Belrupt est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Belruptiens.

Géographie Localisation Belrupt est une commune de la Vôge, à de Darney, d’Épinal et de Mirecourt, son ancien chef-lieu d'arrondissement.

Le nom de Belrupt était aussi donné à un écart de la commune d’Hennezel, trente-trois habitants ; on y trouvait une verrerie. L'écart est de nos jours communément appelé la Verrerie.

Communes limitrophes

Géologie et relief La commune est située en partie sur une colline et en partie sur le versant de celle-ci. L'altitude moyenne est de , le terrain est constitué de grès bigarré.

Hydrographie

Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin versant de la Saône au sein du bassin Rhône-Méditerranée-Corse. Elle est drainée par la Saône, le ruisseau de Bois le Saint, le ruisseau de Joncey, le ruisseau de la Ferme de l'Hôpital et le ruisseau de l'Étang de Belrupt.

La Saône prend sa source à Vioménil au pied du Ménamont, au sud des monts Faucilles à d'altitude. Elle conflue avec le Rhône à Lyon, à l'altitude de après avoir traversé le val de Saône.

Les étangs Chantrelle, du Bourlier et des Receveurs complètent le réseau hydrographique. vignette|centre|redresse=2.0|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Belrupt.

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Nappe des Grès du Trias Inférieur ». Ce document de planification, dont le territoire comprend le périmètre de la zone de répartition des eauxUne zone de répartition des eaux est une zone comprenant les bassins, sous-bassins, fractions de sous-bassins hydrographiques et systèmes aquifères définis dans le décret du 29 avril 1994, où sont constatées une insuffisance, autre qu'exceptionnelle des ressources par rapport aux besoins. de la nappe des Grès du trias inférieur (GTI), d'une superficie de , est en cours d'élaboration. L’objectif poursuivi est de stabiliser les niveaux piézométriques de la nappe des GTI et atteindre l'équilibre entre les prélèvements et la capacité de recharge de la nappe. Il doit être cohérent avec les objectifs de qualité définis dans les SDAGE Rhin-Meuse et Rhône-Méditerranée. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le conseil départemental des Vosges..

La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité..

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Lignéville », sur la commune de Lignéville à à vol d'oiseau, est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site publié par Météo-France en ..

Voies de communications et transports Voies routières Commune desservie par la route départementale rejoignant la départementale .

Transports en commun thumb|droite|160px|Gare de Vittel.|alt= Fluo Grand Est. Réseau de transport en commun des Vosges LivoRéseau Livo.

Lignes SNCF Gare de Contrexéville Gare de Vittel L’ancienne ligne de chemin de fer Jussey-Darnieules traversait la vallée de la Saône sur un monumental viaduc qui existe toujours.

Urbanisme Typologie Au , Belrupt est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (62,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (61,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (62,2 %), prairies (37,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=2.1|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes A. de Bello Rivo (1182) ; B. de Bello Ruivo () ; J. de Belru (1213) ; A. de Berru (1228) ; Belrui (1241) ; Biaruz (1269) ; Beau Ru, Beru (1272) ; Bealrui (1290) ; Beauruz (1290) ; Belruiz (1297) ; Beilruy (1299) ; Belruy (1315) ; Belrup (1444) ; Le Belruy (1502) ; Belruz (1549) ; Belrux (1556) ; Belrup les Darney (1577) ; Belurupt (1570) ; Belrupt (1612) ; Belrus (1656) ; Beruz () ; Besrupt (1701) ; Berupt (1714) ; Bel-Rupt (1749)..

L’appellatif toponymique et hydronymique Rupt ou –rupt désigne un cours d'eau, un ru, un ruisseau ou une rivièreRosette Gegout, Patois des Vosges, PLI G. Louis, Haroué, 2002..

Histoire Le village de Belrupt (Bel rupt) était encore, sur la fin , le chef-lieu d’une baronnie. Le château, dit Durival, avait été établi sur les ruines de l’ancien, dont on avait conservé une tour qui servait de prison.

On trouve sur Belrupt un grand nombre de titres dont la plupart se rattachent à l’établissement de verreries.

En 1290, le duc Ferry donne à Henry de Blâmont, tout ce qu'il possède à Beauruz, à Bonviller devant Darney et aux bans desdites villes, excepté la haute forêt, l'étang, le moulin de Gébonviller avec le ruisseau jusqu'au grand étang.

En 1309, le duc Ferry échange avec Jean, fils du comte de Bourgogne, ce qu’il avait en la quatrième partie de Martinvelle excepté les bois, contre ce que Jean avait à Belrupt et Bonvillet.

Le , Jeannette de Varonne, dame de Belrupt, donna son dénombrement au roi de Sicile pour la Tour de Belrupt, les fours et moulins dudit lieu, le sixième ez grosses dîmes de Bonvillet, une tour et maison à Darney, un gagnage et trois hommes à Jésonville.

