Paul Souchon, né le à Laudun dans le Gard et mort le à Paris, est un poète, dramaturge et romancier français. Il a dédié sa vie à Victor Hugo et Juliette Drouet. Il fut conservateur de la maison de Victor Hugo à Paris (place des Vosges).

Biographie Paul Souchon a eu un fils, Pierre, architecte des bâtiments de France. Un autre fils Valentin est mort à la Grande Guerre ; il lui dédia son livre Les tranchées de Pélissanne.

De parents paysans, à Laudun, petit village des bords du Rhône, Paul Souchon est un véritable poète provençal, un fils intellectuel de Frédéric Mistral. Vers sa sixième année, il vint à Aix, commencer ses études au lycée Mignet, où il eut comme condisciples le regretté Emmanuel Signoret, auquel il a consacré, dans la Beauté de Paris un beau chant funéraire. Du lycée, Paul Souchon passa à la faculté des Lettres de la vieille cité. À vingt et un ans, il vint se fixer à Paris.

Ses débuts littéraires eurent lieu en 1898, avec les Élévations poétiques. Six ans plus tard, il publia un recueil original de poèmes tout baignés de lumière, la Beauté de Paris, que Charles Méré apprécie en ces termes : "Païen subtil, humaniste sans le savoir et dont le latinisme conserve je ne sais quelle couleur d'italianisme francisé par la Renaissance, provençale surtout, Paul Souchon a fait ce miracle de peupler de rossignols de Colonne les ombrages du Parc Monceau et du Luxembourg."

À partir de 1905, Paul Souchon dirige tous ses efforts vers le théâtre poétique. Il a exprimé ses idées sur ce genre dans la préface de Phyllis, éloquent manifeste où il analyse les causes de l'abandon actuel du théâtre en vers, où il incriminait les obscures productions des symbolistes "menaçant la clarté française d'une nuit sans étoile", où il s'attachait à fixer les lois de la tragédie nouvelle, éloignée des types éteints de la tragédie classique et du drame romantique, qui doit s'enrichir d'un élément régénérateur : la poésie, c'est-à-dire l'essence de toutes les choses.

L'écrivain dramatique a tenu les promesses du théoricien. Un "lyrisme purificateur", selon l'heureuse formule de Joachim Gasquet, féconde les deux tragédies de Paul Souchon, Phyllis et le Dieu Nouveau, d'une noble simplicité et d'une élégance racinienneL'ensemble de cette biographie est reprise de Raoul Davray et Henry Rigal, Anthologie des poètes du midi, Société d'éditions littéraires et artistiques, Paris, 1908..

En 1924, il reçoit le prix Archon-Despérouses..

Œuvres de Paul Souchon Poésie 1898 : Les Élévations poétiques (Girard, Paris) 1901 : Nouvelles élévations poétiques (La Plume, Paris) 1902 : Élégies parisiennes (L'Effort, Paris) 1904 : La Beauté de Paris (Mercure de France, Paris) 1922 : Les Regrets de la grande île (Monde nouveau, Paris) 1923 : Dans le domaine des cigales (Chiberre, Paris) 1923 : Les Chants du stade (Monde nouveau, Paris)

Théâtre 1905 : Phyllis, tragédie (Mercure de France, Paris), , Théâtre des Bouffes-Parisiens 1906 : Le Dieu nouveau, tragédie (Mercure de France, Paris) 1908 : La Tasse, drame en 5 actes (Mercure de France, Paris), , Théâtre Femina 1912 : Gribouille, comédie

Romans 1918 : Les Tranchées de Pélissanne (Flammarion, Paris) 1919 : Le Meneur de chèvres (Delalain, Paris)

Autres Les grandes figures de l'humanité, avec Jean Tild, Hachette, Paris, 1923. Juliette Drouet, inspiratrice de Victor Hugo, Tallandier, Paris, 1942 Les prophéties de Victor Hugo, Tallandier, Paris, 1945 Vauvenargues, Paris, Tallandier, 252 p., 1947. Emmanuel Signoret, Incarnation du poète, La Couronne littéraire, Paris, 1950. Le Roman vécu d'une jeune fille romantique. Avec des lettres inédites de Victor Hugo, Juliette Drouet et Claire Pradier, ill. Georges Braun, Paris, France illustration, 1950.

Notes et références

Annexes Bibliographie .

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