Siracourt est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Siracourtois. Sa population est de au recensement de . La commune est membre de la communauté de communes du Ternois. Elle s'inscrit dans les « paysages du Ternois » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.

À la suite de la Première Guerre mondiale et des destructions subies, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918, et pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands construisent un site de lancement V1 que les forces alliées bombardent, la commune est de nouveau détruite et est décorée de la croix de guerre 1939-1945.

Géographie Localisation Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, Siracourt est une commune située, à vol d'oiseau, à à l'ouest de la commune de Saint-Pol-sur-Ternoise (aire d'attraction) et à au nord-ouest de la commune d’Arras (chef-lieu d'arrondissement et préfecture du Pas-de-Calais)..

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes.

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie.. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau.

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de SiracourtLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement () ; forte humidité de l’air (plus de avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Humières à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Paysages

La commune s'inscrit dans les « paysages du Ternois » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, Littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent ... Ces paysages, qui concernent avec trois pôles d'attraction que sont Hesdin-la-Forêt à l'ouest, Saint-Pol-sur-Ternoise à l'est et, dans une moindre mesure, Frévent en lisière sud, sont délimités par deux cours d'eau : la Canche au sud et la Ternoise au nord. Ces paysages sont composés de plateaux, de vallées et de bocages. Les plateaux du Ternois montrent une structure tabulaire assez plane et une altitude assez régulière avec des points culminants entre ..

Le territoire d'une vingtaine de kilomètres du nord au sud et d'est en ouest, est traversé par la D 939 reliant Saint-Pol-sur-Ternoise à Hesdin-la-Forêt, par la D 912 entre Saint-Pol-sur-Ternoise et Frévent et par la ligne ferroviaire de Saint-Pol-sur-Ternoise à Étaples dans la vallée de la Canche. La position excentrée, en l'absence de grands axes autoroutiers ou ferrés structurants, a permis au Ternois de conserver un caractère rural.

Au niveau de l'occupation des sols de ces « paysages du Ternois », les surfaces cultivées représentent 66,80 % de la surface totale et sont omniprésentes sur les plateaux avec majoritairement la culture de la betterave et de la pomme de terre, les prairies naturelles, permanentes 19 %, les forêts, comme la forêt d'Hesdin, et milieux semi-naturels 7,26 %, présentes dans les deux principales vallées de la Ternoise et de la Canche, les espaces artificialisés 3,22 % avec principalement les communes de Saint-Pol-sur-Ternoise, Hesdin-la-Forêt et Frévent, les espaces industriels 0,52 % et les cours d'eau et plans d'eau 0,21 %.

Urbanisme Typologie Au , Siracourt est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Pol-sur-Ternoise, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (86,9 %), zones agricoles hétérogènes (13,1 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Énergie Deux éoliennes, implantées entre Beauvois et Siracourt, ont été mises en service en 2016 par Enertrag avec le soutien de l'ancienne communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois. Elle complètent un parc éolien qui comprend dans le Pays du Ternois ..

Toponymie

D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Siliacurt en 1161 ; Siliacourt, Ciriacourt en 1205 ; Ciriacurt, Seriacourt en 1212 ; Siriaucourt en 1296 ; Siraucourt en 1430 ; Chiracourt en 1528 ; Ciraucourt en 1530 ; Cyraucourt en 1546. et Siracourt' depuis 1793.

Selon le toponymiste Ernest Nègre, le toponyme viendrait de l'anthroponyme germanique Silibaldus suivi de cortem « cour (de) »..

La forme picarde est Chilacourt.

Histoire Première Guerre mondiale Pendant la Première Guerre mondiale, après la bataille de l'Artois (mai-juin 1915), entre le et le , plusieurs communes proches de Saint-Pol-sur-Ternoise, en arrière du front, (Croisette, Wignacourt (dépend de Croisette), Guinecourt, Siracourt, ont servi de lieux de cantonnement pour les troupes (récupération, marches, exercices divers, tirs, lancers de grenadeInventaire des journaux des marches et opérations des grandes unités, Brigades et groupes de bataillons, Brigades et groupes de bataillons d'infanterie, Brigades d'infanterie, brigade, : J.M.O. 16 mars 1915-27 août 1915, p. 47, lire en ligne..

Seconde Guerre mondiale

En , les Allemands décident de créer des bases fortes de lancement d'armes du type V (V1, V2, V3). Les travaux de construction d'une base V1 commencent en , la main-d'œuvre étant composée de prisonniers russes. Le bâtiment doit avoir une longueur d'environ et une largeur de et doit abriter environ V1 amenés par voie ferrée. Une rampe, dirigée vers Londres, doit être aménagée au milieu de l'abri. La technique de construction, développée à l'époque, consiste à creuser des tranchées de de large, à les remplir de béton, puis la voûte, qui s'appuit sur ces murs et sur le sol, est coulée. Ensuite, la terre est enlevée entre les murs.

Les travaux sont découverts par la reconnaissance aérienne alliée en . Les premiers bombardements ont lieu le , mais au total ce sont qui ont lieu sur le village qui reçoit environ de bombes. Le site est abandonné par les Allemands en .

La commune est décorée de la croix de guerre 1939-1945 le , distinction également attribuée à du Pas-de-Calais..

Après le conflit, il faut reconstruire le village. Après avoir déminé et nettoyé le territoire, les sinistrés font appel à l'architecte urbaniste, René Hosxe, qui conçoit le plan d'aménagement de Siracourt et la conception des maisons et des fermes est confiée aux architectes Jean-Fréderic Battut et Robert Warnesson. Afin de rester dans les montants des dommages de guerre, ils utilisent des éléments de préfabrication (parpaing en béton) pour bâtir les fermes et bâtiments publics. Les fermes sont composées de travées dont le nombre varie selon l'importance de l'exploitation, la partie habitation étant incorporée dans le bâtiment. Le village est reconstruit entre 1949 et 1951...

Politique et administration Découpage territorial

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais.

Commune et intercommunalités

La commune faisait partie de la communauté de communes du Saint-Polois créée fin 1995.

Dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales françaises, par la loi de réforme des collectivités territoriales du sur Légifrance, et notamment son article 35. (dite loi RCT) destinée à permettre notamment l'intégration de la totalité des communes dans un EPCI à fiscalité propre, la suppression des enclaves et discontinuités territoriales et les modalités de rationalisation des périmètres des établissements publics de coopération intercommunale et des syndicats mixtes existants, cette intercommunalité fusionne avec sa voisine, la communauté de communes du pays d'Heuchin, formant le la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois.

Un nouveau mouvement de regroupement intercommunal intervient dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de Section III de l', sur Légifrance. À l'initiative des intercommunalités concernées., la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) adopte le le principe de la fusion de : la communauté de communes de l'Auxillois, regroupant 16 communes dont une de la Somme et Le populations mentionnées dans les actes concernant les intercommunalités sont des populations totales, au sens de l'INSEE, c'est-à-dire regroupant la population municipale, c'est-à-dire les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune à laquelle s'ajoute la population comptée à part, qui regroupe principalement les personnes vivant dans certaines collectivités (internats, casernes, hôpitaux, couvents, prisons…).Dans les tableaux de population mentionnés dans les articles de wikipédia ne sont habituellement mentionnés que les populations municipales, ce qui explique l'écart entre les chiffres mentionnés dans le SDCI et ceux des tableaux démographiques ;