Olivia Rosenthal, née en 1965 à Paris, est une romancière, dramaturge et performeuse française.
Biographie Enfance et formation Olivia Rosenthal est née à Paris en 1965..
Élève de l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud., elle soutient une thèse sur la poésie amoureuse de la fin du ..
Enseignement Elle enseigne la littérature à l'université de Rennes, dans les années 1990, puis, à partir de 1998, à l'université Paris-VIII-Vincennes-Saint-Denis.
Écriture Elle commence à publier des récits, à partir de 1999, et des pièces de théâtre, à partir de 2004..
En 2008, elle achève une pièce sonore intitulée Viande froide pour le CentQuatre, lieu culturel où elle est accueillie en résidence en 2006-2007..
Depuis 2008, elle s'est engagée aussi dans un projet sur « L'architecture en paroles » dont le premier volet a été réalisé lors d’une résidence au Centquatre-Paris, sous la forme d’une pièce sonore et d’un texte, Viande froide (2008). Le deuxième volet de ce projet, diffusé sous la forme d’une pièce sonore dans l’exposition organisée par le musée Carnavalet sur L'Impossible Photographie : les prisons parisiennes 1851-2010, est publié sous le titre Maison d’arrêt Paris-La Santé, 42, rue de la Santé 75014 Paris dans le catalogue de cette exposition... Pour le troisième volet, Olivia Rosenthal a travaillé avec Philippe Bretelle (graphiste) sur la ville de Bobigny.. Elle a conçu avec lui des affiches collées sur certains bâtiments de la ville et ils ont réalisé ensemble (avec l'aide du musicien Pierre Avia) une performance musicale intitulée C'est très loin d'ici. Toujours avec Philippe Bretelle, elle a composé une œuvre visuelle pour l'inauguration du tramway de Brest (commande de Brest métropole océane)..
En 2018, elle entre en résidence à la Villa Kujoyama, établissement artistique de l'Institut français. et publie à la suite ses recherches sur les attentats aux gaz sarins à Tokyo un livre sur son expérience au Japon (Un singe à ma fenêtre, 2022).. Fin 2018, elle crée Macadam animal, un spectacle conçu et joué en compagnie d'Eryck Abecassis, compositeur et vidéaste., repris ensuite à l'espace André-Malraux de Chambéry. Ce spectacle, qui porte sur la présence des animaux sauvages dans les villes, est présenté de nombreuses fois sous la forme de chapitres séparés (les rats, les corbeaux, les chiens, les termites, les crabes) dans divers lieux et festivals (Maison de la Poésie à Paris et à Nantes, La Criée à Marseille). Elle publie un nouveau roman, Éloge des bâtards, en 2019.. Ce roman donne lieu à deux formes performatives : l’une avec Bastien Lallemant (pour la Maison de la Poésie)., l’autre avec Eryck Abecassis sous la forme d’un « concert parlé » intitulé L’Archipel des bâtardsCréé au Théâtre 14, repris au théâtre 71 de Malakoff, au grand R de La Roche-Sur-Yon ; cf. : ..
En 2022, elle publie dans la collection Diaporama de l’IMEC, Futur antérieur, un texte où elle analyse son travail au regard d’images de son choix.. Adepte du cinéma, elle choisit de commenter les photogrammes des films qui l’ont inspirée.
En 2025 paraît Une femme sur le fil...
Sa première pièce, Les félins m'aiment bien, est créée en 2005 à Saint-Denis, dans une mise en scène d'Alain Ollivier. avec Valérie Crunchant (Cérès) et Florence Payros (Marianne). En 2008, elle écrit Les Lois de l’hospitalité, mis en scène par Marie Vialle aux Subsistances à Lyon (reprise en 2011)...
À partir de 2005, elle réalise des performances, en collaboration avec des cinéastes (Olivier Ducastel, Laurent Larivière), des écrivains (Denis Lachaud, Michaël Batalla, Patrick Chatelier) et des chorégraphes (Chloé Moglia, Julia Cima)..
Prix littéraires 2007 : Prix Wepler Fondation La Poste 2007. et prix Pierre-Simon « Éthique et réflexion » pour On n'est pas là pour disparaître 2011 : Prix du Livre Inter, prix Alexandre-Vialatte et prix Ève-Delacroix pour Que font les rennes après Noël. 2019 : Prix Transfuge du meilleur roman français de l'année pour Éloge des bâtards..
