Tire-au-flanc 62 est un film français réalisé par François Truffaut et Claude de Givray, sorti en 1961.
C'est la cinquième adaptation de la pièce à succès de 1904 d'André Mouëzy-Éon et André Sylvane, après celle de Georges Lordier en 1912, puis celles de Jean Renoir en 1928, d'Henry Wulschleger en 1933 et de Fernand Rivers en 1950.
Résumé Jean Émilien Arthur Lerat de la Grinotière est le fils d'une famille d'aristocrates. Convoqué pour son service militaire, il entre dans une caserne où sa bienséance guindée se trouve rudoyée par sa hiérarchie. Joseph, jusqu'alors chauffeur de la famille Lerat de la Grignotière, réalise son service militaire dans le même régiment. Le film se présente dès lors comme une série de saynètes de la vie quotidienne des soldats, illustrant aussi bien l'ambiance des dortoirs que celle des séances d'entraînement. Les bizutages et les plaisanteries viennent rythmer des journées par ailleurs soumises à l'esprit rigoureux et absurde de la vie du camp.
Jean fait régulièrement l'objet des brimades de ses supérieurs, qui multiplient les jeux de mots relatifs à son nom de famille. À la moindre erreur, son caporal lui demande : . doit-il répondre. Pour autant, la vie du camp reste joyeuse entre les soldats. Les femmes constituent un sujet de conversation récurrent. L'un des soldats fait part à qui veut l'entendre de sa flamme pour l'actrice Bernadette Lafont. Jean tombe amoureux de Catherine, la fille du colonel qui vit aux abords du camp, sans révéler ses sentiments. Joseph, l'ancien chauffeur, ne rate pas une occasion pour rencontrer des jeunes femmes en secret : l'une d'elles se retrouve dans le dortoir des soldats au moment même où un supérieur décide de réaliser une inspection des lieux. L'ordre établi se révèle de moins en moins respecté, jusqu'à l'éclatement d'une vaste bataille de polochons au cours de laquelle le mobilier des dortoirs est partiellement détruit. L'événement vaut à Jean « au trou » malgré son innocence dans cette affaire.
Joseph parvient à réduire la punition de Jean grâce à la mise en scène de la pièce de théâtre Tire-au-flanc d'André Mouëzy-Éon et André Sylvane, dans laquelle il lui a trouvé un rôle. La représentation est donnée à l'occasion d'une journée portes ouvertes. La tante de Jean, venue voir le spectacle, est scandalisée de découvrir que son neveu joue le rôle d'un domestique. La fin du film, burlesque, illustre l'évolution du caractère de Jean depuis le début de son service militaire. Il explique à sa tante . Son attitude insolente lui vaut une dernière fois la question : . répond-il cette fois en prononçant la dernière réplique du film.
Fiche technique Titre : Tire-au-flanc 62 Réalisation : François Truffaut et Claude de Givray Assistants réalisateur : Robert Lachenay, Georges Pellegrin, Michel Varesano Scénario : François Truffaut et Claude de Givray, d'après la pièce éponyme d'André Mouëzy-Éon et André Sylvane Photographie : Raoul Coutard Musique : Ricet Barrier, Jean-Michel Defaye Scripte : Suzanne Schiffman Montage : Claudine Bouché Production : François Truffaut Directeur de production : Marcel Berbert Société de production : Les Films du Carrosse, Auray Films et SEDIF Productions Pays de production : Format : Noir et blanc - 2,35:1 - Mono - 35 mm Genre : Comédie Durée : 87 minutes Date de sortie : France : Affiche : Jean-Claude Trambouze (France)
Distribution
Appréciation critique
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Marcel Martin, Les Lettres françaises , Éditions L'Humanité, Paris, . Jean d'Yvoire, « Tire au flanc », Téléciné , Paris, Fédération des Loisirs et Culture Cinématographique (FLECC), .
Liens externes
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