Vincent Maraval, né en , est un producteur français.

Il est l'un des fondateurs de la société de distribution et de ventes internationales Wild Bunch. Il y occupe également le poste de directeur des ventes internationales.

Biographie

Carrière Vincent Maraval commence sa carrière au département vidéo d'UGC avant de travailler chez TF1 puis chez Studio Canal. Au sein de cette entité, il crée le label Wild Bunch pour promouvoir le cinéma d'auteur. Il quitte Canal+ en 2002 au moment de l'arrivéeQuand en 2002 ? En même temps que Lescure ? Messier quitte Vivendi Universal (qui a intégré Canal + depuis plusieurs années) en juillet... de Jean-Marie Messier.

Il est à l'origine de l'implication d'Harvey Weinstein dans la promotion du film The Artist de Michel Hazanavicius : c'est lui qui l'invite, en , à voir un film« Oscars 2012 : Harvey Weinstein, The Artist lui offre sa revanche », sur lexpress.fr, consulté le 28 décembre 2012. sans préciser de quoi il retourne.

En , il suscite une polémique en publiant, dans le quotidien Le Monde, un article dans lequel il soutient que les acteurs français sont trop payés.. Dans son analyse, il avance que les films à grands budgets français ne sont pas financés grâce aux recettes du cinéma mais grâce à l'argent des chaînes de télévision et que c'est uniquement grâce à cet argent que les acteurs français peuvent obtenir des salaires aussi élevés. Son analyse provoque de nombreuses réactions dans le milieu du cinéma comme celle de Jean-Michel Frodon qui dément en partie le propos tout en reconnaissant certains effets pervers dans le système de financement du cinéma français et celle de Serge Toubiana qui déplore le manque de nuance du propos de Maraval et craint que son texte ne conduise à remettre en cause le système de financement du cinéma français. De son côté, Jean-Philippe Tessé note que « le pavé dans la mare jeté par Vincent Maraval n'a pas fini d'éclabousser », mais que « l'angle d'attaque de Maraval, laissant entendre que l'État déverse des millions pour enrichir quelques nantis, a entraîné le débat sur une fausse piste »« Des ronds dans l'eau », Cahiers du cinéma, , février 2013, .

Dans le film It Must Be Heaven (2019) d'Elia Suleiman, Vincent Maraval apparaît dans le rôle d'un producteur de cinéma renonçant à financer le film.

Filmographie partielle En tant que producteur 2001 : Bully de Larry Clark 2002 : La Cité de Dieu de Fernando Meirelles 2003 : À cinq heures de l'après-midi de Samira Makhmalbaf 2008 : The Wrestler de Darren Aronofsky 2009 : Looking for Eric de Ken Loach 2012 : Au-delà des collines (Dupa dealuri) de Cristian Mungiu 2012 : Shadow Dancer de James Marsh 2013 : Les Salauds de Claire Denis 2013 : Only God Forgives de Nicolas Winding Refn 2013 : La Vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche 2015 : Love de Gaspar Noé 2021 : Oxygène d'Alexandre Aja 2021 : Flag Day de Sean Penn 2021 : My Son de Christian Carion 2022 : Coupez ! de Michel Hazanavicius 2022 : Rebel d'Adil El Arbi et Bilall Fallah 2025 : Prosper de Yohann Gloaguen

Notes et références

Liens externes

Catégorie:Producteur français de cinéma Catégorie:Naissance en juillet 1968 Catégorie:Naissance à Albi