Ban-de-Laveline est une commune française située dans le massif des Vosges, dans le Pays de la Déodatie, à l'est du département des Vosges. Située dans la région historique et culturelle de Lorraine, la commune fait maintenant partie de la région administrative Grand Est.
Le nom de Ban-de-Laveline a été substitué à celui de Laveline par décret du . Ses habitants sont appelés les Lavelinois.
Géographie Localisation vignette|300px|center|Situation géographique de Ban-de-Laveline.|alt= Le village dépend du canton et de l'arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges, s'étend sur plusieurs petites vallées entre les montagnes de la Croix-aux-Mines au sud, Wisembach à l'est, Bertrimoutier au nord et Coinches à l'ouest.
Le village est parcouru par plusieurs rivières dont la principale est la Morte, affluent de la Fave, qui prend sa source sur la commune de la Croix-aux-Mines au lieu-dit du Pré de Raves.
Géologie et relief
La commune de Ban-de-Laveline, d’une superficie de plus de carrés, appartient à la région des Hautes-Vosges, au contact de la ligne de crête séparant la Lorraine de l'Alsace.
C'est une des 201 communes du parc naturel régional des Ballons des Vosges, réparties sur quatre départements : les Vosges, le Haut-Rhin, le Territoire de Belfort et la Haute-SaôneListe des 201 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, Charte 2012 - 2024..
Au sud et à l'est, le massif forestier n'offre pas de passage vers l'Alsace limitrophe. L'altitude atteint à la Tête du Violu et culmine à au-dessus du col du Pré de Raves.
Le village est traversé par la venant de Raves au nord et de la Croix-aux-Mines au sud. Deux chemins vicinaux vont l'un à Coinches à l'ouest et l'autre à Gemaingoutte au nord-est. La commune de Ban-de-Laveline est limitrophe de six communes vosgiennes : Gemaingoutte, Wisembach, Bertrimoutier, Raves, Coinches, La Croix-aux-Mines et une commune alsacienne : Sainte Marie-aux-Mines, Haut-Rhin.
Ban-de-Laveline se situe à moins de 15 min en voiture de Saint-Dié-des-Vosges () et de Fraize (), à 50 min de Colmar (), et à 1h10 de Nancy () et Strasbourg ().
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée ( à ) en toutes saisons et un hiver rude (moins de ).. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Ban-de-Sapt à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication, transports et désenclavement
Transports interurbains La commune est au carrefour entre le bassin déodatien et la plaine alsacienne : de Nancy vers Colmar et d’Épinal vers Strasbourg. Nancy est à, Strasbourg à par le col de Saint-Marie-aux-Mines, Colmar à par le col du Bonhomme et Épinal à par le col du Haut Jacques. +Distances par la routeVilleDistancePar voieÉpinal > ColmarNancy > > StrasbourgVia le col > > > Via le tunnel > > > Le tunnel Maurice-Lemaire permet de relier la commune à la plaine alsacienne via Sainte-Marie-aux-Mines, en itinéraire bis de la traversée du col de Sainte-Marie-aux-Mines via la commune limitrophe de Wisembach.
Le TGV Est est disponible via la gare de Saint-Dié-des-Vosges, à moins de 15 min en voiture.
Transports intra-urbains Aucun transport intra-urbain n'est disponible sur la commune.
Hameaux et écarts
La commune de Ban-de-Laveline présente un habitat historiquement très dispersé, caractérisé par de nombreux hameaux et écarts qui s'articulent autour du centre-bourg.