Œuvres Son œuvre est traduite dans plusieurs langues : anglais, italien, allemand, hongrois, espagnol, coréen et chinois complexe...
Romans Dans le temps, éditions Verticales, 1999 (réédition 2023) Mes petites communautés, éditions Verticales, 1999. Puisque nous sommes vivants, éditions Verticales, 2000 L'Homme de mes rêves ou les mille travaux de Barnabé le sage devenu Barnabé le bègue à la suite d'une terrible mésaventure qui le priva quelques heures durant de la parole, éditions Verticales, 2002 Les Fantaisies spéculatives de J. H. le sémite, éditions Verticales, 2005. On n’est pas là pour disparaître, éditions Verticales, 2007Traductions : anglais We're not here to disappear, Otis Books/Seismicity Editions, 2015 (par Béatrice Mousli Bennett) ; allemand Wir sind nicht da um zu verschwinden, Ulrike Helmer Verlag, 2017 (par Birgit Leib). — Prix Wepler 2007 Viande froide : Reportages, Cent-Quatre éditions/ Nouvelles Éditions Lignes, 2008 Maison d'arrêt Paris-La Santé, 42, rue de la Santé 75014 Paris dans L'Impossible Photographie : les prisons parisiennes 1851-2010, Paris-Musées, 2010 Que font les rennes après Noël ?, éditions Verticales, 2010Traductions : italien Che fanno le renne dopo Natale? Nottetempo, 2011 (par Cinza Poli) ; anglais To Leave with Reinder, 2019 (par Sophie Lewis). Ils ne sont pour rien dans mes larmes, éditions Verticales, 2012..Traduction anglaise partielle They Are for Nothing in Our Tears, La Presse, Provincetown, 2016 (par Béatrice Mousli Bennett). Mécanismes de survie en milieu hostile.., éditions Verticales, 2014Traductions : allemand Überlebensmechanismen in feindlicher Umgebung, Matthes & Seitz Berlin, 2017 (par Nicola Denis) ; coréen, Alma éditions, 2020 ; néerlandais (traduction partielle), revue Terras, n° 11, juin 2016. Toutes les femmes sont des Aliens, éditions Verticales, 2016 Éloge des bâtards, éditions Verticales, 2019 Un singe à ma fenêtre, éditions Verticales, 2022 Une femme sur le fil, éditions Verticales, 2025
Contes Les Sept Voies de la désobéissance, collection Minimales, éditions Verticales, 2004.. Traduit en hongrois : Az engedetlenség hét útja, Nyitott Kônyvmühely, 2007 (par Ilona Kovács) Jouer à chat, Invenit Musée des confluences, « Récits d'objets », 2018.
Théâtre Les félins m'aiment bien, Éditions Actes Sud Papiers, 2004. Forêt vierge : Théâtre(s), Presses universitaires de Rennes, , 2006 et revue Les écrits, édition canadienne, 2012 Les Lois de l'hospitalité, Inventaire/Invention, 2008. Des cochons et des hommes, mise en espace et lecture par Denis Lavant au Grand R, scène nationale de La Roche-sur-Yon, La découverte de l'Amérique, dans "Ruptures" pour le Paris des femmes, collection des quatre-vents, l'avant-scène théâtre, 2021. Une petite commande, "L'Avant-scène théâtre", Les intrépides, collection des quatre-vents, 2022, p. 48-62.
Opéra Safety First, livret d'un opéra créé avec Eryck Abecassis (compositeur) pour le festival Reims scènes d'Europe, .
Essais
Dir., À haute voix. Diction et prononciation aux , Klincksieck, 1998.
