bilan de 47 victoires. Dallas, malgré les mouvements de joueurs, continue d'être une équipe solide des deux côtés du terrain.
La saison précédente n'est qu'un intermède dans la descente de la franchise. Les choix de draft deviennent moins brillants et les meilleurs éléments partent ou vieillissent et ne sont pas remplacés. Sam Perkins, joueur précieux, alors agent-libre décide de partir vers Los Angeles, à la place arrivent d'anciens All-Stars trentenaires comme Lafayette Lever et Alex English. Tarpley en début de saison est encore suspendu pour usage de drogue, la saison suivante il est encore banni... L'équipe finit avec un bilan de 28 victoires et 54 défaites, malgré la présence des toujours brillants Rolando Blackman et Derek Harper.
La saison 1991-1992 est du même acabit, l'équipe est minée par la suspension de Tarpley et la blessure de Lever, ancien meneur star, qui ne jouera que 35 matchs en 3 saisons à Dallas à cause de son genou. Le bilan est de 22 victoires et 60 défaites.
La saison 1992-1993 est l'une des plus mauvaises de l'histoire de la ligue, l'équipe perd 71 rencontres sur les 82 possibles. Blackman, quatre fois All-Star, meilleur marqueur de l'équipe, est échangé aux Knicks de New York durant l'été 1992 contre des premiers tours de draft. Herb Williams, autre joueur important, libre de tout engagement, part lui aussi durant l'été. Le club porte son quatrième choix de draft sur le talentueux ailier Jim Jackson, mais ce dernier et Carter, toujours propriétaire de l'équipe, n'arrivent pas à se mettre d'accord sur le contrat du rookie, de ce fait il ne peut jouer qu'à partir de la mi-saison. Seul Derek Harper sort du lot, le vétéran tente de tirer son équipe vers le haut, vainement, en marquant 18,2 points par match. La saison suivante, malgré l'arrivée de Quinn Buckner, un entraîneur talentueux et côté à l'époque, et la présence de deux jeunes prometteurs (Jimmy Jackson et Jamal Mashburn), l'équipe reste dans les profondeurs. Le début de saison est une catastrophe, en janvier le bilan est de trois maigres victoires pour 40 défaites. Le message de Bruckner ne passe pas. Mais l'espoir est de mise, Mashburn domine les rookies dans la catégorie des points marqués avec 19,2 points par match et Jackson est un joueur complet, en témoigne son triple-double réalisé durant la saison.
1994-1996 : Les trois « J » et les faux espoirs 150px|left|thumb|Jason Kidd