Orgerus est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.
Géographie vignette|left|Localisation d'Orgerus dans les Yvelines.
Situation La commune d'Orgerus est située dans l'Ouest du département des Yvelines, à environ au Sud de Mantes-la-Jolie, sous-préfecture, et à environ à l'Ouest de Versailles, préfecture du département. Elle se trouve sur un plateau à vocation agricole, à une altitude moyenne de s'élevant régulièrement vers le Sud.
Les communes limitrophes sont Saint-Martin-des-Champs au Nord, Osmoy au Nord-Est, Flexanville à l'Est-Nord-Est, Béhoust à l'Est, Millemont au Sud-Est, Bazainville au Sud-Ouest, Tacoignières à l'Ouest et Prunay-le-Temple au Nord-Ouest.
Lieux-dits et écarts Le Moutier, Béconcelle, le Pré du Bourg, l'Aunay, la Goupillerie, la Jouanerie, l'Arnière, la Rolanderie (partagé avec Prunay-le-Temple).
Hydrographie Le territoire communal est irrigué par la Flexanville, petite rivière de de long, affluent de la Vaucouleurs, qui traverse la commune le long de sa limite Nord-Ouest.. Cette rivière, qui s'écoule vers le Nord-Ouest, reçoit plusieurs ruisseaux naissant dans la commune ou la traversant, dont les principaux, qui coulent vers le Nord, sont, d'Est en Ouest, le ru du Moulin de l'étang ()., le ru des Abbesses ()., le ru de l'Aunay ()..
La commune est en outre traversée d'Ouest en Est, au sud du village, par l'aqueduc de l'Avre, ouvrage enterré qui contribue à l'alimentation de la ville de Paris en eau potable venant de l'Eure.
Transports et voies de communications vignette|right|alt=La gare d'Orgerus - Béhoust.|La gare d'Orgerus - Béhoust.
Réseau routier La commune est desservie par la route départementale 42 reliant Septeuil au Nord à Neauphle-le-Vieux au Sud-Est et la route départementale 45 reliant Orgeval au Nord-Est à Richebourg au Sud-Ouest.
Desserte ferroviaire
La ligne de Saint-Cyr à Surdon passe sur le territoire communal. La commune possède une gare ferroviaire sur cette ligne, desservie notamment par la ligne N du Transilien.
Desserte Autobus La commune est desservie par les lignes 2, 55 et Express 67 du réseau de bus Centre et Sud Yvelines.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Maule à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Orgerus est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine d'OrgerusUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine d'Orgerus comprend une ville-centre et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Occupation des sols
Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).
+Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu9,4 %136Terres arables hors périmètres d'irrigation47,1 %682Prairies et autres surfaces toujours en herbe15,5 %225Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants3,1 %45Forêts de feuillus24,8 %359Source : Corine Land Cover.
Toponymie Orgerus s'est d'abord appelé Besconcelles aux .. Le premier élément Bescon- / Bes- : En ancien français et en toponymie, le préfixe bes- possède souvent une valeur péjorative ou déviante (du latin bis, signifiant « de travers », « mal configuré », comme dans bistourné). Il peut aussi faire référence à un anthroponyme (le nom d'un propriétaire d'origine germanique ou locale) ou au mot Bescont qui correspond au breton beskont (équivalent du français « vicomte »). Le deuxième élément -celles est issu du gallo-roman Corticella, dérivé du bas latin Cortis (qui a également donné Courcelles ou Corcelles). Il désigne initialement un petit domaine agricole, une petite cour, une ferme ou un petit hameau fortifié, suggérant un domaine rattaché à un vicomte. Titre de noblesse utilisé sans doute ici comme sobriquetL'histoire médiévale du lieu est consignée dans de vieux registres, de chroniques régionales et des chartes de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, parfois riches en anecdotes anciennes.
Le nom de la localité est attesté sous la forme Orgerus en 1230.. Selon le mode de l'étymologie populaire, Orgerus serait dérivé du mot orge et signifierait « champ d’orge », « culture d'orge »D’après une communication du Chanoine Boyer à la Société Archéologique de RambouilletClaude Guizard, Lexique toponymique de l’arrondissement de Mantes-la-Jolie, page 17.Bulletin de la Société archéologique d'Eure-et-Loir, Numéros 44 à 47, page 45.Jacques Tréton, Histoire de Montainville, page 51.. En réalité, aucun élément ne permet de rattacher Orgerus au type toponymique qui signifie « champ d’orge », « culture d'orge », car il n'existe aucun suffixe *-erus ayant un sens collectif ou autre. C'est pourquoi les principaux toponymistes comme Albert Dauzat et Ernest Nègre n'ont pas expliqué ce toponyme.
Histoire Orgerus s’appelait autrefois Béconcelles. Le hameau du Moutier, dans lequel se trouve encore aujourd’hui l’église, était le chef-lieu de la Paroisse.
