Clérey-la-Côte est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.
Ses habitants sont appelés les Cléricostiens.
Géographie Localisation Clérey-la-Côte se situe au nord-ouest du département des Vosges, précisément à la frontière avec la Meuse et la Meurthe-et-Moselle, comme en témoigne le Site des 3 bornes situé dans la forêt. C’est curieusement le seul endroit où trois départements lorrains se côtoient.
Le village fait partie du canton de Coussey, dans une région rendue célèbre par Jeanne d’Arc puisqu’il est à de Domrémy-la-Pucelle. Il est aussi à de Nancy par Colombey-les-Belles, et à mi-chemin entre Toul et Neufchâteau. Le site gallo-romain de Grand se situe à .
Géologie et relief Espaces naturelsBiodiversité : Deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (Znieff) : Gîtes à chiroptères à Mont-L'ÉtroitGîtes à chiroptères à Mont-L'Étroit, Côtes du TouloisCôtes du Toulois.
De superficie modeste, la commune occupe une position à flanc de coteau exposée plein sud, sur une côte culminant à où s’ouvre un panorama unique sur la vallée. Elle fait partie des côtes de Meuse, considérées comme une véritable portion de Méditerranée en Lorraine, d’où la présence d’une faune et d’une flore parfois typiques du climat méditerranéen.
Ensuite, la forêt laisse place à des pelouses calcaires.
Des vergers de mirabelliers, pruniers, cerisiers, pommiers couvrent la colline, il reste également encore quelque vignes.
De nombreuses sources y prennent naissance, dont la source Saint Matthieu.
vignette|centré|redresse=2.5|Vue depuis l’entrée du bois de Clérey-la-Côte.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la ruisseau la Rupe et le ruisseau de L Orge..
La ruisseau la Rupe, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune d'Autreville et se jette dans la Meuse à Sauvigny, après avoir traversé .
vignette|centre|redresse=2.0|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Clérey-la-Côte.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Rollainville », sur la commune de Rollainville à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..
Urbanisme Typologie Au , Clérey-la-Côte est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Neufchâteau, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (69,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (59,8 %), forêts (17 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (13,4 %), zones agricoles hétérogènes (9,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=2.1|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Voies de communications et transports Voies routières A31 (aussi appelée autoroute de Lorraine-Bourgogne). Échangeurs Colombey-les-Belle, Toul-Valcourt, Châtenois.
Transports en commun Fluo Grand Est.
Lignes SNCF Gare de Neufchâteau Gare de Toul Gare de Pagny-sur-Meuse
Transports aériens L'Aéroport d'Épinal-Mirecourt « Vosges Aéroport ». À partir de l'été 2021, l’aéroport d’Épinal-Mirecourt est devenu le pélicandrome de la Zone Est et servira ainsi de base de ravitaillement et d’intervention pour les avions bombardiers d’eau connus sous le nom de Dash 8. Aéroport de Nancy-Essey.
Toponymie
Clérey est attesté sous les formes Clarey (1387) ; De Clareyo (1402) ; Clairey (1546) ; Clarey la Coste (1630) ; Clairey-la-Coste ou Cleirey (1753).. À rattacher à la racine clar, « surface plane ». Nom d'une ancienne propriété rurale devenu nom de famille héréditaire à partir du siècle.
Côte : forte pente, flanc d'une montagne ou d'une colline. L'élargissement sémantique à la géographie est apparu au dans les langues romanesÉtymologie.
Histoire Les traces de la période préhistorique sont rares : quelques outils taillés découverts dans la région. Cependant, le village existait déjà à la période romaine, portant alors le nom de Clareium ad Rupem, la voie romaine allant de Lyon à Trèves passant à proximité.
Ce village, où le roi était seigneur haut justicier, et qui comptait également trois autres seigneurs, est mentionné dans un titre du , par lequel les habitants de Clérey, autrefois appelé Clairey-la-Côte, constituèrent à Jean, comte de Salm, et à ses successeurs seigneurs de Ruppes, une rente annuelle d’un bichet d’avoine par conduit, en reconnaissance du droit de bourgeoisie que le comte leur avait accordé.
Malgré sa faible population, ce village, autrefois nommé Clairey-la-Côte, avait deux châteaux dont des vestiges sont encore visibles rue du Bois et au-dessus de l’église. Deux seigneurs régnaient encore à la veille de la Révolution, M. de Cholet de Saint-Martin et le baron de Saint-Amand.
Grâce à sa situation particulière, le village a été épargné lors de la guerre de Trente Ans alors que les villages voisins en ont beaucoup souffert, le village de Moncourt qui se situe à proximité a été totalement détruit.