En 1867, ces entités regroupaient la majeure partie de la population locale, avec des dynamiques démographiques et économiques propres, notamment liées à l'agriculture, à l'ancienne industrie minière ou, plus récemment, à la production d'énergie. + Liste des hameaux et écarts de Ban-de-Laveline Nom du hameau Altitude moyenne Superficie Démographie historique (1867) Caractéristiques, hydrologie et patrimoine Algoutte 68 hab. (14 maisons), soit 3 % de la commune. Situé au sud-est, il est limitrophe de La Praye, Coinchimont, Omégoutte et Verpellière et traversé par le ruisseau d'Algoutte. Baudifosse 19 hab. (5 maisons), soit 0,8 % de la commune. Hameau d'altitude limitrophe de Lauterupt et de Raumont. Bréhagoutte Faible densité de population. Écart de moyenne altitude, limitrophe de Québrux et traversé par le ruisseau de Québrux. Coinchimont 176 hab. (31 maisons), soit 7,7 % de la commune. Limitrophe d'Algoutte, Omégoutte et Marimont. Honville 124 hab. (30 maisons), soit 5,5 % de la commune. Traversé par le ruisseau de Québrux, il est voisin de La Truche, Québrux et du centre-bourg. Il abrite une ancienne école de hameau fondée en 1884, vendue au secteur privé à partir de 2013. La Praye — — Petit écart limitrophe d'Algoutte et Verpellière. Il est arrosé par la Morte et son affluent, le ruisseau de Raumont. La Truche — 109 hab. (24 maisons), soit 5 % de la commune. Limitrophe d'Honville et Lauterupt, le hameau est traversé par le ruisseau Basse de la Grande Goutte. Lauterupt 195 hab. (45 maisons), soit 8,5 % de la commune. Traversé par le ruisseau Basse de la Grande Goutte, il est entouré par Raumont, La Truche, Baudifosse et Québrux. D'après des prospections archéologiques, il concentrait l'essentiel de l'activité minière de la commune au . Marimont — Faible densité de population. Écart limitrophe de Coinchimont et du centre-bourg. Omégoutte 112 hab. (22 maisons), soit 5 % de la commune. Hameau d'altitude limitrophe d'Algoutte, Coinchimont et Verpellière. Québrux 338 hab. (73 maisons), soit 14,8 % de la commune. Voisin de Lauterupt et Bréhagoutte, il donne son nom au ruisseau de Québrux qui le traverse. Son patrimoine se distingue par la chapelle Sainte-Claire. Raumont — (1 km²) 272 hab. (30 maisons), soit 12 % de la commune. Important hameau limitrophe de Verpellière et Baudifosse, traversé par le ruisseau éponyme. Velupaire — 75 hab. (14 maisons), soit 3 % de la commune. Hameau en périphérie immédiate du centre-bourg. Sur le plan économique, il a accueilli dans les années 2010 une centrale de méthanisation (SEML Methaval), dont l'activité a cessé en juin 2018 suite à une liquidation judiciaire. Verpellière 451 hab. (70 maisons), soit 19,8 % de la commune. Le plus grand hameau en 1867. Il jouxte le centre-bourg, Omégoutte, Raumont, Algoutte et La Praye. Son ancienne école, fondée en 1846, est devenue un local communal en 2013 avant d'être cédée au privé en 2024.
Hydrographie
La Morte prend sa source à La-Croix-aux-Mines dans le massif des Vosges et rejoint la Fave à Neuvillers-sur-Fave après un parcours de ..
Le Ruisseau de Verpelliere est un cours d'eau naturel non navigable de , affluent de la Morte : il doit son nom au hameau de Verpellière dont y longe l'artère routière principale. Il ne possède pas d'affluents : sa source se situe dans le hameau de Raumont et il se jette dans la Morte au niveau du hameau de La Praye..
Le Ruisseau Basse Perreux est un cours d'eau naturel non navigable de , affluent du Ruisseau Basse de la Grande Goutte. Il ne possède pas d'affluents : sa source se situe dans le hameau de Raumont et se jette dans le Ruisseau Basse de la Grande Goutte au niveau du hameau de Lauterupt..
Le Ruisseau Basse de la Grande Goutte est un cours d'eau naturel non navigable de , affluent de la Morte. Il possède deux affluents : le Ruisseau de Québrux et le Ruisseau Basse Perreux. Sa source se situe dans le hameau de Lauterupt et il se jette dans la Morte au niveau du centre de la commune, proche du hameau de Marimont..
Le Ruisseau de Québrux est un cours d'eau naturel non navigable de , affluent du Ruisseau Basse de la Grande Goutte : il doit son nom au hameau de Québrux qu'il traverse. Il ne possède pas d'affluents : sa source se situe dans le hameau de Bréhagoutte, à la Fontaine du Chipiant. et il se jette dans le Ruisseau Basse de la Grande Goutte au niveau du hameau d'Honville..
vignette|centre|redresse=2.0|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|
Urbanisme Typologie Au , Ban-de-Laveline est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Ban-de-LavelineUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant six communes (Bertrimoutier, La Croix-aux-Mines, Gemaingoutte, Neuvillers-sur-Fave et Raves, en plus de Ban-de-Laveline), dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Ban-de-Laveline comprend une ville-centre et cinq communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Dié-des-Vosges, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (70,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (70,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (67,6 %), prairies (15,9 %), zones agricoles hétérogènes (8,7 %), zones urbanisées (4,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=2.1|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Intercommunalité