Carolingiens Au , Bisconcella (Béconcelles) était le centre de nombreuses possessions de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, à Garancières, Auteuil, Flexanville, Maule, Osmoy, Orvilliers etc. À Béconcelles même, une agglomération de 26 feux était serve de l'abbaye qui possédait un bois, huit hectares de terre et une église assez solidement construite. C'était également un fisc pour les autres territoires de l'abbaye. Habet in Bisconcella mansum dominicatum bene constructum, cum ecclesiis duabus bene constructis et de- coratis, et alus casticiis sufficienterGUERARD (B.) Polyptyque de l'abbé Irminon (1844), t. 2, ., ce qui se traduit par : « il y avait à Bisconcelles la maison du maître bien construite, et deux églises bien construites et décorées et autres édifices à convenances ».
Capétiens En 1064, ces biens et cette église étaient devenus la propriété de Geoffroy de Gometz, seigneur de Béconcelle (à Orgerus), de Bazainville et de Versailles en partie. Il fonde le prieuré Saint-Georges de Bazainville ; il réserva toutefois l’usufruit des droits qu’il prélevait sur cette paroisse en faveur de son frère Ours de Gomets. Cependant, après la mort de celui-ci, ces revenus passèrent à l’archidiacre Guillaume, puis à Simon de Neauphle, qui en fit l’abandon définitif devant saint Yves, évêque de Chartres le Marquet (Ad.) Dion (A. de) Nobiliaire et Armorial du Cté de Montfort. Société archéologique de Rambouillet (1881), t.5, , 104, 147, 232, 282, 349..
En 1206, Hugues de Camilly, fils de Nivart se dit Dominus Besconcellarum. En 1230, Aubert d’Andrezel est seigneurie de Béconcelles, vassal du comte de Montfort ; il avait lui-même pour vassaux Guillaume et Hubert d'Orgerus, première mention d'Orgerus. Il faut signaler qu'à l'époque, 1230, un Huet des Orgerus, vassal de Montfort, est seigneur de Béhoust. 1283 Hue des Orgerus fait hommage à Béatrix, comtesse de Dreux. En 1282, le comte de Dreux à qui appartient Béconcelles meurt. La veuve Béatrix entre en jouissance des biens avec la garde noble de ses enfants mineurs et en 1286, elle rend compte de sa tutelle à son fils aîné Jean comte de Dreux, mais elle jouit de la propriété jusqu’en 1315, époque de sa mort, c’est-à-dire pendant . À partir de ce moment le nom de Beconcelles disparaît et celui d'Orgerus reste seulExtrait de la monographie d’Orgerus écrite par Monsieur A. Hamelin en 1899 (Instituteur à Orgerus).
En 1411, Jean Balu, échanson du roi, fait hommage au seigneur de Marcouville, seigneur d'Orgerus pour ses fiefs de Flexanville, Maubuisson, Balu et CocheretMarquet(Ad.) Dion (A. de) Nobiliaire et Armorial du Cté de Montfort (Suppl.). Société archéologique de Rambouillet (1906), t.19, ..
En 1523, 1524Babelon (J.P.) Mirot (Léon) Hommage rendus à la Chambre des Comptes (1982), ., 1525, 1530 et 1556, Antoine de Canion (ou Caujon) est seigneur des Orgerus et Tacoignières. En 1559, son fils Gaspard de Canion fait hommage au roi pour Orgerus et Tacoignières. Il mourut peu après sans enfant, puisque sa sœur Jeanne de Canion porta Orgerus à Louis de la Fontaine. En 1535, Jean Brosset, avocat au Parlement, fait hommage au roi pour partie de la seigneurie d'Orgerus. Denise de la Fontaine de Lesches épousa en 1594 Louis II de Rouvroy dit « de Saint-Simon », grand-père du célèbre mémorialiste.
1602, René seigneur des Orgerus.
En 1705, Claude de Longueil, marquis de Maison est seigneur d'Orgerus. En 1725, le Président de Maisons, est châtelain d'Orgerus, d'Osmoy, Tacoignières, et Flexanville.
En 1775, Philippe Cuisy, ancien fermier général est seigneur d'Orgerus, Flexanville, Villiers le-MahieuArch. Dept. Yvelines. Cuisy (Philippe, seigneur d'Orgerus, Flexanville, Villiers-le-Mahieu et ancien fermier général) 1775. Cuisy Ph. seigneur d'Orgerus.
Politique et administration Liste des maires
Instances administratives et judiciaires La commune d'Orgerus appartient au canton de Bonnières-sur-Seine et est rattachée à la communauté de communes du Pays Houdanais.
Sur le plan électoral, la commune est rattachée à la neuvième circonscription des Yvelines, circonscription à dominante rurale du nord-ouest des Yvelines.
Sur le plan judiciaire, Orgerus fait partie de la juridiction d’instance de Mantes-la-Jolie et, comme toutes les communes des Yvelines, dépend du tribunal de grande instance ainsi que de tribunal de commerce sis à Versailles...