Futur antérieur, , édition de l'IMEC, 2022
Autres créations L'écriture au présent « Le paradoxe du manche », in Lorsque le bûcheron pénétra dans la forêt avec sa hache, les arbres se dirent : ne nous inquiétons pas, le manche est des nôtres, Verticales, 2003 (spécimen gratuit) « Science fiction », in Le roman aujourd'hui, Cécile Defaut, 2005, p. 155-166. « L'auteur en répétition (journal) » n° spécial de Littérature, Théâtre, : le retour au texte ?, n°138, , p. 39-49 « À l'horizontale », Qui est vivant?, Verticales, 2003 (spécimen gratuit). « La chair du chien », Quoi maintenant?, écritures n°15, 2007, p. 99-103. « La zone d'inconfort », in Le roman quelle invention !, Assise du roman Villa Gillet, Christian Bourgois, 2008, p. 399-408. « Recette pour de Pas », in Seize nouvelles (pour une recette secrète), Thierry Magnier, 2008. « C'est le moment ou jamais de disparaître », Action restreinte, théorie & expérience de la fiction, 2008, p. 8-11. « Nous jouons avec le chien », in A quoi jouons nous?, 2008, p. 27-29. « La bête et la bête - ISO 11784 » in La Meute, Stéphane Thidet, 2009, p. 28-46 . La Littérature exposée. Les écritures contemporaines hors du livre, n° spécial de Littérature, n°160, « Non » in Lexique nomade, Assise du roman 2008, en partenariat avec Le Monde et la Villa Gillet, Paris, Christian Bourgois, 2008. « Le rôle et la présence des animaux dans le roman » in Les assises internationales du roman, Christian Bourgois, p. 149-156. « Le commencement de quelque chose », Nouvelle Revue française, n° 602, 2012, p. 223-226 « J'entends des voix », in Devenir du roman. Écriture et matériaux, inculte Essai, 2015, p. 61-74 « Le climat n'est pas bon », Du souffle dans les mots : trente écrivains s'engagent pour le climat, Arthaud, 2015, p. 266-271. « Il y a de drôles de fruits qui pendent aux arbres », revue en ligne de l'ensemble inter-contemporain, . Traduit en allemand pour une anthologie de la littérature Française. « Qui êtes vous Georges Perec ? », Cahier de l'Herne sur Georges Perec, 2016 « Le refuge », En présence des livres : six points et six contrepoints architecturaux et littéraires : autour des bibliothèques de Pierre Riboulet, Productions du Effa, 2016, p. 105-109. « Toutes les voix du dehors, entretien avec Olivia Rosenthal ? », par Violaine Houdard-Mérot, Fictions documentées, Éditions le Manuscrit, , 2020., p. 151-162 « La beauté du chiffre ? », Chronique n° 100, BNF, avril juillet 2024, p. 64-65 « La place de la mort », revue Cockpit, 2024 (écrit dans le cadre du festival Jamais Lu n° 8, Théâtre ouvert, novembre 2023)
À écouter ou voir Maison d'arrêt Paris - La Santé, texte dit par Olivia Rosenthal Les larmes, film réalisé en 2010 par Laurent Larivière « Sacha s'en va », film réalisé en 2011, édition Capricci
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Notes et références
Voir aussi Bibliographie critique Marie-Odile André, « Hériter la mémoire ? - Olivia Rosenthal et la maladie de A », Un retour des normes romanesques dans la littérature française contemporaine, Paris, Sorbonne Nouvelle, 2010. Geneviève Jolly, « Une partition didascalique plurielle : Les félins m'aiment bien d'Olivia Rosenthal », Le texte didascalique à l'épreuve de la lecture et de la représentation, Pessac, Presses universitaires de Bordeaux ; Tunis Sud édition, 2007. Alain Ollivier, « Olivia Rosenthal : un texte pour la scène : "Les félins m'aiment bien" », Littérature, 138, . ; « Le pas de deux d'Olivia Rosenthal », dans ; Les Presses du réel, 2017. Termite Marinella, « Fleurs d'amertume : Delaume et Rosenthal », Écrire le fiel, Bari, Graphis, 2010. Olivia Rosenthal : le dispositif, le monde et l'intime, Journée d'études, le , université Jean-Monnet-Saint-Étienne (disponible en ligne). Publié dans Ecritures contemporaines n° 15, La revue des lettres modernes 2020-1, C, Classique Garnier (sous la direction de Laurent Demanze et Fabien Gris). Olivia Rosenthal, l'esprit animal'', Le Matricule des anges n° 171, . « Toujours faire du continu avec du discontinu », The French Review, entretien avec Olivia Rosenthal par Martine Motard-Noar, The Américain University of Paris, n° 90, , p. 186-195 « Panoplie littéraire d'Olivia Rosenthal », dans . . « L'écriture des voix. Entretien avec Olivia Rosenthal », dans .
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