Le Chemin de Fer de Rillé (CFR) en est un touristique à voie étroite situé au lac de Rillé à Rillé, en région Centre-Val de Loire dans le département d'Indre-et-Loire.
L'association
L'association est officiellement enregistrée au Journal officiel le 10 juin 1977 sous forme d'un musée vivant ouvert de juin à septembre les dimanches et fêtes, par deux passionnés de chemin de fer qui encadrent avec douze membres un groupe de jeunes collégiens parmi lesquels le but est la conservation de matériel rare et ancien, dont des locomotives à vapeur ; elle est installée à Marcilly-sur-Maulne (Indre-et-Loire) et va poser cette année là ses cent premiers mètres de voies (un premier embryon de train avait été créé de façon privée en 1972).
Une première ligne de 0,7 km de long fonctionne les dimanches et fêtes avec des machines diesel, de 1981 à 1985, puis à vapeur, de 1986 à 1990 d'un horaire à cinq trains réguliers plus un facultatif qui pour ce dernier l'est de cette première catégorie pendant les deux mois de la haute saison d'été du 1er mai au 31 août rabattu des mois de juillet et août pour la saison 1989 qui comprend des possibilités de forfait "Train+château" avec visite d'un château des environs (dernier train à vapeur à Marcilly, le pour un groupe de soixante scolaires).
En plus de 12 ans le réseau a connu des fortunes diverses, car la région n'est pas très touristique. En septembre 1989 la décision est prise de transférer l'ensemble du matériel sur les bords du lac de Rillé, vers une base de loisirs importante située à 30 minutes de Tours.
La nouvelle ligne est intégralement construite et exploitée l'Association d'exploitation du chemin de fer de Marcilly (AECFM) qui devient à cette occasion le Chemin de Fer de Rillé (CFR) après trois mois 1/2 de travaux est mise partiellement en service le et officiellement inaugurée le d'une longueur de 1,5 km dont les circulations s'effectuent de fin avril à octobre, puis par un second tronçon d'une étendue totale de 2,5 km qui voit à cette occasion des circulations en diesel les samedis de juillet et d'août. Dès septembre 1990, 1200 voyageurs sont transportés. Depuis, l'association s'agrandit, tant en matériel qu'en adhérents. Parmi eux, les membres actifs participent à l'exploitation et à l'entretien du matériel roulant et de l'infrastructure.
Les circulations sont assurées en traction vapeur ou diesel sur cette ligne de de long, longeant le Lac de Rillé, les bois et bosquets de la commune de Rillé.
Matériel roulant L'association possède 5 locomotives à vapeur, dont deux en état de marche qui assurent la circulation des trains durant la saison estivale, et de nombreux locotracteurs diesel, dont la plupart sont totalement opérationnels.
Liste exhaustive, au , fournie par l'association.
Locomotives à vapeur ImageNomConstructeurNuméroAnnéeTypeHistorique180x180px|La Touraine lors d'une journée de circulation en 2014 avec la rame historique.La TouraineOrenstein & Koppel58291913020TPremière locomotive à vapeur de l'AECFM arrivée en décembre 1972. Provient des sablières de Nemours après avoir été rachetée par Jean-Claude Porterie. A fonctionné quelque temps au chemin de fer de Marcilly avant d'être remisée à la suite d'un problème de chaudière. Reçoit une chaudière neuve à son arrivée à Rillé en 1997. En état de marche, fonctionne chaque année.180px|La Grise lors de son arrivée à Rillé en 2012.La GriseDecauville16461916030TProvient des chemins de fer militaires français. Rachetée après la guerre par les Carrières de Luzy où elle porte le numéro 9. Rachetée par le Chemin de fer de Saint-Eutrope puis par le CEMNAD. En 2012, elle est confiée au Train de Rillé. Unique locomotive à vapeur appartenant à l'AECFM ; en projet de restauration (groupe de membres de l'association).180px|La Polska lors d'une journée de circulation en 2014.PolskaHenschel & Sohn159731918040 à tender séparéAchetée en Pologne au réseau forestier de Czarna Bialostocka en 1984 par un membre de l'AECFM. Originellement destinée à un musée dans son pays natal. Rejoint la France toujours en 1984 où elle circule sur l'ancien réseau de Marcilly. Reçoit une chaudière neuve en 2000 avec sa remise en service après son refus de ré-agrément lors de l'épreuve décennale de 1996. En état de marche et fonctionne chaque année.180px|La type Progrès devant la voie 3 du dépôt.Pas baptiséeDecauville?1947020TProvient d'Afrique. Rachetée par M. Mervaux. Vendue à la Vente du siècle, en mars 2001 à Yves-André Liverato du Chemin de Fer de Rillé, puis sera restaurée jusqu'en 2007 (reprise du profil des essieux, préparation de la chaudière pour les examens préliminaire de l'APAVE,...).180px|Rômania garée Froide au Dépôt de Rillé lors du Festival de 2013.RômaniaUzinel 23 August (Usine du devenue Faur)764-2031949040 à tender séparéProvient des Chemins de Fer Roumains, au dépôt de Târgu Mureș jusqu'en 1993. Rachetée à la fin des années 1990 par plusieurs membres de l'AECFM et arrive en avril 2001 à Rillé. Ses essieux sont ensuite passés de à . En cours de restauration depuis plusieurs années.
