vignette|Atrium de l'Institut d'études politiques de Bordeaux. Sciences Po Bordeaux, 2024. L'Institut d'études politiques de Bordeaux (également appelé « Sciences Po Bordeaux ») est un établissement français public d’enseignement supérieur créé en 1948, aujourd’hui situé sur le campus de Pessac et associé à l'université de Bordeaux. C’est l'un des onze instituts d’études politiques de France, et il fait à ce titre partie des grandes écoles.
Organisation L'Institut d'études politiques de Bordeaux est un établissement public à caractère administratif associé à l’université de Bordeaux. Son statut est fixé par le décret du sur www.legifrance.gouv.fr et sur www.legifrance.gouv.fr. Son directeur est, depuis , Dominique Darbon. Il sera remplacé à partir de septembre 2026 par Gilles Pinson.
Le président du conseil d'administration de l'école est Mathieu Gallet, ancien président-directeur général de Radio France et alumnus de l'école.. Il succède le à Bernard Cazeneuve (2019-2023), avocat, ancien Premier ministre. Précédemment Anne Guérin (2014-2019), conseillère d’État et présidente de la Cour administrative d'appel de Bordeaux, Jean-Charles Leygues (2005-2014), directeur général honoraire de la Commission européenne. et Michel Prada (1990-2005), inspecteur général des finances, président de l'Autorité des marchés financiers ont occupé cette fonction non-exécutive.
Histoire L’établissement est créé par décret du . sous le nom d’Institut d’études politiques de l’université de Bordeaux, quelques mois après la création, le , des instituts d'études politiques de Grenoble, Lyon et Toulouse.. Maurice Duverger devient son premier directeur.
Il obtient le statut d’établissement public et prend son nom actuel en application du décret du Décret du 18 janvier 1969 relatif aux instituts d’études politiques d’Aix, de Bordeaux, de Grenoble, de Lyon, de Strasbourg et de Toulouse (abrogé). Depuis 1967, Sciences Po Bordeaux bénéficie du statut d'IEP au même titre que Sciences Po Grenoble, ce qui lui a valu des moyens supplémentaires en termes de personnel, en documentation et en recherche.
L’institut compta parmi ses enseignants le fondateur de l'IFOP Jean Stoetzel, l’historien du droit et philosophe Jacques Ellul, les politistes Jacques Lagroye et Alain Garrigou, et la future ministre, secrétaire générale du Conseil de l’Europe et vice-présidente du Parlement européen Catherine Lalumière. Vincent Feltesse (président de la Communauté urbaine de Bordeaux), Alain Juppé (maire de Bordeaux) et Gilles Savary (député) ont également été enseignants à l'IEP de Bordeaux. Jusqu’en 1967, il était installé à Bordeaux même, au n°4 de la rue du Maréchal-Joffre, siège actuel de l'Institut de sciences criminelles et de la justice (UR 4633) de l'Université de Bordeaux.
Le , l'institut d'études politiques de Bordeaux est bloqué par une centaine d'étudiants pour protester contre le projet de réforme des retraites..
Alors qu'il était invité pour un débat par le Bureau des Médias, association de l'IEP, Jordan Bardella s'est vu refuser l'accès à l'établissement par 150 étudiants le . La direction décide finalement d'annuler l'évènement, considérant que les conditions de sécurité ne sont pas assurées, tandis que Jordan Bardella accuse des "antifas hirsutes" bénéficiant de l'"impunité"..
Le , un nouveau blocage d'une cinquantaine d'étudiants a lieu pour s'opposer à la réforme des retraites en cours. Il est levé deux jours plus tard, le ...
Lors des délibérations autour de la loi immigration, le conseil d'administration s'est opposé à celle-ci dans un communiqué déplorant un « repli nationaliste ». le . Dominique Darbon, directeur de l'établissement, a également signé le communiqué commun des présidents d'université contre le projet de loi immigration..
