Gaudiempré est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Gaudiemprois. Sa population est de au recensement de , elle connait un pic de population en 1800 avec . La commune est membre de la communauté de communes des Campagnes de l'Artois. La commune s'inscrit dans les « paysages du val d’Authie » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.
Géographie Localisation Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, dans l'Artois, Gaudiempré est une commune de la vallée de la Quilliene située, à vol d'oiseau, à à l'est de Doullens et à au sud-ouest d'Arras (chef-lieu d'arrondissement et préfecture du Pas-de-Calais)..
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes.
Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .
Hydrographie
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie..
Il est traversé par la Quilliene, un cours d'eau de , qui prend sa source dans la commune de Saulty et se jette dans l'Authie au niveau de la commune de Thièvres dans le département de la Somme.
Deux autres petits cours d'eau drainent la commune : le Ruisseau de Beaucamp, cours d'eau naturel non navigable de , qui prend sa source dans la commune de Saint-Amand et se jette dans la Quilliene au niveau de la commune de Pas-en-Artois ; le Chapelle Saint-Liévin, cours d'eau naturel non navigable de , qui prend sa source dans la commune de Saint-Amand et se jette dans le Ruisseau de Beaucamp au niveau de la commune.
vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de GaudiempréLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saulty à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages du val d’Authie » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, Littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent ... Ces paysages, qui concernent , se délimitent : au sud, dans le département de la Somme par les « paysages de l'Authie et du Ponthieu », dépendant de l'atlas de paysages de la Picardie et au nord et à l'est par les « paysages du Montreuillois », les « paysages du Ternois » et les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes ». Le caractère frontalier de la vallée de l'Authie, aujourd’hui entre le Pas-de-Calais et la Somme, remonte au Moyen Âge où elle séparait le royaume de France du royaume d'Espagne, au nord..
Le coteau nord est escarpé alors que le coteau sud offre des pentes plus douces. À l'ouest, l'Authie s'ouvre sur la baie d'Authie, typique de l'estuaire picard, et se jette dans la Manche. Avec son vaste estuaire et les paysages des bas-champs, la baie d'Authie contraste avec les paysages plus verdoyants en amont.
L'Authie, entaille profonde du plateau artésien, a créé des entités écopaysagères prononcées avec un plateau calcaire dont l'altitude varie de qui s'étend de chaque côté du fleuve. L'altitude du plateau décline depuis le pays de Doullens, à l'est (point culminant à ), vers les bas-champs picards, à l'ouest (moins de ). Le fond de la vallée de l'Authie, quant à lui, est recouvert d'alluvions et de tourbes. L'Authie est un fleuve côtier classé comme cours d'eau de première catégorie où le peuplement piscicole dominant est constitué de salmonidés.
L'occupation des sols des « paysages du val d'Authie » est composée pour 69,48 % en cultures, 15,34 % en prairies naturelles, permanentes, 7,79 % en forêts et milieux semi-naturels, 5,04 % en espaces artificialisés avec principalement les communes d'Auxi-le-Château et Doullens, 1,11 % en cours d'eau et plans d'eau, 0,87 % en peupleraies et 0,37 % en espaces industriels.
Milieux naturels et biodiversité Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal comprend une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. : la vallée de la Quilliene, ses vallons adjacents et bois d'Orville, d’une superficie de et d'une altitude variant de . Cette vallée associe des influences thermophiles dans les lisières et sur les pelouses et un caractère psychrophile au niveau des forêts de ravins. Une partie du site est occupée par l’agriculture intensive.. vignette|redresse=1.6|centre|Carte de la ZNIEFF sur la commune.
Espèces faunistiques et floristiques Le site de l’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont et (espèces et sous-espèces) menacées et quasi-menacées..
Urbanisme Typologie Au , Gaudiempré est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (88,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (79,2 %), prairies (9,1 %), forêts (7,2 %), zones urbanisées (4,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Voies de communication et transports Voies de communication
La commune est desservie par les routes départementales D 1 et D 23 et est située à proximité de la RN 25 reliant Amiens à Arras..
