Les groupements aéroportés ou GAP sont des unités militaires françaises à dominante parachutiste qui ont été créées au début de l'année 1947 au sein de la DAP ( aéroportée).

Constitution en 1947-1948

En 1948, les 3 GAP stationnés respectivement à Philippeville (Algérie), Marrakech (Maroc) et Bayonne (France) comprennent chacunIn Histoire des parachutistes français pages 110 à 116. :

un régiment ou une demi brigade parachutiste formés de 2 ou 3 bataillonsLe nombre de bataillons présents dans les demi brigades fut fonction des affectations pour l'Indochine. ; un régiment d'artillerie aéroporté ; un centre d'entraînement au saut (CES) ; une compagnie de transmission (CT) ; une compagnie de quartier général (CQG) ; une compagnie de combat ; un groupe de transport (GT) ; une compagnie de réparation du matériel (CLRM) ; une section d'entretien des parachutes (SEP) ; un groupe d'instruction (GEI) ; une antenne médicale parachutiste (AP).

Initialement, l'infanterie parachutiste des GAP est constituée des bataillons suivants : GAP 1 - RCP : I/ RCP, II/ RCP, III/ RCP. GAP 2 - parachutiste : BPC, BPC, BPCP. GAP 3 - parachutiste : BIP, III/ RPC, BPIC.

Il y eut également le projet de constituer un GAP colonial à partir de la demi brigade coloniale de commandos parachutistes stationnée en BretagneIn Histoire des parachutistes français pages 168. et dont la mission était de constituer les relèves pour l'outre mer (Indochine, Madagascar et Afrique-équatoriale française). Cette unité ne verra jamais le jour.

Les GAP, diminués à la suite des prélèvements de la guerre d'Indochine, disparaissent avec la DAP à partir de (GAP 2 le , GAP 1 le et GAP 3 le ).

Les GAP d'Indochine

Durant la guerre d'Indochine la notion de division aéroportée disparait et les unités parachutistes opèrent principalement en tant que bataillon, voire en tant que compagnie. À partir de 1951, certaines opérations d'envergure nécessitent cependant le regroupement des bataillons en groupements aéroportés temporaires. Malheureusement, la dotation en avion de transport du corps expéditionnaire ne permettra jamais le parachutage en une seule vague de l'ensemble d'un GAP.

Les GAP d'Indochine comprennent généralement :

un PC opérationnel, une antenne chirurgicale, des éléments du génie, des éléments d'artillerie, deux à trois bataillons parachutistes.

Les plus importants GAP, constitués pour des opérations aéroportées, sont :

GLAP du colonel de Rocquigny, en pour la bataille de Nghia Lo ( BPC, BEP et BPCP).

GAP du lieutenant-colonel Ducournau, en lors des combats de Na San ( BPC, BEP, BEP et éléments du GCMA).

GAP du colonel Ducournau, en lors du raid sur Lang Son (opération “Hirondelle”) ( BPC, BEP et BPC).

En , le général Gilles commande les deux GAP de l'opération “Castor” sur Ðiện Biên Phủ, GAP 1 du colonel Fourcade ( BPC, II/ RCP et BPC), GAP 2 du lieutenant-colonel Langlais ( BEP, BPC et BPVN)

Les GAP d'Algérie

Depuis 1962

Voir aussi

Articles connexes Unités parachutistes françaises Groupe mobile (guerre d'Indochine)

Liens externes

Sources et bibliographie

. Collectif, Histoire des parachutistes français, Société de Production Littéraire, 1975.

Notes et références

Catégorie:Guerre d'Indochine Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Catégorie:Unité parachutiste française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1947