Le , dans le cadre de la mobilisation nationale étudiante contre les coupes budgétaires, mais aussi d'une mobilisation locale contre les violences sexistes et sexuelles et la chaire de défense, un groupe d'étudiants bloque l'IEP jusqu'au vendredi .
Scolarité Les études, qui duraient trois ans jusqu’en 2002, ont été étendues à cinq ans suivant le modèle européen du « LMD ». L’année 2005 marque la dernière phase de la réforme ; la troisième année est devenue l’année obligatoire de mobilité en France ou à l’étranger. Le Conseil d’Administration de Sciences Po Bordeaux a voté le 1er février 2023 le principe du changement de l’année de mobilité étudiante, de la 2e année à la 3e année d’études.
Admissions Il est possible d'intégrer Sciences Po Bordeaux en première et en quatrième année. Les différents concours d'entrée sont particulièrement sélectifs : en 2013, 6,70 % des candidats à l'entrée en première année à Bac + 0 avaient été reçus. À compter de 2015, l'admission en première année de filière générale à bac +1 est supprimée, entraînant un quasi-doublement du nombre des places offertes pour l'entrée en bac +0..
Les dates d'inscription en ligne aux épreuves se situent généralement entre novembre et janvier de chaque année universitaire, les épreuves d'entrées se déroulent entre mars et mai. Pour l'admission en première année, il existe deux concours : L'un, réservé aux élèves de Terminale, donne accès à la filière générale. Le concours comporte d'abord une procédure d'admissibilité avec la constitution d'un dossier. Les candidats admissibles à la suite des examens des dossiers doivent se présenter à une épreuve orale. L'autre concours, ouvert aux élèves de Terminale, au Bac + 1 et supérieurs, permet d'intégrer l'une des sept filières binationales intégrées (France-Allemagne, France-Caraïbes, France-Espagne, France-Italie, France-Maroc, France-Portugal et France-Hong Kong). Les étudiants sont recrutés par Sciences Po Bordeaux ou par la faculté étrangère partenaire et font leur scolarité en alternance entre les deux universités ( à Sciences Po Bordeaux, à l'étranger dans l'université partenaire).
L'admission en quatrième année (à partir de Bac + 3) : un dossier de projet professionnel une dissertation à partir d'un dossier thématisé une courte épreuve de langue (LV1 et LV2) Pour les candidats déclarés admissibles : un oral d'admission.
Les doubles diplômes internationaux Sciences Po Bordeaux a constitué des « filières intégrées binationales » (FIB) qui sont aujourd'hui devenues emblématiques de l'Institut et de son internationalisation. Tout comme le cursus général, la scolarité s'effectue en et confère le grade de master. Ces filières permettent ainsi l’obtention d’un double diplôme conférant le grade de master : celui de Sciences Po Bordeaux (master choisi par l'étudiant) et celui de l’établissement partenaire. Chaque promotion d'une quinzaine d'étudiants environ, composée par moitié d'étudiants français et d'étudiants étrangers, effectue la scolarité en commun et en alternance entre Sciences Po Bordeaux et l'université partenaire. Ces cursus sont totalement bilingues (en anglais pour la FIFCA). La scolarité s'organise généralement selon ce schéma : Année 1 : Sciences Po Bordeaux. Année 2 : Établissement partenaire. Année 3 : Sciences Po Bordeaux. Année 4 : Établissement partenaire. Année 5 : Sciences Po Bordeaux.