Locotracteurs ImageNomConstructeurTypeNuméroAnnéeHistorique180px|Locotracteur Oreinstein et Koppel de l'AECFM.Pas baptiséOrenstein & KoppelLD164740193?Arrivé en 2014 à Rillé ; moteur 4 temps O&K monocylindre à plat de . Locotracteur dont l'ensemble piston cylindre vient d'être démonté pour remise en état. En cours de restauration.180px|Le Breton lors de manœuvre en 2014 avant son problème d'huile.Le BretonRuston & Hornsby20HP?194?Équipé d'un moteur bicylindre de de type 2VROLA. A fonctionné à Marcilly. Est arrêté à Rillé pour de gros problèmes de refroidissement. En 2013, une équipe de membres décide de le remettre en marche. Fin 2014 un nouveau problème de pompe à huile l'immobilise. Le , l'engin reprend vie après une longue réfection du circuit d'huile. En état de marche.180px|L'anjou sur une voie de serviceL'AnjouJules WeitzCACL3018181953Construit en 1953 par Jules Weitz. CACL30 équipé de son moteur d'origine (bicylindre Céres de ). Le démarrage à la manivelle ou via une bonbonne d'air rechargée par un des cylindres. Originaire des Ardoisières de Trélazé. A roulé à Marcilly puis à Rillé. En état de marche. Utilisé régulièrement.180px|Un des TMB15 sur une voie du grill de la rotonde Le Vendéen Le Clisson Le Chardon L'EscarpièreDecauvilleTMB15 401 414 416 4511957/1958Locotracteurs miniers provenant des mines d'uranium de la COGEMA (Vendée). Le Train de Rillé en possède 4 en état de marche et 1 exemplaire à restaurer, provenant du Chemin de fer de Saint-Eutrope. moteur Baudoin type DB1 à démarrage électrique.180pxLe NormandBillardT75P2391961L'un des derniers à être construit sous ce nom. Entièrement révisé à Rillé. Démarrage électrique. VACMA présente. Assure, en haute saison, des trains voyageurs. En état de marche.180px|Le paquebot garé voie 3Le PaquebotGmeinderLocofox485-172?Importé par Comessa en France. Équipé de son moteur d'origine (3 cylindres Kaelble). Originaire des ardoisières de Trélazé. Arrêté en 2002 à la suite d'une avarie de boîte de vitesses. Révision générale en cours depuis 2013. Carrosserie refaite. Moteur et boite de vitesses révisés et réparés. Démarrage électrique.180px|Le percheron en manœuvreLe Percheron GmeinderLocofox??Construit par Gmeinder. Importé par Comessa en France. Équipé de son moteur d'origine (monocylindre Kaelble). Démarrage à la manivelle. En état de marche.180px|Locotracteur Minier Decauville type TMB30 de l'AECFM.Pas baptiséDecauvilleTMB30??Locotracteurs miniers donnés par les Amis du Musée Decauville. Le Train de Rillé en possède deux. L'un est remis en état de marche en 2014 (le TMB30 noir). L'autre est en attente de restauration approfondie (TMB30 jaune). Équipés d'un moteur Baudoin type DB2 à démarrage pneumatique.144x144pxPas baptiséWhitcomb/Baldwin???Peu d'informations connues. Stocké
Autre matériel présent Le Berry: locotracteur Berry type 4535 R3 (en restauration) ; 3 locotracteurs électriques à accumulateurs Fenwick, ex-Chemin de Fer de Saint-Eutrope (stockés) ; 2 locotracteurs Deutz type OME117 (en restauration) ; une Trobylette, fabrication artisanale à partir d'un moteur de Motobécane AV10 et d'un châssis fait sur mesure au Chemin de fer des Chanteraines.
