Le trolleybus de Lyon est un réseau de trolleybus qui dessert la ville française de Lyon et une partie de son agglomération. Il est constitué de huit lignes qui sont propriété de SYTRAL Mobilités et sont exploitées par Keolis Bus Lyon sous la marque commerciale TCL. À l'époque de leur création en 1935, les trolleybus sont entrés en concurrence avec les tramways avant que ceux-ci soient supprimés. Aujourd'hui, le métro, les trolleybus et les tramways sont tous des moyens de transport efficaces. Les trolleybus sont notamment utiles pour desservir les vieilles rues de Lyon plus étroites que les avenues équipées de tramway. Lyon est une des quatre dernières villes françaises à conserver un réseau de trolleybus, avec Saint-Étienne, Nancy et Limoges.
Histoire Lyon est une des premières villes de France à avoir connu des trolleybus. Souvent qualifiée de « capitale du trolleybus français »Selon Perenon et al. in "le Trolleybus à Lyon" , c'est en 1947 que naît le slogan « Lyon, ville des trolleybus », qui sera largement repris par la presse locale de l'époque : aujourd'hui chef de file de la mise au point des nouveaux trolleybus, ayant eu le plus grand nombre de trolleybus simultanément en service (370 véhicules, en l'année 1961), venant de terminer en 2014 l'électrification de la ligne C13.
Innovation technique pour la première tentative vignette|Trolleybus Nithard circulant de Charbonnières-les-Bains à Tassin-la-demi-Lune.|gauche Dès 1905, la première liaison par trolleybus à perches en France (système de l'ingénieur allemand Max Schiemann (de)) est créée entre Les Trois Renards à Tassin-la-Demi-Lune, au terminus de la ligne 5 du tramway venant de Bellecour, et Le Méridien à Charbonnières-les-Bains, par la nationale 7Bruce, Ashley R. Lombard-Gerin and Inventing the Trolleybus. (2017) Trolleybooks (UK). . La liaison ne fonctionnera que 2 ans. L'échec est dû au fiasco économique de l'entrepreneur Charles Nithard et non pas, comme celui-ci a pu le laisser croire, à l'électrocution d'un élagueur.
Développement du réseau gauche|vignette|Plan des itinéraires des lignes de trolleybus Lyon Francheville, vers 1935-1947. Après l'essai manqué du trolleybus Nithard, le trolleybus fait son début à Lyon avec la suppression des tramways et des services en autobus de la ligne 30 sur le tronçon entre Saint-Just et Francheville-Le Haut le au profit des trolleybus de type « Vetra Francheville »tecelyon.info - L'Historique du Réseau Bus OTL/TCL.
Le , les derniers services en tramways de la ligne 30 sont définitivement supprimés, les trolleybus sont prolongés au Pont Tilsitt par le chemin de Choulans, tandis que la ligne 29 perd elle aussi ses tramways, d'abord au profit d'autobus entre les Trois Artichauts et Ste-Foy Écoles, puis le au profit des trolleybus « Vetra Francheville » sur l'ensemble du parcours jusqu'au Pont Tilsitt. Les lignes 29 et 30 sont garées au dépôt de Saint-Just. vignette|Trolleybus sur la place Bellecour en 1934. Le , la ligne 19, qui a vu ses tramways supprimés le , est exploitée en trolleybus « Vetra Francheville » entre Pont Mouton et Écully, en complément des services en autobus. Entre le et le , la ligne 5 reliant Pont Mouton à Tassin, dont les tramways ont été supprimés en même temps que la ligne 19, est progressivement équipée en trolleybus « VBB 41 ». En mai, la ligne 19 est exploitée en « VBB 41 » à son tour. Les lignes 5 et 19 sont garées au dépôt de Vaise.
Le , la ligne 13 est exploitée entre les places de l'Annonciade et de la Croix-Rousse en trolleybus « VBB 41 » puis entre la Croix-Rousse et Bellecour à partir du , les derniers tramways entre Bellecour et le Cours Bayard sont supprimés le . La ligne 13 est garée au dépôt de Cuire.
Entre et , les lignes 5, 29 et 30 sont arrêtées durant les combats pour la libération de Lyon.
Le , la ligne 13 est prolongée de Bellecour à Perrache, la ligne est alors gérées par les dépôts de Cuire et de Perrache.