Une épidémie de choléra a fait de nombreuses victimes qui ont été entassées dans un trou muré dans la forêt encore visible aujourd’hui.
La production d’un vin bien apprécié (clairet) était la principale activité du village, grâce à ses coteaux exposés plein sud, avec une production de 500 hl pour 25 hectares de vignes en 1889, une rue porte même le nom d’un vigneron (Tysopin).
Mais au début du , les vignes furent abandonnées à la suite de la crise du phylloxera et à la concurrence des vins bon marché du sud. Certaines descentes de caves de maisons anciennes témoignent encore de ce passé viticole.
Les Allemands arrivèrent les 19 et Chronique histoire des Vosges 1940 de la Meuse par la route de Sauvigny, à noter qu’une femme accoucha ce jour avec l’aide d’un médecin allemand. Les soldats furent peu présents dans le village pendant la guerre.
Aujourd’hui subsiste un bouilleur de cru très réputé dans la région : Georges Fresnais, également ancien maire du village.
La tempête de 1999 fit de lourds dégâts dans la forêt.
Le maire, Jean-Louis Schmit (décédé en cours de mandat en 2003), fit venir des bûcherons suédois et fut décoré dans l’Ordre du Mérite agricole.
Quelques dates 1763 : construction de l’église avec saint Matthieu pour patron 1869 : les habitants se cotisent pour construire un beffroi et achètent les cloches 1821 : construction du lavoir 1851 : construction de la mairie/école
Politique et administration Budget et fiscalité 2023 vignette|300px|La mairie. En 2023, le budget de la commune était constitué ainsiLes comptes de la commune : total des produits de fonctionnement : , soit par habitant ; total des charges de fonctionnement : , soit par habitant ; total des ressources d'investissement : , soit par habitant ; total des emplois d'investissement : , soit par habitant ; endettement : , soit par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants : taxe d'habitation : 9,00 % ; taxe foncière sur les propriétés bâties : 34,55 % ; taxe foncière sur les propriétés non bâties : 11,00 % ; taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ; cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommationChiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet.
Liste des maires
Intercommunalité Commune membre de la communauté de communes des Côtes et de la Ruppe dont la mairie de Clérey est le siège.
Population et société Démographie Évolution démographique
Enseignement Établissements d'enseignementsÉtablissements d'enseignements : Écoles maternelles et primaires à Martigny-les-Gerbonvaux, Maxey-sur-Meuse, Vannes-le-Châtel, Domrémy-la-Pucelle, Soulosse-sous-Saint-Élophe, Maxey-sur-Vaise. Collèges à Colombey-les-Belles, Neufchâteau, Vaucouleurs, Gondrecourt-le-Château. Lycées à Neufchâteau, Toul.
Santé Professionnels et établissements d'enseignementsÉtablissements d'enseignements : Médecins à Sauvigny, Allamps, Coussey, Colombey-les-Belles, Blénod-lès-Toul, Vaucouleurs. Pharmacies à Coussey, Colombey-les-Belles, Blénod-lès-Toul, Vaucouleurs, Neufchâteau, Vicherey, Gondrecourt-le-Château, Châtenois. Hôpitaux à Neufchâteau, Dommartin-lès-Toul, Toul, Neuves-Maisons, Commercy, Mirecourt.
Cultes Culte catholique, Paroisse Sainte-Jeanne-d'Arc-et-Saint-ElopheParoisse Sainte-Jeanne-d'Arc-et-Saint-Elophe, Diocèse de Saint-Dié.
Économie Entreprises et commerces
Agriculture
Tourisme
Commerces Commerces et services de proximitéToutes les entreprises de la commune et celles proches.
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments
Le village se trouve à l’intersection des départements des Vosges, de la Meuse et de Meurthe-et-Moselle, c’est à cet endroit précisément que se trouve le Site des 3 bornes, composée des bornes de chacun des départements.
L’église a été construite en 1763 avec pour patron saint MatthieuL'église paroissiale Saint-Matthieu. vignette|160px|L'église. Patrimoine mobilier : En 1869, les habitants se cotisent pour construire un beffroi et achètent les cloches.
La place de l’église comprend également le cimetière et le monument aux morts.
La fontaine, le lavoir puis la mairie ont été rénovés .
Moncourt Près du village se situait l’ancienne localité de Moncourt, détruite lors de la guerre de Trente Ans et dont il ne subsiste aujourd’hui que la chapelle datant du .
Bien que située en Meuse sur le territoire de Sauvigny, la chapelle de Moncourt fut achetée par les habitants de Clérey-la-Côte comme bien national. Ce lieu de culte fut la demeure de nombreux ermites.