Voitures voyageurs Le matériel voyageurs est composé en partie d'anciennes caisses de voitures à voie métrique mis à voie de des ex-Chemins de fer départementaux d'Indre-et-Loire, du Maine-et-Loire, du Loir-et-Cher, du Loiret et de Loire-Inférieure : le Noyant, intégralement construit par des élèves d'un collège de la ville de Noyant ; le Petit Anjou, voiture historique sauvée de la casse, qui appartenait au réseau du Petit Anjou, servait de poulailler lorsqu'elle a été récupéré par des membres de l'association ; cette voiture sert principalement pour les trains spéciaux et pour les mariages, comportant un compartiment de classe avec un confort d'époque ; 1 voiture PLM, à voie normale, sert, entre autres, de dortoir pour les membres participant aux chantiers. Elle sert également de décoration sur le site de Rillé durant la saison d'été ; 3 voitures voyageurs et un fourgon constituent la rame principale pour les circulations estivales ; 2 voitures utilisées occasionnellement lors de trains spéciaux ou durant le Stage vapeur de l'association ; 1 Baladeuse de l'AMTP en prêt pendant une durée indéterminée.
+ImageNomvignetteFourgon Dfv 15vignetteDBf 38vignetteL110 dite la "Baignoire"vignettele "Noyant"
Wagons 1 wagon couvert Baume & Marpent, à deux essieux, ex-Pithiviers ; 1 tombereau Decauville, ex CEMNAD, restauré par le CEMNAD mais a son châssis voilé et ne peut donc pas rouler ; du matériel provenant de la Cogema, dont des wagons plats, des berlines de mines, des wagons de transports d'explosifs... plusieurs ballastières modifiées par l'AECFM pour l'entretien de l'infrastructure ; 1 plateforme Péchot provenant du Chemin de fer des Chanteraines, en cours de remise en état historique ; 1 plat Decauville provenant du Chemin de fer des Chanteraines, en cours de restauration ; divers wagons à bennes basculantes provenant de différents constructeurs.
La ligne La ligne du Chemin de Fer de Rillé, longue de , longe une partie du Lac de celui-ci puis s'engage dans les bois sur une longue plateforme en rampe de 20 pour milles, jusqu'à l'arrêt de la prise d'eau des locomotives à vapeur ou le contrôle des billets est effectué. Pendant la promenade à bord du train à vapeur, les visiteurs peuvent assister à la prise d'eau de la locomotive et aux manœuvres de remise en tête à chaque terminus. La balade peut-être complétée par la visite du dépôt des locomotives qui présente un grand intérêt avec sa rotonde semi-circulaire, autour d'un pont tournant qui en fait un site ferroviaire unique en France à voie étroite. En outre, vous pourrez admirer l'une des plus grosses locomotives à vapeur de France pour voie de 0,60 mètres : une 040 provenant des Chemins de Fer Roumains.
Historique Un tronçon de ligne est posé en 1990 avant même l'inauguration de la ligne sur la commune de Rillé. Puis en projet, rapidement, elle s'est agrandie pour atteindre la longueur de 2,5 km. C'est en 2008 qu'il est projeté de porter sa longueur à 3 km.
Le premier prolongement de la ligne est terminé en après trois années de travaux. La ligne s’arrête au niveau de la digue du lac de Rillé. L'évitement du "Port" est supprimé, laissant place au nouvel évitement de "Pincemaille" ; la voie est posée en majeure partie en rail vignole sur traverses neuves en bois et ballast calibré ; de grands travaux de nivelage et de préparation de la plateforme ferroviaire sont réalisés avant la pose de la voie.
La ligne rejoint la digue qui sépare le lac en deux ; elle a une longueur totale de .
Rotonde et pont tournant vignette|gauche|Les machines à vapeur de l'AECFM et des associations invitées, devant la rotonde, lors du Festival Belle-Époque 2013.