Le , les lignes 5 et 19 sont prolongées à Saint-Paul ; le la ligne 13 voit la création d'une branche entre le Clos Jouve et la Place Flammarion pour la desserte du cimetière de la Croix-Rousse. Le , la ligne 33, dont les tramways ont été supprimés un mois plus tôt, est équipée en trolleybus « VBB 41 » entre la Croix-Rousse et l'Église de Caluire, la desserte des Marronniers étant effectuée en autobus. Les trolleybus sont garés à Cuire, les autobus à Audibert. La ligne 33 passe complètement en trolleybus le . Le , la ligne 15 est prolongée à Bellecour par le pont Tilsitt provisoire.
La ligne de tramway 6 est supprimée le et est recrée le sous la forme d'une ligne de trolleybus exploitée en CS60R garés à Cuire entre la Guillotière et l'hôpital de la Croix-Rousse.
Entre le et le , la ligne 26 entre Perrache et les Brotteaux, garée à Perrache, est convertie en trolleybus et exploitée en trolleybus « Jacquemond ». Le , le prototype VA3 y est mis en service.
Les tramways de la ligne 10 sont supprimés le et remplacés provisoirement par des autobus. Le , des trolleybus « VBB 47 » sont mis en service entre le Pont d'Oullins et Saint-Genis, la ligne est garée au dépôt d'Oullins. Le , l'ensemble de la ligne est exploité en trolleybus jusqu'à Perrache.
Les tramways des lignes 20 (Pont Mouton-Saint - Cyr-au-Mont-d'Or) et 22 (Pont Mouton - Saint-Didier-au-Mont-d'Or) sont supprimés et remplacés par des autobus respectivement les et . Les et , les deux lignes sont exploitées en trolleybus « VBB 41 » et « VBB 47 », garés au dépôt de Vaise. En , des VA3 sont mis en service sur le 26 en complément des trolleybus existants. Le , les tramways de la ligne 8 sont supprimés, la ligne est transférée de Perrache à Audibert et est exploitée en autobus puis en trolleybus « VBB 41 » à compter du , la ligne est alors transférée à Oullins. Le , les services de la ligne 21 entre Pont Mouton et Champagne-au-Mont-d'Or sont exploités en trolleybus « VBB 41 », les autres services au départ de Saint-Paul restent en autobus.
Le , la ligne 1 (Saint-Jean - Vinatier) est exploitée, de façon conjointe entre les dépôts de Perrache et d'Oullins, en trolleybus VA3 après une période d'exploitation en autobus depuis le et la suppression des tramways. Le , la ligne 8 est prolongée à Crépieux-la-Pape par fusion avec la ligne d'autobus 17. Le , les tramways de la ligne 2 sont remplacés par des trolleybus « VBB 47 », garés à Vaise, entre Saint-Jean et Gare de Vaise, la desserte de Montchat reste en autobus.
Le , les lignes 1, 2, 5, 19, 20, 21 et 22 sont transférés au nouveau dépôt de Saint-Simon.
Le , la ligne 2 est entièrement exploitée en trolleybus VA3 et une antenne entre Gorge de Loup et Pont Mouton est créée. Cette même antenne est aussi créée sur la ligne 3, mais est co-exploitée en trolleybus VA3 et autobus PCR. Ces deux lignes sont garées à Saint-Simon.
Le , la ligne 11, exploitée en autobus depuis la suppression des tramways le , est convertie en ligne de trolleybus exploitée en VA3, et est prolongée au Cimetière de Cusset au départ de Bellecour. La ligne est garée au dépôt de Saint-Simon. Le , certains véhicules des lignes 1, 2 et 11 sont garés au dépôt des Pins.
Le , la ligne 8 est équipée de trolleybus VBB 47 et la ligne 26 en Jacquemond uniquement, les VA3 étant mutés aux Pins. Le , la ligne 28 est convertie en ligne de trolleybus et est équipée en VA3, la ligne est garées dans les dépôts de Saint-Simon et des Pins. Le , les tramways de la ligne 7 (Perrache - Cusset) sont supprimés et remplacés provisoirement par des autobus garés à Audibert. Le , les premiers trolleybus, Jacquemond puis VA3B2, sont mis en service entre Perrache et les Brotteaux et sont remisés à Perrache.
Le , les VA3B2 sont partiellement mis en service jusqu'à Cusset sur la ligne 7, tandis que la ligne 28 est limitée au Square Jussieu en raison des travaux de l'axe Nord-Sud. Le , la ligne 7 est complètement exploitée en VA3B2 et deux services sur 3 sont limités à Cité de Villeurbanne. Le , les derniers services en tramways de la ligne 3 sont supprimés et la ligne est exploitée provisoirement en autobus. Le , la ligne 18 voit ses tramways supprimés et remplacés provisoirement par des autobus.