+Il existe actuellement 6 parcoursFilièreDescriptionFilière intégrée France - Allemagne (FIFA)En partenariat avec l'université de Stuttgart, la FIFA débouche sur le diplôme de Sciences Po Bordeaux et sur le master « Empirische Politik-und Sozialforschung » de l’université de Stuttgart.Filière intégrée France - Caraïbes (FIFCA)En partenariat avec l'université des Antilles (UA) et l'université des Indes occidentales (UWI) de Kingston en Jamaïque, la FIFCA conduit à l’obtention de trois diplômes de master : le diplôme de Sciences Po Bordeaux, le master de Science politique de l’UA et le Master of Science (MSc) « Politics and international cooperation » de l’UWI. La deuxième année se déroule en Martinique au campus de Schœlcher, l'année 4 à Kingston au campus de Mona en Jamaïque.Filière intégrée France - Espagne (FIFE)En partenariat avec l'université autonome de Madrid, la FIFE conduit à l'obtention du diplôme de Sciences Po Bordeaux et du « Grado en ciencia política y administración pública » du département de science politique et de relations internationales de l’université autonome de Madrid.Filière intégrée France - Italie (FIFI)En partenariat avec l'université de Turin, la FIFI conduit à l'obtention du diplôme de Sciences Po Bordeaux et de la « Laurea specialistica » de la faculté de science politique de l’université de Turin. S’ajoutent à ces deux titres, la « Laurea » (licence) délivrée par l’université de Turin.Filière intégrée France - Hong-Kong (FIFHKG)En partenariat avec l'université baptiste de Hong Kong, la FIFHKG débouche sur le diplôme de Sciences Po Bordeaux et le Bachelor spécialisé en sciences sociales (4 ans) de l’université baptiste de Hong-Kong.Filière intégrée France - Portugal (FIFPO)En partenariat avec l'université de Coimbra, la FIFPO conduit à l'obtention du diplôme de Sciences Po Bordeaux et du master de la faculté d’économie (option Relations internationales ou Sociologie) de l’université de Coimbra.
Le premier cycle Les trois premières années - le premier cycle du diplôme - constituent la phase d'apprentissage et d'acquisition d'une méthodologie propre aux IEP, ainsi que des fondamentaux des sciences humaines et sociales. Il correspond en termes de cursus aux années de licence à l'université. Il est issu de l'étoffement de l'ancienne offre de formation des IEP qui a été étendue et complétée par une année obligatoire dans une université étrangère ou une année d’études dans une université française autre que l’IEP. Il a pour but l'initiation des étudiants aux grandes disciplines sur lesquelles reposent leur formation (droit, science politique, histoire, économie, relations internationales sociologie, géographie), l'acquisition de méthodes de travail, et le renforcement des deux langues étrangères choisies.
Il se décompose en , chacune sanctionnée par l'obtention de 60 crédits ECTS :
Première année Découverte et méthodologie sont les deux maîtres-mots de la première année à Sciences Po Bordeaux. Il s'agit d'explorer un nouveau cadre d’études et d'expérimenter de nouvelles méthodes de travail, en bref acquérir les « fondamentaux ».
Deuxième année La deuxième année consolide les connaissances fondamentales dans la continuité de la première année et ouvre à de nouveaux horizons permettant l’acquisition de compétences élargies.
Troisième année La troisième année d'études à Sciences Po Bordeaux est une année de mobilité à l'extérieur de l'établissement. Cette mobilité se déroule prioritairement à l'étranger ou en France. Deux options sont possibles pour cette troisième année de mobilité : un séjour académique d’une année ou un séjour mixte avec un semestre académique et un semestre de stage à l’étranger, sous réserve de l’approbation d’une commission dédiée qui examine chaque projet.
Deuxième cycle - Les masters (ou diplôme d'institut d'études politiques) Les quatrième et cinquième années, constituant le deuxième cycle du diplôme, marquent une spécialisation importante, surtout en cinquième année. Organisés par pôles, les parcours du diplôme sont conçus comme des formations professionnalisantes, où le stage long de cinquième année joue un rôle essentiel, tout comme le mémoire pour ceux qui envisagent une orientation vers la recherche. Des stages sont réalisés entre la quatrième et la cinquième, mais également durant la cinquième année. Pour les parcours dirigés vers la recherche, les stages sont remplacés par des mémoires destinés à permettre l’entrée à l’École doctorale de science politique de Bordeaux.
Le cycle de master se décompose en , chacune sanctionnée par l'obtention de 60 crédits ECTS. À la fin de la cinquième année, les étudiants reçoivent le Diplôme de Sciences Po Bordeaux, qui confère le grade national de master. Majeure « Carrières publiques »