Le Syndicat du travail sexuel (acronyme STRASS) est une association française créée le .. Il affirme défendre les droits des travailleurs du sexe, c'est-à-dire principalement des personnes prostituées mais aussi des acteurs pornographiques ou encore les opérateurs du téléphone rose..
Objectifs Le STRASS a été créé en tant qu'association loi de 1901 lors des assises de la prostitution qui se sont tenues en au théâtre de l'Odéon, à Paris L’Obs, 26 mars 2009..
Ce syndicat revendiqué, dont certains représentants affirmaient quelques jours après sa création que ses fédérations comptaient en France entre cent et deux cents adhérents, a été conçu comme un outil au service de l’auto-organisation des travailleurs du sexe. Sa principale priorité, d'après Malika Amaouche, membre du collectif Droits et prostitution et coordinatrice des Assises de la prostitution de 2009, était alors l'abrogation de la loi pour la sécurité intérieure de 2003, qui interdisait le racolage passif.Cette disposition est en cours d'abrogation (décembre 2013) dans la loi en débat sur la pénalisation des clients de prostitués..
Il a également pour objectif de lutter contre la discrimination et la marginalisation dont souffrent les travailleurs du sexe, en revendiquant notamment des statuts professionnels permettant d'assurer leur protection sociale et leur retraite.
Il cherche aussi à permettre aux travailleurs du sexe de reprendre la parole dans le débat public sur leur activité professionnelle, selon son trésorier Maîtresse Nikita.
Interventions Santé En 2017, le STRASS annonce la mise en place d’une mutuelle pour les prostituées en partenariat avec la Mutuelle de Prévoyance interprofessionnelle.... , s'est réjouie Axelle de Sade, porteuse de ce projet au sein dé l'association..En 2021, le partenariat est rompu et c'est la PMIF qui devient le partenaire du STRASS.
Loi de pénalisation des clients vignette|Membre du STRASS, tenant une pancarte défendant les droits des travailleurs du sexe, lors de la marche des fiertés à Paris en 2014. Le STRASS prend position contre le projet de loi de pénalisation des clients de prostituésLe Drenche, Prostitution : faut-il pénaliser les clients ?, appelant ainsi à la manifestation du , qui a rassemblé environ 200 prostitué(e)sLe Monde, Les prostituées manifestent contre la pénalisation des clients. Sa secrétaire générale en , Morgane Merteuil avait par avance écrit : , tout en jugeant abject et antiféministe le « Manifeste des 343 salauds ».
Le Conseil constitutionnel., une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) est déposée par le STRASS et huit autres associations (dont Médecins du monde) et cinq travailleuses du sexe, contre la loi visant à pénaliser les clients de la prostitution. Selon leur avocat Patrice Spinosi :
Or, le Mouvement du Nid, association abolitionniste d'aide aux personnes prostituées, reprochait déjà au STRASS en 2016 de n'avoir commencé à dénoncer les meurtres de prostituées qu'à partir du passage de cette loi pour les lui imputer à tort :
En , le Conseil constitutionnel ne censure pas la loi contre la pénalisation des clients, jugeant qu'elle n'est pas contraire à la liberté d'entreprendre et au droit au respect de la vie privéeLe Conseil constitutionnel ne censure pas la loi contre la prostitution Le Figaro, ..
Critiques En , un texte collectif publié dans le journal L'Humanité dénonce le STRASS en le décrivant comme une instance corporatiste confondant défense des droits des prostituées et intérêts des proxénètes éventuels. Ce texte est entre autres cosigné par des syndicalistes de la Confédération générale du travail, des représentants du Parti communiste français, du Parti de gauche, Nathalie Arthaud, ainsi que des membres d'organisations féministes abolitionnistes..
En , le STRASS s’est retrouvé au cœur d’une polémique après avoir relayé sur Twitter un article du Parisien titré . Cette publication a été perçue comme une valorisation de la prostitution impliquant des mineurs, ce qui a suscité l’indignation de figures féministes abolitionnistes telles que la sénatrice Laurence Rossignol, qui a dénoncé un « tweet de la honte », rappelant que toute relation sexuelle entre un majeur et un mineur de moins de constitue un viol et un crime. En réponse, le STRASS a publié une série de tweets défendant la titularité du choix sexuel dès l’âge de la majorité () et critiquant les accusations de légitimation de la prostitution des mineurs, comparant notamment la controverse à des accusations homophobes historiques.
Notes et références
Annexes Articles connexes Prostitution Assistant sexuel Travailleur du sexe Droits des travailleurs du sexe Syndicat des travailleuses et travailleurs du sexe
Lien externe
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