Le , le duc Charles cède à Christophe de Lignèville les terres et seigneuries de Houécourt, avec faculté d’y faire dresser signe patibulaire, château, maison et prisons, contre ce que ce seigneur possédait à Belrupt et Bonvillet.

Le , le duc mande aux gens de sa chambre des comptes de laisser jouir le sieur de Belrupt, son premier écuyer, de la haute justice sur les sujets de la seigneurie de La Tour, à Belrupt, qu’il lui a donnée.

Voici maintenant les titres concernant les verreries Avril 1524. Lettres du duc Antoine qui accordent à Charles du Tisal (ou Tysal), verrier, ouvrier de gros verres, demeurant ez verreries auprès de Darney, un lieu aux hautes forêts dudit Darney, au ban de Belrupt, sur la Saône, en un lieu qu’on dit Dessous-La-Goutte-Saint-Pierre, un peu au-dessous de la fontaine de Moyne, pour y bâtir une verrerie et y jouir de tous les privilèges, franchises, exemptions dont jouissent les autres verriers, moyennant un cens annuel de 6 francs à la recette de Lorraine et 2 francs au sonrier de Remiremont.

1555 Lettres de Nicolas de Lorraine, comte de Vaudémont, qui accordent à Georges Thiedry (ou Thietry) fils, et à François Hennezel fils, la permission d’établir une verrerie sur le ruz de Clerey, lieu dit Le Vieux-Verrier, ez ban de Belrupt et d’Attigny, et de jouir de tous les droits de franchise de pâturages pour leurs bêtes et autres exemptions et privilèges dont jouissent les autres verriers, moyennant un cens annuel de 20 francs et 100 écus au soleil pour entrée.

Ascensement à Pierre Colas, de Deuville, originaire dudit lieu, près Commercy, portant permission d’établir une manufacture de verres en table de toute sorte de valeur dans la forêt de Belrupt, gruerie de Darney, entre le Torchon, la Pille et la Croix Renard, sur la tour qui est dans cette contrée, au-dessous des terres du Torchon, sur un emplacement de 45 arpents, moyennant un cens annuel et perpétuel de six gros par arpent.

Il y avait, dans les villages de Belrupt et Bonvillet, bien que le roi fût seigneur haut justicier pour le tout, plusieurs seigneuries : celle du roi, celle de Fontette, celle du seigneur de Relanges, une autre au sieur de Cherisy, appelée la seigneurie de La Tour, enfin une dernière aux chanoines, qui l’avaient vendue au roi.

Dans chacune de ces seigneuries était un maire qui connaissait de toutes les actions réelles et personnelles, excepté dans le seigneurie du roi, dont les sujets répondaient devant le prévôt de Darney.

Quant au maire du prieur de Relanges, il ne jugeait rien.

Les habitants de Bonvillet résidant en la seigneurie des chanoines devaient trois gros par conduit à cause du guet.

Six conscrits ont été dénombrés en 1885.

Témoignage historique Extrait du Voyages aux pays des ancêtres du Comte d'Hennezel d'Ormois .

À l'origine de notre histoire familiale (famille d'Hennezel), on trouve les noms de Belrupt et de Bonvillet. Ils évoquent les plus anciennes seigneuries des Hennezel. Suivant la tradition, Henry, premier de notre nom, vivant à la fin du , aurait été seigneur de ces deux villages, c’est ce qu’affirmaient du moins, il y a plus de deux siècles, les généalogistes officiels en faisant sanctionner, par les chambres des comptes de Lorraine, la filiation de la maison de Hennezel depuis 1392. Le dossier de preuves, reconnues bonnes, contenait deux actes de vente dans lesquels notre auteur était dit, seigneur de Bonvillet et de Belrupt ( et ). Ces qualités figuraient encore, un demi-siècle plus tard dans le contrat de mariage prouvant le troisième degré de la généalogie (). Mais les documents présentés à la chambre des comptes, étaient des copies collationnées, il serait intéressant aujourd'hui, pour étayer cette prétention, de découvrir les actes originaux.

Quoi qu'il en soit, ces seigneuries étaient aux mains des Thysac et des Hennezel au milieu du . Dans deux dénombrements qu’il donnait à cette époque à Christine de Danemark, duchesse douairière de Lorraine, Christophe I de Hennezel est qualifié « Sgr. de Bonvillet et de Belrupt en partie ». Un de ces actes est l’original, il se trouve à Nancy, aux archives de Meurthe-et-Moselle, il est signé et scellé des armes du gentilhomme, un écu penché à senestre, à trois glands et un croissant en chef, timbré d’un casque posé de trois quarts, avec des lambrequins ( et ).

À la fin de la même année, son beau-frère, Charles de Thysac, le fondateur de la verrerie de la Bataille, donnait à son tour, à la même princesse, le dénombrement de sa part de la seigneurie de Belrupt (). Il s’agissait notamment d’une tour, vestige de l’ancien château féodal, au . Cette tour fut le chef-lieu de la baronnie qui, des Thysac, passa aux du Houx de Viomenil.