Transports
La commune se trouve à au sud-est de la gare d'Arras, située sur la ligne de Paris-Nord à Lille, desservie par des et des trains régionaux du réseau ..
Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Gunduwini pratum en 1179 ; Gondewinpre en 1180 ; Gaudinpre en 1220 ; Goediempre en 1262 ; Geudimpre en 1291 ; Geudinpré en 1383 ; Geudiempré en 1424 ; Gheudiempré en 1499 ; Goudepré en 1515 ; Geudepré en 1518 ; Galiompré de 1618 à 1619 ; Geudiemprez en 1665, .; Gaudiempré en 1793 et depuis 1801.
Histoire La route départementale RD-1, connue sous le nom de chaussée Brunehaut, passe au sud-est du village, ce qui laisse penser qu'il s'agirait d'une ancienne voie romaine.
En 1262 existait à Gaudiempré une maison de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui dépendait de sa commanderie de Haute-Avesnes.
Circonscriptions d'Ancien Régime Sous l'Ancien Régime, Gaudiempré, en 1689, faisait partie de la sénéchaussée de Saint-Pol et suivait la coutume de la châtellenie de Pas. Son église paroissiale qui dépendait du diocèse d'Arras, doyenné de Pas, était consacrée à saint Nicolas et avait Grincourt pour secours.
Avant la Révolution française, Gaudiempré était le siège d'une seigneurie.
Vers 1550, Wallerand Obert est seigneur de Mazinghem à Lillers, Gaudiempré, Grévillers, Villers. Fils de Guillaume, seigneur de Cauroy et de Charlotte de la Vacquerie, il nait à Beaurains, devient bourgeois d'Arras le , conseiller au conseil provincial d'Artois, déclaré noble par lettres de Philippe II, confirmées par deux sentences rendues au conseil d'Artois les et . Échevin d'Arras, il a été enfermé pendant les troubles survenus en ville pour avoir rappelé les séditieux à leurs devoirs. Également conseiller du roi Philippe II, procureur général en la province d'Artois, il fait son testament à Arras le et meurt le . Il épouse le ou Marie Le Prévost, d'une famille d'Arras. Devenu veuf, il prend pour femme le Gertrude de Bernemicourt, fille de Claude, seigneur de Fouquières, laquelle se marie ensuite avec Florent de Belvalet, écuyer. Elle meurt le , est inhumée dans la Cathédrale Notre-Dame-en-Cité d'Arras.
Louis Obert ( -1645), fils de Wallerand, écuyer, est seigneur de Mazinghem, Gaudiempré. Iicencié es lois. Il devient bourgeois d'Arras le , est créé procureur général d'Artois, fait chevalier, par lettres données à Madrid le , il doit cette élévation au fait de s'être équipé à ses propres frais pour participer aux guerres de son roi : participation au siège de Cambrai, au siège d'Amiens, capturé par les FrançaisAmédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 248, lire en ligne.. Louis Obert meurt en 1645. Il épouse par contrat passé à Béthune le Marie Le François, fille de Jean, écuyer, bailli de Cassel et de Françoise de Le Flie. Marie le François meurt le .
Jean Obert, écuyer, fils de Wallerand, frère de Louis, seigneur de Villers, Gaudiempré, nait à Arras. Il devient bourgeois d'Arras le , conseiller au conseil provincial d'Artois, bourgeois de Lille le , échevin de Lille en 1619, bailli de Roubaix en 1623. Il épouse d'abord par contrat du Madeleine de Candele, fille de Maximilien, chevalier, seigneur d'Herbamez, et d'Adrienne du Mortier. Puis il prend pour femme Marguerite de Landas, fils de Philippe, seigneur de Chin, et d'Antoinette de henin, veuve de Jean du Chastel, écuyer, seigneur de Puyveld.