Entre le , qui marque la création de l'antenne Pont Mouton - Gorge de Loup, et le , les trolleybus sont progressivement remis en service grâce aux VA3B2. À l'issue de cette période la ligne est transférée de Saint-Simon à Alsace et les autobus sont supprimés. Ce marque aussi la suppression des tramways de la ligne 4, dernière ligne de tramway urbaine, et leur remplacement provisoire par des autobus. Le , certaines lignes changent de dépôts : les lignes 1 et 2 sont transférées aux Pins, la ligne 7 est partiellement transférée à Alsace et les lignes 11 et 28 sont transférés aux Pins, tandis que les premiers trolleybus VA3B2 sont mis en service sur la ligne 4 entre le parc de la Tête d'Or et Saxe-Part-Dieu à l'occasion de la Foire de Lyon. Le , la ligne 2 voit ses VA3 remplacés par des VA3B2 et la ligne 3 est transférée à Alsace et exploitée complètement en VA3B2. Le , la ligne 4 est transférée à Perrache et est exploitée en trolleybus VA3B2.
Le , la ligne 18 reçoit ses trolleybus VA3B2 et est transférée à Parmentier avec un nouveau terminus à la Cité Jardin de Gerland au départ de la place Sathonay.
La période de 1957 à 1959 est celle où le réseau de trolleybus a été le plus étendu avec 72 % des voyageurs transportés par les trolleybus, contre 25 % par les autobus.
Déclin au profit des autobus alt=Irisbus Cristalis ETB 12 sur la ligne C4 arrivant à son terminus Cité Internationale – Centre de Congrès|vignette|Irisbus Cristalis ETB 12 sur la ligne C4 à son terminus Cité Internationale – Centre de Congrès Le , la branche Cimetière de la Croix-Rousse du 13 est prolongée jusqu'au bout de la rue Deleuvre.
Le marque la première suppression des trolleybus lyonnais, avec la conversion de la ligne 21 en ligne d'autobus exploitée en MGT à agent seul avec suppression du receveur.
Le , les lignes 29 et 30 sont transférées au dépôt de Perrache à la suite de la fermeture du dépôt de Saint-Just, la ligne 29 est exploitée en VBB41 transformée à agent seul tandis que, deux jours plus tard, la ligne 10 est déviée par Perrache et le cours Charlemagne à la suite de la transformation du Quai Perrache en Autoroute A7.
Le , les lignes 4 et 26 sont transférées au dépôt Parmentier, cette dernière reçoit des trolleybus VA3B2, la ligne 8 reçoit des trolleybus Jacquemond ex-ligne 13, la ligne 10 reçoit les Jacquemond du 26 et la ligne 13 reçoit des VBB48 de la ligne 10.
Le , la ligne 5 est limitée aux Trois Renards sous l'indice 5A et une ligne 5B, en autobus, est créée jusqu'à Tassin Combattants.
Le , la ligne 10 est partiellement transférée au dépôt de Perrache, tandis que la ligne 19 perd ses trolleybus au profit d'autobus PH80 à agent seul. Les lignes 20 et 22 passent en exploitation à agent seul avec des VBB41.
Le , les trolleybus de la ligne 30 sont limités à La Plaine (Point du Jour) sous l'indice 30A, la desserte de Francheville étant reprise par la 30B en autobus Berliet PH80 ; les deux lignes sont en exploitation à agent seul, en VBB47 modifiées pour le 30A.
Le , la ligne 6 reçoit ses premiers trolleybus Vetra/Berliet VBH85, les derniers CS60R furent retirés en .
À la suite des travaux du Pont de la Mulatière pour la création de l'autoroute A7, les lignes 8 et 10 sont modifiées le : La ligne 8 est limitée au trajet entre Perrache et Crépieux-la-Pape en trolleybus Jacquemond affectés à Parmentier tandis que la ligne 10 perd ses trolleybus au profit des autobus Saviem SC2 à un agent. La ligne 8 subit le même sort le : Exploitation en SC2 à agent seul et transfert à Oullins. Le , les lignes 29 et 30A perdent elles aussi leurs trolleybus au profit d'autobus PH10/100 à la suite du début du percement du tunnel de Fourvière. La ligne 29 est alors prolongée à l'hôpital de Sainte-Foy à certaines heures et les lignes 30A et 30B fusionnent pour re-former la ligne 30.